Brandon Fisher

Les Capitales en arrache enfin une, 2-1 en 10e

«On s’y est pris tard, mais vaut mieux tard que jamais!»

Jesse Hodges venait de réussir son premier coup sûr victorieux en sept ans de carrière professionnelle, un double en 10e manche qui donnait enfin une victoire aux Capitales, samedi soir, à Québec, 2-1 aux dépens des Boulders de Rockland. La fin d’une vilaine glissade de six revers consécutifs.

Hodges avait cogné un autre double bon pour le premier point des siens, en huitième, créant ainsi l’égalité tard dans la rencontre.

En espérant que «vaut mieux tard que jamais» vaudra aussi pour le reste de la saison. Car les Capitales (26-42) sont loin d’être sortis du pétrin. Ils traînent encore de la patte par 6,5 matchs sur une place en séries et le quatrième rang du classement occupé par les Boulders (33-36).

«On avait vraiment besoin de cette victoire-là!» a souri le combatif troisième-but, sans doute été inspiré par l’arrivée en ville de son amoureuse. «Les gars, on s’est parlés avant le match et on s’est dit qu’il faut vraiment tout donner. Là, si on gagne dimanche, on gagne cette série et on continue de rouler en août. On y croit!» assure le sympathique barbu, qui a chaque fois fait marquer Brandon Fischer.

C’est ce genre d’attitude de «jouer sans la peur d’échouer» que le gérant Patrick Scalabrini n’a pas vu assez souvent depuis le début de la campagne. «Ce que Jesse Hodges fait sur un terrain de baseball, ce n’est pas toujours beau, mais tu vois qu’il veut. C’est un vrai gamer», dit le patron, à propos de celui qui a terminé cette soirée cruciale avec un dossier de trois en cinq au bâton.

Après sept manches, les Capitales semblaient toutefois se diriger vers une septième défaite de suite. Six autres coureurs abandonnés sur les sentiers, pour un total de 10 dans la soirée. Dont plusieurs en situations payantes.

Comme les premiers frappeurs de la première et deuxième manches qui claquent en lieu sûr, mais n’avancent pas davantage. Ou en quatrième, les locaux étant incapables de marquer malgré des hommes aux extrémités du losange et aucun retrait.

«Tôt dans le match, on jouait avec nervosité. On s’ajoutait de la pression», a admis Scalabrini. «Mais quand on a créé l’égalité, soudainement, toute la pression est tombée. Et nos gros gars comme Jesse Hodges et Jonathan de Marte [releveur en 9e et 10e] ont fait ce qu’il fallait au bon moment.»

De Marte et Jack Charleston n’ont rien donné en relève durant chacun deux manches. Mais le lanceur de départ Karl Gélinas (6 ml, 7 cs, 1 pm, 9 rab) a aussi excellé à sa première sortie en deux semaines, même s’il était sur le point de subir une sixième défaite tout en ayant accordé un seul petit point.

L’élégant droitier au gant vert souffre souvent d’un important manque d’appui offensif. Les Capitales ont inscrit 19 points seulement lors de ses huit départs cette saison, pour une minuscule moyenne de 2,4 points marqués. Québec a inscrit cinq points au cours des quatre derniers matchs.

Le Stade Canac a accueilli 2724 spectateurs pour cette rencontre.

Pour le troisième et dernier match de cette série à Québec, dimanche (13 h), Austin Chrismon (2-3, 4,62) aura la balle pour les Capitales contre Landon Holifield (1-1, 2,92).

Le Canada joue pour l'or

Aux Jeux panaméricains, au Pérou, l’équipe canadienne de baseball a battu le Nicaragua 10-0 pour accéder à la grande finale pour l'or contre Porto Rico, présentée dimanche.

Dans la victoire de samedi, l’ancien des Capitales Jonathan Malo, qui a aussi joué trois matchs avec le club de Québec cet été, a cogné un circuit solo et un double, produit deux points et en a marqué trois. Le lanceur Phillippe Aumont, des Champions d’Ottawa, a été intraitable durant les sept manches de cette rencontre écourtée par le pointage.

Le Canada tente de remporter un troisième titre des Jeux panams de suite.

Par ailleurs, dans la défaite de 10-9 de Cuba contre la République dominicaine pour la cinquième position, l’arrêt-court cubain des Capitales Yordan Manduley a produit trois points.

Nouveaux intronisés au Temple de la renommée

La fédération de baseball du Québec a dévoilé samedi les plaques des trois plus récents intronisés à son Temple de la renommée, qui occupe un mur complet du Stade Canac.

Il s’agit du recruteur Claude Pelletier, qui a entre autres aiguillé les Dodgers vers Éric Gagné, de l’ancien journaliste du Journal de Québec Mario Morissette et de l’organisateur bénévole de très longue date dans la région de Montréal Richard Gladu.

Malheureusement, Gladu est décédé vendredi. L’intronisation officielle avait toutefois déjà eu lieu, le 17 novembre. Le Temple de la renommée de Baseball Québec compte 76 membres.