Le quart-arrière des Bears, Chase Daniel (centre), discute avec l'entraineur Dave Ragone (à droite)

Les Bears ont rejoint les Raiders deux jours avant leur match à Londres

LONDRES — Les Raiders d'Oakland et les Bears de Chicago ont adopté des approches très différentes en vue de leur match à Londres.

Les Raiders ont passé la semaine entière là-bas après avoir quitté Indianapolis à la suite de leur match de la semaine dernière contre les Colts. Ils y ont tenu trois entraînements, comme ils le font habituellement à domicile, et ont profité des charmes de la capitale britannique, en assistant notamment à un match de soccer. Les joueurs ont aussi passé beaucoup de temps ensemble, alors qu'ils s'adaptaient à leur nouvel environnement et au décalage horaire.

«C'est merveilleux, a déclaré l'entraîneur-chef des Raiders Jon Gruden vendredi. Nous avons disposé de beaucoup de temps pour atténuer les effets négatifs du décalage horaire. L'hôtel est très confortable, le terrain d'entraînement est fabuleux et notre performance ne sera pas affectée par le décalage. Nous serons prêts.»

Gruden a opté pour cette approche après avoir choisi l'an dernier de passer l'essentiel de la semaine à domicile, en Californie, avant que les Raiders ne se pointent à Londres vendredi et y encaissent une cuisante défaite de 27-3 contre les Seahawks de Seattle deux jours plus tard.

Quant aux Bears, le match de dimanche n'est pas différent des autres. Ils sont arrivés en Angleterre vendredi matin, ont tenu un entraînement sur un terrain de rugby en après-midi, et profité de quelques heures de repos avant leur match. L'entraîneur-chef Matt Nagy a fait ce choix après avoir pris la même décision alors qu'il était entraîneur adjoint chez les Chiefs de Kansas City en 2015 - ces derniers avaient alors malmené les Lions de Detroit 45-10.

«Ça n'a pas été si difficile, a convenu l'ailier espacé Allen Robinson. Dès que tu sautes sur le terrain et que tu augmentes ton flux sanguin, les choses se placent. La séance d'entraînement a été assez revigorante aujourd'hui, pas seulement à cause du fait qu'on vient de descendre de l'avion, mais de manière générale. Nous étions prêts aujourd'hui. Je ne m'en fais pas avec le décalage horaire dimanche.»

Après tout, le fait d'arriver plus tôt pendant la semaine n'est pas un gage de succès.

Les Raiders avaient quitté la côte est américaine pour se rendre directement à Londres en 2014, disposant d'une semaine entière d'entraînement là-bas afin d'atténuer les effets du décalage horaire. Ils se sont éventuellement inclinés 38-14 devant les Dolphins de Miami, et leur entraîneur-chef de l'époque, Dennis Allen, avait été limogé peu après leur retour en Californie.

Ils croient néanmoins que leur présence hâtive en Europe leur sera bénéfique cette année.

«Je crois de toute évidence que ce sera un avantage pour nous, a admis le coordonnateur offensif des Raiders Greg Olson, qui sera sur les lignes de côté pour un huitième match en carrière à Londres. L'an dernier, nous disposions de la même opportunité, mais nous avions plutôt choisi d'arriver jeudi et avions senti que les joueurs n'étaient pas dans les meilleures dispositions pour le match. En ce moment, je peux vous affirmer que les joueurs ont connu un bon entraînement. Ils étaient dynamiques et frais, donc nous comptons sur le fait d'être arrivés ici dimanche dernier pour disposer d'un léger avantage (sur eux).»

Cette semaine passée loin de la maison a d'ailleurs permis aux joueurs des Raiders d'assister à un match de la Ligue des Champions des Hotspur au stade de Tottenham contre le Bayern Munich.

Quant aux Bears, ils ont choisi de demeurer à Chicago après leur match à domicile de la semaine dernière contre les Vikings du Minnesota. Ils ont ainsi disposé de quelques jours supplémentaires à leur complexe d'entraînement avant de se diriger vers Londres jeudi.

Leur joueur étoile en défensive, Khalil Mack, a même dit qu'il préfère attendre les vacances afin de visiter Londres. Il aime mieux se concentrer sur son premier match contre son ancienne équipe.

«Ils pourraient nous envoyer en Australie, en Chine, peu importe, a-t-il évoqué. Les Bears de Chicago seront prêts à jouer au football dimanche.»