Nommée joueuse universitaire par excellence au Québec mardi, la meneuse de jeu Sarah-Jane Marois a encore une fois dirigé l’attaque du Rouge et Or avec 16 points.

Les basketteuses du Rouge et Or en route pour la finale

Malgré une nette baisse d’efficacité en attaque, les filles du basketball Rouge et Or ont remporté leur demi-finale mercredi soir, à Québec, 68-63 contre UQAM. Direction finale québécoise, en espérant retrouver leur touche au panier d’ici samedi.

«Durant l’année, on a lancé pour un taux de réussite incroyable de 45 %. Ce soir, c’était plus humain avec 34 %. Si on en met moins dedans, on marque moins de points. Il n’y a pas de secret», a résumé l’entraîneur-chef du club de l’Université Laval, Guillaume Giroux.

La troupe de Giroux a survolé la saison régulière. Jusqu’à samedi dernier, où les basketteuses de l’UL ont subi leur tout premier revers depuis l’ouverture de la campagne, soit après 24 victoires depuis septembre. Et voilà qu’elles ne trouvent plus le panier, du moins pas autant qu’avant, au moment où cela compte le plus.

Le Rouge et Or a profité à plein de ses succès aux tirs de trois points tout l’hiver. Mais cette statistique aussi était en chute libre sur le parquet de l’amphithéâtre du PEPS, mercredi, passant d’une moyenne de saison de 37 % à un maigre 23 % (6 en 26).

«On a connu une partie de 14 en 24 [58 %], en saison, d’autres de 12 trois points. Tu en mets juste quatre de plus, ce soir, c’est 12 points et ce n’est vraiment plus le même match», analyse Giroux, espérant la confiance de ses joueuses pas trop affectée.

Auteure de six points, mais surtout de 11 rebonds, dont quelques-uns cruciaux en territoire offensif en fin de rencontre, Khaléann Caron-Goudreau avoue qu’elle et ses coéquipières étaient un peu nerveuses avant cette rencontre éliminatoire.

«On s’attendait à ce que ce soit difficile, mais l’important, c’est d’avoir gagné. La défaite contre McGill nous a rendues très humbles. Par contre, on sait qu’on a l’équipe pour tout gagner», souligne la joueuse de 6’ 3”, qui en est à sa première saison à l’UL après un passage à l’Université du Texas.

Marois mène l’attaque

Nommée joueuse universitaire par excellence au Québec la veille, la meneuse de jeu Sarah-Jane Marois a encore une fois dirigé l’attaque avec 16 points, Claudia Émond et Naomi Lavallée récoltant chacune la dizaine.

Mais des chiffres comme 0 en 5 aux trois points pour Jane Gagné et 3 en 15 en phase de jeu pour la centre Léa Dominique donneront certainement à réfléchir d’ici samedi (18h). Alors que les Stingers de Concordia, gagnantes de l’autre demi-finale 62-55 contre McGill, s’amèneront au PEPS pour la finale de ligue.

Avec la saison du tonnerre qu’elles ont connue, les filles du Rouge et Or sont assurées de participer au championnat canadien, la semaine prochaine, à Toronto. Mais cette inquiétante baisse de régime jumelée au fait que les joueuses de Giroux n’ont pas gagné le championnat québécois au cours des deux dernières années, malgré des titres de saison comme cette année, fournira matière à méditer au coach.

«On a passé la première étape. Si on gagne la finale contre Concordia par un point en huitième prolongation, je vais être content! Mais va falloir que nos lancers tombent», constate le pilote, néanmoins fier du caractère démontré par ses ouailles.

Les joueuses des Citadins de l’UQAM ont été bonnes avec 39 % de tirs réussis en phase de jeu, contre 35 % en saison, menées par la petite garde française Clara Blachier et ses 12 points et 12 assistes.