L'attaquant Olivier Garneau (à gauche) estime que les récents succès des Remparts sur la route démontrent la bonne chimie qui règne au sein de l'équipe.

Les avantages de la vie sur la route

À égalité 1-1 dans leur série de première ronde face aux Islanders, les Remparts étaient loin de se désoler de devoir disputer trois matchs consécutifs à l’Île-du-Prince-Édouard, au moment d’embarquer dans l’autobus, lundi matin. Pour Philippe Boucher, il y a même certains avantages à la vie sur la route.

«Ce qu’on aime sur la route, c’est l’encadrement. Que ce soit les repas, les pratiques ou le repos, tout est encadré. C’est une situation dans laquelle on est quand même à l’aise», a expliqué l’entraîneur-chef des Remparts avant de prendre le chemin de Charlottetown. 

Vainqueurs de huit matchs consécutifs à l’étranger avant une défaite à Rimouski, lors du dernier match de la saison régulière, force est d’admettre que les siens semblent se plaire sur les patinoires adverses. Pour le vétéran Olivier Garneau, ces succès sont signe que la chimie opère chez les joueurs de l’édition 2017-2018 des Remparts.

«C’est comme notre slogan le dit : “Vingt frères ensemble”. Quand on passe du temps ensemble, la chimie augmente et ça paraît sur la glace.»

Les Diables rouges prônent le jeu simple depuis le début de la saison et le statut d’équipe visiteuse s’y prête bien, croit-il. «On n’essaye pas de donner un spectacle. On veut juste prendre un match à la fois, une victoire à la fois», continue-t-il. 

Déjà-vu pour Garneau 

Garneau était un jeune centre défensif, chez les Remparts, en 2015, lorsque l’équipe a pris la route du Cap-Breton pour trois matchs dans un contexte similaire, au premier tour des éliminatoires. Une série que les siens avaient finalement remportée en sept matchs pour ensuite faire leur chemin jusqu’à la finale de la Coupe du Président. 

«La série avait été très serrée et on avait réussi à revenir à la maison avec l’avance 3-2. Je pense que l’on est un peu dans le même bateau», estime celui qui est depuis longtemps désigné comme le futur capitaine de la concession. 

La comparaison avec la talentueuse et mature équipe de 2015 s’arrête toutefois là, croit Boucher. «Ça n’a rien à voir. Ce n’est pas les mêmes clubs et je ne perds pas beaucoup de temps avec le passé. La seule similitude est que ça avait été une longue série entre deux équipes équilibrées.»

Grouchy de retour aux sources

Les Remparts effectueront un arrêt à Fredericton pour la nuit, lundi soir, avant de poursuivre leur chemin vers le pont de la Confédération qui les mènera à l’Île-du-Prince-Édouard, mardi, veille du troisième match de la série. Matthew Grouchy connaît bien le trajet pour l’avoir fait à de nombreuses reprises, ces dernières années, avec ses ex-coéquipiers des Islanders. 

Cette fois, c’est de l’autobus aux couleurs des Remparts qu’il débarquera à Charlottetown. Près de trois mois après la transaction l’ayant fait passer à Québec en compagnie de Gregor MacLeod, l’attaquant de 18 ans se dit fébrile de finalement fouler la glace du Eastlink Center dans le camp ennemi.

«J’ai beaucoup d’amis et ma famille de pension qui seront dans les estrades. Ce sera trois bons matchs. Il y aura un peu plus de pression et de nervosité pour Gregor et moi, mais nous sommes excités.»