Les jeunes de l'école primaire Saint-Joseph, à Lévis, étaient heureux de pouvoir passer l'heure du midi avec des joueurs des Alouettes de Montréal, dont l'ancien du Rouge et Or Seydou Junior Haïdara.

Les Alouettes en visite dans deux écoles de Lévis

Si le football a moins la cote à cause des commotions cérébrales, les Alouettes de Montréal ne se sont pas aidés non plus avec une saison médiocre en 2017. Mais pour une soixantaine de jeunes de Lévis, mercredi, rien de cela n’avait d’importance.

«Souvent, quand on parle des joueurs de football, ils pensent qu’on est des monstres! Mais là, les enfants voient qu’on a un côté très humain et c’est plaisant pour eux de nous voir de proche», a résumé le joueur des Alouettes Jean-Samuel Blanc, pendant une heure du midi très active dans le gymnase de l’école primaire Saint-Joseph.

Vingt-neuf élèves de cinquième et sixième années, dont cinq filles, ont eu la chance de jouer au football version ultimate frisbee en compagnie de Blanc, qui évolue comme centre-arrière, secondeur ou ailier défensif avec les Alouettes, et de son coéquipier Seydou Junior Haïdara, receveur de passes originaire de Québec.

La tournée Ultimate football des Alouettes est une idée d’Olivier Turcotte, un ancien du Rouge et Or de l’Université Laval, comme Haïdara. Turcotte poursuit sa carrière dans les bureaux du marketing. Soixante-cinq écoles seront visitées en trois mois. Surtout dans le coin de Montréal, mais aussi jusqu’à La Tuque. Mercredi, ils se sont également arrêtés à l’école du Grand-Fleuve de Lévis.

«Oui, le football comporte des risques, mais c’est surtout un sport qui transmet de très belles valeurs», insiste Turcotte, qui se souvient avoir été marqué par une visite d’Étienne Boulay à son école secondaire.

Vent d’optimisme

En bon gars de marketing, Turcotte connaît ses chiffres. Selon ses recherches de l’an dernier, les inscriptions au football mineur avaient chuté de 17 % en trois ans au Québec.

Beaucoup à cause de la crise des commotions cérébrales, croit-il. Mais les Oiseaux doivent aussi mettre la main à la pâte et devenir plus que l’équipe de Montréal, mais plutôt l’équipe de tout le Québec.

Un club qui a encore subi plusieurs changements dans les dernières semaines, entre autres avec l’embauche de Mike Sherman au poste d’entraîneur-chef. Des tas d’autres petits changements moins perceptibles, sur le terrain comme à l’extérieur, font dire à Turcotte que l’avenir s’avère prometteur dans le nid.

«Un vent d’optimisme» que Blanc voit également d’un bon œil, à l’approche de sa quatrième campagne dans les rangs professionnels. Haïdara espère pour sa part parapher un nouveau contrat pour disputer une troisième saison à Montréal, déjà sa septième dans la LCF.

«On sent un tournant, mais c’est un processus. Comme quand tu bâtis une maison : tu as beau embaucher les meilleurs entrepreneurs, il y a quand même du travail à faire et des choses à changer en cours de route. Mais comme joueur, on sent qu’il y a un plan et c’est très encourageant à voir», conclut Haïdara.