Le jeune quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Trevor Harris, occupe le troisième rang du circuit Ambrosie avec 1379 verges de gains cette saison. Même s'il a perdu les services du receveur Ernest Jackson au profit des Alouettes, Harris ne manquera pas de cibles de choix mercredi.

Les Alouettes doivent surveiller Harris

Après une surprenante victoire face aux puissants Stampeders de Calgary, vendredi, les Alouettes de Montréal ne peuvent pas se permettre de ralentir la cadence en vue de leur match contre le Rouge et Noir d'Ottawa, mercredi.
Même si la formation de la capitale fédérale n'a toujours pas de victoire cette saison - elle a subi trois revers et disputé un verdict nul - elle n'a accordé que sept points de plus qu'elle en a marqué, 116 contre 123.
«Ottawa, je trouve, a un début de saison similaire au nôtre, a analysé le secondeur des Alouettes, Nicolas Boulay. Ils ont disputé des matchs excessivement serrés. Seulement, ils n'ont pas été capables de gagner. Ç'a toujours été une équipe compétitive et c'est devenu une rivalité naturelle entre nous depuis leur retour dans la ligue. Ils ont un jeune quart, mais qui a pris beaucoup de répétitions au cours des dernières années. On voit que Henry Burris l'a façonné, l'a pris sous son aile.»
Ce jeune quart, c'est Trevor Harris, qui occupe le troisième rang du circuit Ambrosie avec 1379 verges de gains cette saison. Il affiche également le troisième coefficient d'efficacité du circuit à 109,7 en vertu de ses 113 passes complétées en 158 tentatives et de ses huit passes de touché. Il n'a été intercepté qu'en deux occasions.
«C'est un gars qui est capable de bien lancer le ballon, qui fait de bonnes lectures et qui est capable de te faire mal en courant, l'a louangé l'entraîneur des Alouettes, Jacques Chapdelaine. Il a un côté athlétique contre lequel nous devrons nous défendre. Il est aussi très bien entouré. Il faudra faire attention à ce que Harris pourra faire.»
Même si Harris a perdu les services du receveur Ernest Jackson, passé aux Alouettes l'hiver dernier, le quart ne manque pas de cibles de choix. Greg Ellingson a mené le Rouge et Noir au chapitre des verges par la passe à chacune des quatre rencontres du club cette saison et vient au deuxième rang de la LCF avec 435 verges, 17 de moins que l'ancien des Alouettes S.J. Green, maintenant avec les Argonauts de Toronto. «Il faudra vraiment réduire au silence le 82, qui est leur cible primaire», a noté Boulay.
Ellingson et Brad Sinopoli (25 passes captées pour 319 verges) pourraient d'ailleurs atteindre les 1000 verges par la passe pour une troisième saison d'affilée s'ils poursuivent au même rythme.
Discipline demandée
S'ils souhaitent remporter un deuxième match d'affilée, les Alouettes devront s'assurer de jouer du football discipliné, ce qu'ils n'ont pas fait depuis le début de la campagne.
La formation montréalaise est l'équipe la plus punie de la ligue avec 44 pénalités en quatre rencontres, pour 419 verges. De ces 44 pénalités, plus de la moitié (23) sont des pénalités qui peuvent être évitées : hors-jeu, procédures illégales, incapacité de mettre le ballon en jeu en 20 secondes ou immunité, par exemple. «Contre Calgary, nous avons au-dessus de 120 verges de pénalités (130 pour être exact), ce qui est complètement ridicule», a admis Boulay.
Finalement, aucune des deux formations ne pourra évoquer la fatigue comme excuse après la rencontre qui sera présentée à la Place TD, puisqu'elles ont toutes deux joué vendredi dernier. 
Enfin, les Alouettes ont reçu une bonne nouvelle, mardi, puisque le demi défensif Jonathon Mincy, qui a raté les deux dernières rencontres en raison d'une commotion cérébrale, est remis de sa blessure et sera en mesure de reprendre sa place au sein de la formation.