L’équipe de football des Alérions du Collège François-de-Laval, anciennement le Petit Séminaire de Québec, amorcera en fin de semaine la 70e saison de son histoire. L’entraîneur-chef Nicolas Voisard et le directeur de l’école Marc Boulanger ont tenu à rappeler l’importance du programme dans le développement du football dans la Vieille Capitale.

Les Alérions: 70 ans à former des footballeurs

Même s’ils évoluent en troisième division, les Alérions du Collège François-de-Laval (autrefois le Petit Séminaire de Québec) demeurent un élément clé du développement du football dans la capitale, et ce depuis 70 ans cette année. À l’aube de lancer leur saison samedi contre les Athlétiques de L’Ancienne-Lorette, le directeur du Collège Marc Boulanger et l’entraîneur Nicolas Voisard ont tenu à rappeler l’importance de cette tradition.

«Nous avons eu de belles années et aussi des années catastrophiques, mais, avec St. Pat’s, nous sommes tout de même le plus vieux programme de football dans la région de Québec. St. Pat’s n’a cependant pas toujours été là alors que nous avions des équipes à chaque année», explique Marc Boulanger en entrevue avec Le Soleil près du terrain de football du Patro Roc-Amadour, le domicile des Alérions. Le directeur est particulièrement fier du rôle joué par le programme des Alérions dans le développement du football à tous les niveaux dans la région de Québec. 

«C’est nous qui avons eu le premier programme de développement en concentration sportive de football, la première équipe de football collégial avec Mike Labadie et, par la suite, ce sont nos entraîneurs qui ont formé le noyau de la première équipe d’entraîneurs du Rouge et Or de l’Université Laval», ajoute Boulanger en énumérant Labadie, Jean Chabot et Carl Brennan. «N’oublions pas non plus que les Élans de Garneau sont aussi notre ancienne équipe collégiale», ajoute-t-il.

Athlètes polyvalents

Le programme qui a formé les Pierre Vercheval, Guillaume Rioux, Jean-Frédéric Tremblay, William Leclerc et Tristan Grenon fournit encore des joueurs au réseau collégial québécois, des footballeurs qui continuent souvent de faire leur marque au niveau universitaire et parfois même professionnel par la suite. «Notre but est de bien encadrer les jeunes et de les aider à se développer. On veut leur apprendre le sport, les faire jouer en attaque et en défensive. Les entraîneurs collégiaux apprécient beaucoup nos joueurs, car ils disent qu’ils sont capables de jouer partout», indique l’entraîneur Nicolas Voisard, qui est lui-même allé à l’école des Alérions de 2003 à 2008.

Voisard cite entre autres Louis-Félix Doyon, qui évoluait comme receveur de passes en quatrième secondaire et a été le meilleur quart-arrière de la ligue en cinquième secondaire en plus d’être aussi utilisé comme demi défensif. Il évolue maintenant avec son frère Édouard, lui aussi un joueur polyvalent, chez les Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon. Dominic Jacques, qui était utilisé tantôt sur la ligne offensive, tantôt sur la ligne défensive et qui évolue maintenant avec les Cougars du Collège Champlain Lennoxville, est un autre exemple de la culture de football du Collège François-de-Laval.

«Même si nous ne sommes plus en division 1, ce qu’on demande à nos joueurs est comparable. Ils s’entraînent trois fois par semaine, même hors-saison. C’est probablement pour ça que chaque année, il y en a au moins quatre qui se placent en division 1 du collégial. Même cette année, après une saison où nous n’avions remporté qu’une seule victoire, nous en avons placé cinq en division 1 [trois à Lévis, deux à Limoilou] et un en division 3 au collégial. Au-delà de notre fiche, du calibre où nous évoluons, notre priorité demeure le développement des athlètes», reprend Voisard.

En 70 ans, Boulanger et Voisard calculent qu’au total, ce sont plus de 1000 joueurs qui ont porté l’uniforme rouge et or des Alérions. Ils essaieront d’en ramener plusieurs au bercail lors du banquet de fin de saison de l’équipe qui servira aussi à rappeler le jubilé de platine du programme. «Plusieurs anciens ont démontré de l’intérêt, dont Edmond Richard, un porteur de ballon qui détient encore un record pour avoir marqué 25 touchés en huit parties en 1962!», souligne Marc Boulanger, qui a hâte de faire découvrir l’héritage de l’équipe à la génération montante de footballeurs.