Francis Désilets (no 7) a joué de malchance quand il s’est blessé au coude après un contact avec un joueur en pleine course au premier coussin.

Les Aigles ont le dernier mot dans la série contre les Capitales

Tout allait trop bien pour David Richardson. Le lanceur des Capitales de Québec venait de réussir son 10e retrait au bâton quand Tucker Nathans a enchaîné avec un long circuit de deux points, en septième manche, pour mener les Aigles de Trois-Rivières à une victoire de 3-1 devant la foule la plus imposante de la saison au Stade Canac.

Les Aigles évitaient ainsi l’affront d’un coup de balai devant leurs rivaux québécois. De leur côté, les Capitales étaient privés d’un premier balayage à la maison en cette saison plus difficile et ils voyaient leur séquence de quatre victoires de suite prendre fin.

Mais il a fallu attendre qu’un long ballon de Brandon Fischer au champ centre avec deux coureurs sur les buts tombe dans le gant du voltigeur des Aigles pour confirmer le résultat.

«On y a cru pendant quelques secondes. Ça aurait été incroyable de revenir de l’arrière deux fois de suite, en neuvième, mais on a manqué un peu de jus. Je suis quand même très heureux de la semaine qu’on vient de passer», a dit le gérant Patrick Scalabrini, dont le club est encore en sixième position du classement de la Ligue Can-Am, à 5,5 matchs de la quatrième place détenue par les Boulders de Rockland, leurs prochains adversaires.

Les amateurs ont eu droit à un beau duel de lanceurs entre Richardson (1-2) et Kevin McNorton (7-5). Le releveur Garrett Mundell (12e) fait amende honorable à sa défaite de la veille en protégeant la victoire.

Richardson a eu le malheur d’échapper un lancer face à Nathans, qui brisait une égalité de 1-1 qui perdurait depuis la troisième manche. Dommage, puisque ses 11 retraits au bâton représentaient le plus haut total par un lanceur des Capitales, cette saison. Pendant ce temps, McNorton menottait l’attaque québécoise, ne donnant que quatre coups sûrs en six manches.

«Tout ce que je demande, c’est que notre lanceur nous donne la chance de gagner à chaque partie. Après, comme un boxeur, nous avons la puissance pour passer le K.-O. à l’adversaire d’un seul coup de bâton. Tous nos joueurs peuvent frapper des circuits, ce fut au tour de Tucker. Pour ce qui est de Mundell, je tenais à le retourner tout de suite pour qu’il oublie le match de mercredi», a résumé le gérant des Aigles, T.J. Stanton, dont la troupe montre un dossier de 34-25.

David Glaude a frappé deux des neuf coups sûrs des Aigles. Les Capitales ont été limités à six coups sûrs par McNorton et compagnie, T.J. White produisant leur unique point à l’aide d’un circuit, en troisième.

Désilets blessé

Mis sous contrat par les Capitales, mercredi, Francis Désilets a joué de malchance, en sixième, quand il s’est blessé au coude gauche à la suite d’un contact avec un joueur en pleine course au premier coussin. Dans l’entourage des Capitales, on craignait une déchirure ligamentaire. Il se trouvait toujours à l’hôpital au moment d’écrire ces lignes, en fin de soirée.

«Pauvre petit gars», a dit avec tristesse le gérant, qui avait invité Désilets à être du prochain voyage. Les Capitales prenaient d’ailleurs la route de Rockland, après le match.

«La prochaine série sera très grosse et extrêmement difficile, mais les gars y croient et se tiennent», a ajouté Scalabrini. Détenteur du record de victoires dans la Ligue Can-An, Isaac Pavlik sortira de sa retraite pour affronter les Boulders, vendredi.

Les Aigles, eux, retournent à la maison, où ils seront les hôtes des Jackals du New Jersey pour les trois prochains jours. Brandon Barker (4-2) sera le partant, vendredi.

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SALGUEIRO A TERMINÉ SA SUSPENSION: «POUR MOI, TOUT EST OUBLIÉ»

Suspendu trois matchs pour avoir été l’étincelle qui a mis le feu, dimanche, lors de la mêlée générale entre les Capitales et les Champions d’Ottawa, le voltigeur David Salgueiro est prêt à reprendre du service.

Le frappeur gaucher a profité de cette pause forcée pour se remettre de ses émotions et s’assurer qu’il ne souffrait pas d’une commotion cérébrale après avoir reçu deux coups de poing, dont l’un porté vicieusement par Eduard Pinto, puni pour 10 matchs.

«L’important, c’est de continuer à bien jouer, mais tu ne peux pas le faire en dehors de l’alignement. Je suis prêt à revenir au jeu», a-t-il dit, jeudi, avant son dernier match de suspension. Celle de Lachlan Fontaine est également terminée.

«C’est un peu fou ce qui est arrivé. C’était la première fois que j’étais impliqué dans une telle bagarre. Il y avait tellement de monde devant moi, je ne voyais rien et je ne m’attendais pas d’être frappé de la sorte. J’étais gonflé à bloc après mon triple, les gars m’ont dit après coup que je devais mieux contrôler mes émotions, de diriger cela vers mon équipe. Mais pendant le match, l’autre club m’avait dit des trucs, je leur répliquais en même temps. Je ne pensais pas qu’ils allaient sortir comme ça de l’abri», a raconté la recrue de la Floride, qui venait de frapper un triple de deux points pour créer l’égalité quand les bancs se sont visés.

«Je pense que la Ligue a bien géré le tout par la suite. Les sanctions étaient justes pour tout le monde. Je remercie Fontaine d’être venu à ma rescousse, mais il a malheureusement payé le prix de trois matchs pour cela.»

Le voltigeur de centre ne veut pas changer sa façon de jouer, surtout que sa production était à la hausse avec une moyenne offensive de ,273.

«Je veux continuer d’injecter de l’énergie à l’équipe, surtout que l’on connaît une bonne semaine. Je veux juste m’assurer qu’il n’y ait pas une autre bagarre à cause de moi. J’imagine qu’on voudra encore les battre la prochaine fois qu’on jouera contre eux. Pour moi, tout est oublié, mais je ne lui donnerai sûrement pas la main», a-t-il admis à propos de celui qui l’a frappé sournoisement. Carl Tardif