Accusé d'assaut contre sa conjointe, Roberto Osuna a purgé une suspension de 75 matchs sans salaire, période pendant laquelle les Blue Jays de Toronto l'ont échangé à Houston.

Les accusations contre Osuna abandonnées

TORONTO — Le dossier d’assaut dans lequel baignait Roberto Osuna, ancien lanceur des Blue Jays, a pris une nouvelle tournure mardi. L’accusation a retiré son accusation en échange d’un accord d’un an pendant lequel il s’engage à rester à l’écart de la mère de son enfant et à continuer de suivre une thérapie.

Devant un tribunal ontarien, la procureure Catherine Mullaly a dit que la plaignante, Alejandra Roman Cota, a clairement indiqué qu’elle ne retournerait pas à Toronto pour témoigner contre Osuna. «Sans son témoignage, la Couronne n’a aucune chance raisonnable d’obtenir un verdict de culpabilité en lien à cette accusation», a-t-elle déclaré au juge Melvyn Green. «En signant l’engagement, la Couronne retirera l’accusation.»

Osuna a été accusé de voies de fait le 8 mai 2018. Roman Cota, la mère de leur fils de trois ans, visitait Toronto à partir du Mexique lorsque l’agression présumée a eu lieu, a déclaré Me Mullaly, qui est en charge de l’unité attitrée à la violence conjugale.

La femme âgée dans la jeune vingtaine est revenue au Mexique peu après et a déclaré qu’elle ne reviendrait pas témoigner, a t-on informé la cour. En tant que citoyenne mexicaine, les autorités canadiennes ne pouvaient la contraindre à se présenter à la barre des témoins.

Après l’incident, le baseball majeur a suspendu Osuna pour 75 matchs sans salaire pour avoir violé sa politique sur la violence au foyer. Le 30 juillet, les Jays l’ont échangé à Houston. Lundi, le lanceur a eu droit à un concert de huées lorsque les Astros ont battu les Jays à Toronto, lors du premier match d’une série de trois rencontres.

L’avocat d’Osuna, Domenic Basile, a dit que l’accord ne doit pas être interprété comme un aveu de culpabilité et que le joueur a toujours insisté pour dire qu’il n’était pas coupable. Il avait déjà déclaré que son client avait des remords, mais qu’il avait prévu plaider non coupable, si l’affaire se rendait à l’étape d’un procès.