En plus d’avoir joué quatre saisons avec les Saguenéens, Marc Fortier a été directeur général de l’équipe pendant un peu plus de deux saisons.

L’équipe d’étoiles de la LHJMQ de Mario Lemieux et cie: «des buts au pied carré»

SAGUENAY — «Il se scorait des buts au pied carré dans les années 1980», reconnaît Marc Fortier, l’un de joueurs nommés sur l’équipe d’étoiles de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) pour cette décennie dans le cadre du 50e anniversaire du circuit Courteau.

Après avoir dévoilé la constellation des années 1970, la LHJMQ a dévoilé, jeudi, la composition de celle de l’époque dominée par Mario Lemieux, auteur d’une dernière saison de 282 points en 1983-1984. «Écoute, à sa dernière année, Mario amassait en moyenne quatre points par match. Ça veut dire qu’avant chaque partie, Laval menait 4-0», illustre en riant l’ancien entraîneur-adjoint des Remparts, qui a connu une brillante carrière junior avec les Saguenéens de Chicoutimi.

Fortier fait partie d’un contingent d’attaquants redoutables, incluant Lemieux, mais aussi Pat LaFontaine, Luc Robitaille, Stephan Lebeau, Guy Rouleau, Dale Hawerchuk, Claude Verret, Pierre Turgeon, Marc Saumier et Patrick Émond.

En défensive, les noms de Billy Campbell, Gilbert Delorme, Jean-Marc Richard, Yves Racine, Sylvain Côté et Normand Rochefort ont été retenus, ces deux derniers ayant porté l’uniforme des Remparts de la première génération.

Battus par le «gros» Claude Lemieux

À Chicoutimi, l’attaque était redoutable puisqu’on y retrouvait aussi Émond et Richard, deux joueurs de la région de Québec. Les Sags avaient aussi fait l’acquisition de Stéphane Richer pendant le séjour de Fortier au Saguenay, mais ce ne fut pas suffisant pour remporter la Coupe du Président.

«Je ne m’explique pas encore pourquoi on n’a pas gagné à ma deuxième année [1984-1985]. En fait, oui je le sais, c’est le gros Claude Lemieux qui nous avait battus», se souvient Fortier.

Il est encore admiratif devant le talent d’Émond et de Richard. «Patrick était le meilleur, il a fini sa carrière avec 100 points de plus que moi, c’est du stock», dit l’avant-dernier joueur de l’histoire à avoir amassé 200 points et plus dans la LHJMQ.

Émond occupe le troisième rang des compteurs de l’histoire de la Ligue avec 576 points, Fortier étant le 13e (478). Pour sa part, Richard, qui est originaire de Pont-Rouge, est l’un des deux seuls défenseurs en 50 ans à avoir connu deux saisons de 100 points, l’autre étant Gilbert Delorme.

«Jean-Marc était un défenseur exceptionnel. À ma saison de 201 points, je jouais à la pointe sur l’avantage numérique avec lui, on faisait toujours le même jeu, l’adversaire le savait, mais ça marchait tout le temps. La machine était bien rodée.

«J’ai fait tout mon hockey junior avec lui, et après, on a suivi le même parcours, en signant comme joueur autonome avec les Nordiques et en faisant nos débuts professionnels à Fredericton», se souvient Fortier, qui a partagé la même pension que Marc Bergevin, aujourd’hui directeur général du Canadien, à son arrivée à Chicoutimi.

L’intimidation présente

«Ça me rappelle de bons souvenirs. Il se marquait beaucoup de buts dans ce temps-là, mais c’était aussi une époque où l’intimidation était présente, surtout sur la route. Je n’oublierai jamais mon premier match présaison à Shawinigan, il y avait eu deux bagarres générales. Ça partait bien», en rigole-t-il maintenant.

Robert Desjardins, Corroda Micalef et Stéphane Fiset font partie de l’équipe d’étoiles, tout comme les entraîneurs Pat Burns et Pierre Creamer.