Dimanche, lors de soirée de clôture de la Coupe Ryder, il semblerait que les Américains Dustin Koepka (photo) et Dustin Johnson en seraient presque venus aux coups.

L'équipe américaine de la Coupe Ryder continue de se déchirer

LOS ANGELES — Depuis leur défaite dimanche face à l’Europe lors de la 42e Coupe Ryder, les États-Unis se déchirent : Patrick Reed, qui a dégainé le premier en critiquant lundi son capitaine Jim Fury et Jordan Spieth, a été à son tour pris pour cible, mardi.

Reed avait notamment dénoncé «un système de copinage», s’en prenant notamment à Spieth, qu’il accuse ne pas vouloir jouer avec lui. Le vainqueur du Tournoi des maîtres avait conclu sa diatribe par une dernière saillie visant Furyk, qui ne l’a aligné que pour trois matchs sur cinq possibles.

La réponse, cinglante, est venue sous la forme d’un témoignage, sans doute d’un membre de l’encadrement de l’équipe américaine, qui a requis l’anonymat. «Il y a tellement de conneries dans ce qu’il dit et fait, c’est lui qui a demandé à jouer avec Tiger [Woods]», a expliqué cette source au New York Post. «Il n’a aucune idée de comment jouer une épreuve par équipes, j’étais aux premières loges pour voir quel mauvais coéquipier il est. Onze joueurs ont compris le concept, pas le 12e, ce qui s’est avéré un obstacle trop difficile à surmonter pour l’équipe.»

Et comme si ce n’était pas suffisant, les problèmes internes de Team USA ne se sont pas limités aux frustrations et prétentions de Reed. La chaîne américaine Golf Channel et le magazine Golf Digest ont révélé que le numéro 1 mondial Dustin Johnson et Bruce Koepka (photo), pourtant proches et souvent partenaires d’entraînement, se sont copieusement insultés lors de la soirée de clôture dimanche, avant d’être séparés pour les empêcher de se battre.

La raison de cette brouille, qui aurait débuté dès le vol aller entre les États-Unis et la France, serait un différend entre leur compagne respective, la fille de la légende du hockey Wayne Gretzky pour Johnson, l’actrice-mannequin Jenna Sims pour Koepka. Ce dernier assure toutefois que les deux hommes n’en étaient pas venus aux coups, pas plus qu’ils n’avaient eu un accrochage.