Cette saison, le receveur éloigné des Falcons Julio Jones n’a inscrit que trois touchés. Il en a toutefois ajouté un contre les Rams, samedi, en éliminatoires.

L’équilibre des Falcons

Les Falcons d’Atlanta n’ont pas retenu autant l’attention cette saison que l’an dernier, alors qu’ils ont eu besoin d’une victoire de 22-10 sur les Panthers de la Caroline lors du dernier match du calendrier régulier pour se faufiler dans les séries.

N’empêche qu’ils ont été la seule formation de la Conférence nationale à se qualifier pour le gros tournoi — la façon colorée du légendaire Bill Parcells de parler des séries — au cours des deux dernières années, ce que Dallas, Seattle, Green Bay, Detroit et les Giants de New York n’ont pas été en mesure de faire.

La saison 2017 de la troupe de Dan Quinn a été ponctuée de hauts et de bas. Les Falcons ont fait taire leurs dénigreurs — qui prétendaient qu’ils ne seraient pas encore remis de leur défaite au Super Bowl, où ils ont lamentablement laissé filer une priorité de 28-3 pour finalement s’incliner 34-28 en prolongation face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre — en entreprenant la saison avec trois victoires. Ils ont ensuite encaissé trois défaites d’affilée et jouaient pour ,500 à la mi-saison. Menacés d’être exclus des séries, ils ont amorcé la deuxième moitié de saison avec un gain de 27-7 sur Dallas et terminé le calendrier avec une fiche de 10-6.

Attaque moins dangereuse

L’an dernier, les Falcons ont atteint le Super Bowl en misant d’abord et avant tout sur une attaque explosive (540 points marqués). Cet aspect du jeu a été beaucoup moins spectaculaire cette saison (353 points marqués) sous la direction du nouveau coordonnateur Steve Sarkisian. Le quart-arrière Matt Ryan a présenté des statistiques nettement inférieures à l’an dernier (20 passes de touché comparativement à 38 relais payants en 2016). Pas pour rien que son coefficient d’efficacité a chuté de 117,1 à 91,4. Atlanta était bon premier en attaque l’an dernier sous la direction de Kyle Shanahan, qui dirige maintenant les 49ers de San Francisco, alors que l’équipe s’est retrouvée au milieu du peloton un an plus tard.

Étrangement, Julio Jones, la cible favorite de Ryan, a présenté des statistiques pratiquement semblables à celles de 2016, mais le fait qu’il a été limité à seulement trois touchés a beaucoup fait jaser. Le numéro 11 a toutefois eu le mérite d’être en uniforme lors des 16 rencontres des Falcons malgré des blessures aux côtes, au dos, à un genou, à une cheville et à un pouce. Jones a démontré qu’il était encore en mesure de dominer un match le 26 novembre dans une victoire de 34-20 contre Tampa Bay, avec deux touchés, 12 passes captées et 253 verges. Et il est revenu à la charge en amorçant les séries contre les Rams, samedi dernier, avec neuf réceptions (94 verges) et un touché.

L’ailier espacé Mohamed Sanu a également connu une saison intéressante pour les Falcons, même s’il a échappé quelques ballons, un aspect du jeu où les cibles de Matt Ryan n’ont vraiment pas aidé sa cause en 2017. L’ailier rapproché Austin Hooper a pour sa part commencé à se démarquer à sa deuxième saison chez les pros avec 49 passes captées (526 verges et trois touchés).

Au sol, le combo Devonta Freeman-Tevin Coleman n’a pas eu le même impact que la saison précédente, les deux compères étant ralentis par des commotions à un moment ou l’autre de la saison.

Défensive améliorée

On a noté une nette amélioration sur le plan défensif, même si les Falcons n’ont pas provoqué une tonne de revirements pendant le calendrier régulier — Atlanta a terminé à - 2 à ce chapitre. Ils ont toutefois totalisé 39 sacs, dont cinq ont été réussis par Vic Beasley et quatre par Grady Jarrett. À sa deuxième saison, le secondeur Deion Jones s’est imposé comme le leader incontesté de l’unité défensive, lui qui est très bien appuyé par De’Vondre Campbell et par la recrue Takkarist McKinley.

Le réserviste Nick Foles et les Eagles de Philadelphie auront donc fort à faire aujourd’hui pour l’emporter sur une formation mieux équipée que l’an dernier pour les séries.

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EN BREF

Pénible duel

Vous avez trouvé ennuyant le duel qui s’est terminé 10-3 en faveur de Jacksonville sur Buffalo, dimanche dernier? Vous n’êtes pas les seuls. Ces deux formations ont profité de la faiblesse de l’ensemble des équipes de la Conférence américaine pour accéder aux séries. Il faut bien admettre qu’il n’y a que deux équipes dignes de mention dans la Conférence américaine cette année et elles entrent en scène toutes les deux cette fin de semaine : Pittsburgh et la Nouvelle-Angleterre. Les Chiefs de Kansas City ont démontré par moments qu’ils pouvaient tenir leur bout face à l’élite de l’AFC, mais pas sur une base régulière, comme on a pu le constater contre les Titans du Tennessee, alors que les protégés d’Andy Reid ont dominé les 30 premières minutes de jeu avant de se transformer en enfants d’école en deuxième demie. Pendant le calendrier régulier, les équipes de la Conférence nationale ont eu un net avantage (41-23) dans les duels les opposant aux formations de l’AFC. Même les très ordinaires Bears de Chicago (5-11) ont signé quatre gains en autant de sorties contre leurs adversaires de l’AFC en 2017.  

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Cinq interceptions

Sans le crier sur tous les toits, Ben Roethlisberger avait indiqué aux médias de Pittsburgh qu’il aimerait avoir l’opportunité de croiser de nouveau la route des Jaguars de Jacksonville quelques jours après avoir été victime de cinq interceptions, le 8 octobre, dans une étonnante défaite de 30-9 des Steelers. Cette journée-là, un Big Ben secoué avait confié qu’il se demandait sérieusement s’il avait encore le talent nécessaire pour poursuivre sa carrière dans la NFL. Mais le numéro 7 a vite relevé la tête et mené les Steelers à 10 victoires à leurs 11 derniers matchs. Dans la NFC, les Vikings du Minnesota ont vaincu les Saints de La Nouvelle-Orléans 29-19 lors de la première semaine d’activités. Le vétéran Sam Bradford était alors le quart des Vikings, tandis que Adrian Peterson prenait place dans le champ arrière des Saints. Beaucoup de choses ont changé depuis dans les deux camps.

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LA DÉCLARATION

«Habituellement, ce n’est pas le scénario idéal pour un quart-arrière»

— Blake Bortles, des Jaguars de Jacksonville, est devenu dimanche dernier le deuxième quart-arrière au cours des 25 dernières années à remporter un match des séries en gagnant plus de verges au sol (88) que par la passe (87). Michael Vick (Atlanta) avait accompli pareil exploit contre les Rams de St. Louis dans les séries de 2004.

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MES CHOIX

- Séries de division

Samedi : ATLANTA à Philadelphie et Tennessee en NOUVELLE-ANGLETERRE

Dimanche : Jacksonville à PITTSBURGH et La Nouvelle-Orléans au MINNESOTA

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Totaux des séries

Première ronde : 2/4 (50 %)

Séries : 2/4 (50 %)