La saison dernière avec les Buccaneers de Tampa Bay, Antony Auclair a capté une passe pour 11 verges en huit parties. Maintenant rétabli d’une blessure, l’ancien du Rouge et Or espère être davantage utilisé cette année.
La saison dernière avec les Buccaneers de Tampa Bay, Antony Auclair a capté une passe pour 11 verges en huit parties. Maintenant rétabli d’une blessure, l’ancien du Rouge et Or espère être davantage utilisé cette année.

L'entente d’un an avec les Buccaneers satisfait Antony Auclair

Même s’il devra de nouveau négocier l’an prochain, le demi-inséré Antony Auclair est heureux du contrat d’un an qu’il vient de ratifier avec les Buccaneers de Tampa Bay de la NFL.

«C’est certain que le deal idéal est un contrat à long terme, mais il faut toujours être prêt à faire un an pour faire augmenter notre valeur», a déclaré l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval en conférence téléphonique mardi matin.

Son agent Sasha Ghavami a cependant tenu à préciser qu’il ne fallait pas oublier que, contrairement à la LNH, la NBA ou les ligues majeures de baseball, les contrats ne sont pas garantis dans la NFL.

Risque

«Un contrat de plusieurs années ne favorise donc que l’équipe. La valeur établie n’était pas suffisante pour justifier de donner des années de contrat, surtout qu’en 2021, la masse salariale risque d’augmenter de façon significative», a expliqué Ghavami.

«Je pense qu’il y aurait eu un marché pour Antony s’il avait décidé de tester le marché des joueurs autonomes, mais ça ne valait pas le risque, à ce point-ci dans sa carrière», a-t-il ajouté.

«Je vais miser sur mes habiletés. N’oublions pas qu’en trois saisons, je n’ai joué que 32 matchs, soit l’équivalent de deux saisons, en raison des blessures. Je n’ai pas joué assez de matchs pour que ma valeur soit où je voudrais qu’elle soit», reprend Auclair.

Gagner à Tampa

Et malgré le fait que les Buccaneers n’aient jamais connu une saison gagnante depuis qu’il fait partie de l’équipe, Auclair est heureux de demeurer à Tampa Bay. 

«Cette année, on a perdu plusieurs matchs par un touché ou moins. On a terminé 7-9, mais on aurait pu finir avec une fiche de 10-6», a d’abord signalé Auclair. 

«Il y en a qui changent d’équipe parce qu’ils veulent gagner, mais moi, je veux faire partie de cette équipe quand elle va se mettre à gagner. Je veux gagner à Tampa Bay, car cette équipe est comme une deuxième famille pour moi.»

Rôle

Le natif de Notre-Dame-des-Pins s’attend également en 2020 à un rôle semblable à celui qu’il a joué au cours des dernières saisons, où il a surtout été utilisé pour ses talents de bloqueur.

«Je crois être là sur 30 % à 35 % des jeux offensifs et 50 % des unités spéciales, sur les situations de premier essai, deuxième essai en situation de course. Je suis conscient que quand on tire de l’arrière, c’est plus dur de m’utiliser», affirme-t-il.

«Je ne dirai pas que je n’aimerais pas avoir le ballon plus souvent, mais on verra comment mon rôle changera en cette quatrième année de contrat», ajoute Auclair, qui a capté une passe pour 11 verges en huit parties la saison dernière.

Par ailleurs, si l’entraîneur des Buccaneers depuis la saison dernière, Bruce Arians, n’a pas caché son appréciation de son demi-inséré québécois au cours des dernières semaines, on sent aussi que le respect est réciproque.

«Je suis content de me retrouver à Tampa avec cette équipe d’entraîneurs. Eux, ce sont vraiment des cerveaux du football et je sais qu’ils vont trouver une manière de m’utiliser. Avant ma blessure [à un orteil], je jouais tout le temps», conclut-il, indiquant que sa blessure est maintenant rétablie à 95 %.

+

S’ENTRAÎNER COMME ROCKY À L'HEURE DE LA COVID-19

À l’heure où la pandémie de coronavirus bouleverse les habitudes d’un peu tout le monde, le footballeur québécois Antony Auclair a opté pour un entraînement «à la Rocky IV» afin de garder la forme.

Même si la saison de la NFL ne doit pas débuter avant le 10 septembre, les restrictions imposées par le gouvernement américain ont tout de même un impact sur les joueurs du circuit Goodell.

«Tous les centres d’entraînement des équipes ont été fermés jusqu’au 31 mars aux États-Unis. Ça ne m’affecte pas personnellement puisque je m’entraîne au Québec. Mais voilà, tous les gymnases ont été fermés ici aussi!» racontait Auclair mardi.

«J’ai donc décidé de m’entraîner en plein air, et comme je suis un gros fan de Rocky, je fais un entraînement à la «Rocky IV» : je suis allé bûcher dans la Beauce et courir dans la neige!» explique-t-il.

D’ailleurs, on sent qu’Auclair a déjà hâte à la prochaine saison, qui donnera lieu au premier affrontement dans la NFL entre Laurent Duvernay-Tardif, des Chiefs de Kansas City, et lui. 

«Ça va être cool de jouer contre Laurent. Oui, j’ai été heureux pour lui qu’il devienne le premier Québécois à remporter le Super Bowl, mais en même temps, je me disais que ça aurait pu être moi!» poursuit-il.

Auclair n’a toutefois pas voulu s’avancer outre mesure à propos des rumeurs qui envoient le quart-arrière vedette Tom Brady, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, à Tampa Bay. «Je n’ai pas suivi la situation. C’est sûr que Brady est le plus grand de tous les temps, mais je ne ferai pas de commentaire», a-t-il ajouté.  

+

CONTENT POUR SON FRÈRE

Deuxième joueur du Rouge et Or à avoir eu droit à un «Pro Day» où 17 dépisteurs d’équipes de la NFL s’étaient déplacés en 2017, Antony Auclair était heureux d’assister au «Pro Day» de son frère Adam la semaine dernière.

«J’essaie de conseiller Adam le plus possible, mais dans ce processus-là, Adam n’est pas mon frère, il est lui-même», a mis en garde le demi-inséré des Buccaneers de Tampa Bay en parlant de son frère, secondeur hybride avec le Rouge et Or.

«Je suis content pour Adam, j’étais présent à son “Pro Day” et il avait vraiment l’air d’un professionnel. Je crois qu’il a un beau futur devant lui. Mais ce qu’il a fait avec le Rouge et Or, c’est à lui qu’il le doit, pas à moi», termine-t-il.