Le défenseur de l'Impact de Montréal, Chris Duvall, croit que les protégés de Mauro Biello accordent parfois trop d'espace de manoeuvre à leurs adversaires.

Le verre de l'Impact à moitié vide ou à moitié plein?

Les plus optimistes diront qu'avec un ou deux bonds favorables, l'Impact de Montréal serait en bien meilleure posture avant d'amorcer la deuxième moitié de la campagne. Les plus pessimistes diront que les bonds défavorables ont été le résultat de failles évidentes au sein de l'équipe.
Coincé au neuvième rang de l'Association Est, l'Impact a connu une première moitié de saison en montagnes russes. Des victoires éclatantes ou des remontées spectaculaires ont été gâchées par des contre-performances défensives ou des avances échappées en fin de partie.
«Nous ne sommes pas contents de notre position actuelle, de notre première moitié de saison, a affirmé l'entraîneur-chef de l'Impact, Mauro Biello, lundi. Nous pourrions aussi être plus haut au classement si nous avions mieux terminé certains matchs.»
On peut penser ici au verdict nul de 2-2 contre Seattle, le 11 mars dernier, quand l'Impact a gaspillé une avance de deux buts. Même chose le 1er avril face à Chicago, quand la troupe de Biello a échappé la victoire dans les arrêts de jeu, se contentent d'un verdict nul de 2-2. L'équipe a aussi perdu des points en encaissant des buts dans les arrêts de jeu face à Columbus le 13 mai (défaite de 3-2) et à Orlando, le 17 juin (3-3).
Si l'attaque s'est révélée la force de l'Impact, particulièrement depuis l'arrivée du milieu de terrain Blerim Dzemaili, la défensive a affiché certaines faiblesses.
Toutefois, il ne faut pas nécessairement montrer du doigt les membres de la ligne défensive. On préfère plutôt parler d'un problème collectif dans le camp montréalais.
«Je pense que nous accordons parfois trop d'espace à l'adversaire, ce qui lui permet d'approcher trop facilement de notre filet, a expliqué l'arrière latéral Chris Duvall. C'est une question de mentalité collective. Les 11 joueurs doivent être engagés défensivement, doivent appliquer de la pression pour récupérer rapidement le ballon. Il est plus facile de se défendre pendant 10 secondes que pendant deux minutes.
«Il ne faut pas blâmer un joueur plus qu'un autre. Les 11 joueurs doivent avoir le même désir, la même mentalité. Nous devons chercher à récupérer le ballon rapidement en sachant que l'adversaire est dangereux quand il a le ballon.»
Privé de Piatti
Par ailleurs, Biello a indiqué que l'Impact sera privé de son meilleur buteur Ignacio Piatti pour amorcer la deuxième moitié de la saison, mercredi, contre l'Union de Philadelphie. Piatti se remet toujours d'une blessure aux adducteurs subie le 27 juin dernier lors du match retour de la finale du Championnat canadien contre le Toronto FC. Biello vise plutôt un retour au jeu samedi pour son joueur étoile, quand le FC Dallas sera de passage à Montréal.
L'Impact tentera de relancer sa saison lors de ces duels et les membres de l'équipe n'ont pas à regarder bien loin pour chercher une source de motivation. Lors des deux dernières campagnes, les éventuels champions de la Coupe MLS étaient dans une position similaire au Bleu-blanc-noir en juillet avant de connaître des lancées irrésistibles.
«Vous n'avez qu'à regarder l'historique et le fonctionnement de la ligue, a rappelé l'arrière latéral Daniel Lovitz. Même les nouveaux joueurs réalisent que tout est possible. Il y a la parité à travers le circuit et toutes les équipes peuvent causer une surprise. [...] Regardez cette équipe la saison dernière. Elle a connu ses meilleurs moments en fin de saison [s'inclinant finalement en finale de l'Est contre le Toronto FC].»
«Le Supporters' Shield [prix remis à la meilleure formation pendant la saison] démontre la stabilité à travers la saison et la profondeur d'une équipe, mais nous voulons tous gagner la Coupe MLS, a renchéri Duvall. Ce n'est pas toujours la meilleure équipe pendant la saison qui gagne la coupe. Portland l'a prouvé il y a deux ans et Seattle a réussi la même chose l'an dernier. Chaque année, les choses cliquent pour une équipe au bon moment. De notre côté, nous avons encore du travail à faire, mais la deuxième moitié de saison représente une occasion de partir sur une lancée.»