oxane et son père, Bernard Vermette. La jeune femme a participé à sa première course en 2005, à 5 ans, pendant le Vélirium du Mont-Saint-Anne. Le papa lui a connu de bonnes performances chez les pros au début des années 90 en vélo de montagne.

Le vélo de montagne de père en fille

Le sport, c’est souvent une affaire de famille. Les enfants sont inspirés par les parents ou les grands frères et sœurs, et ils développent la même passion. C’est ce qui s’est passé chez les Vermette.

Bernard Vermette a connu de bonnes performances chez les pros au début des années 90 en vélo de montagne. Chez les Élites, il compte quatre sélections pour les Championnats du monde, et il est un habitué de la tranche de la Coupe du monde au Mont-Saint-Anne. En 1994, il prenait sa retraite chez les Élites, mais il continue depuis de s’amuser lors des courses régionales ou provinciales.

Vendredi, il sera de retour sur la scène internationale pour participer à ses premiers Championnats du monde des Maîtres, qui se disputent dans sa cour arrière.

«Avec l’opportunité d’avoir ça chez nous, on habite à cinq minutes d’ici, on ne pouvait pas manquer ça. Au-delà de la performance, c’est juste d’être là, de vivre le moment et d’être dans l’action. Pour la course, je n’ai pas d’attentes. On prend le départ et on donne le meilleur de soi-même. Ma fierté c’est d’être ici et de participer à un événement international chez nous», exprime M. Vermette, inscrit chez Maîtres 55-59 ans. 

Autre raison de ne pas rater l’événement? Sa fille Roxane participera elle aussi, dans la catégorie U23. 

«Dès que j’ai commencé la compétition, avoir quelqu’un dans ta famille qui connaît beaucoup ça, je pars avec un avantage. C’est plaisant d’avoir un coéquipier à la maison. C’est mon partenaire. Ce que j’ai retenu le plus de lui, c’est de profiter de chaque événement et de chaque endroit. Oui, c’est plaisant de performer ou de courir avec les meilleurs athlètes, mais c’est aussi une expérience de vie», indique la jeune femme de 18 ans. 

Ce sera sa première compétition internationale en terrain connu, mais Roxane a déjà en poche deux participations aux Championnats du monde juniors, en Suisse et en Australie. 

Chose naturelle

La jeune femme a participé à sa première course en 2005, à 5 ans, pendant le Vélirium du Mont-Saint-Anne. Depuis, elle n’a pas lâché son vélo. 

«Ça s’est fait naturellement, moi et ma conjointe Nathalie on faisait du vélo et c’était normal que les enfants suivent. On s’est intéressé aux petites courses régionales et tranquillement elle a démontré de l’intérêt donc elle a continué. C’est plaisant de la voir évoluer, c’est surtout plaisant de voir qu’elle aime ce qu’elle fait. Ce n’était pas un rêve à tout prix qu’elle se rende là, mais tout le cheminement derrière, c’est ça qui m’impressionne. Ça va lui servir toute sa vie, et c’est le plus important pour moi au-delà de la compétition», indique le fier papa. 

À sa première année chez les U23, Roxane n’avait pas d’autres objectifs que d’être sélectionnée pour l’événement de l’année, chose qu’elle a réussie haut la main.

«Ça aurait été crève-cœur de ne pas participer. C’était un gros objectif, mais je me suis bien préparée. Je ne sais pas à quoi m’attendre côté performance, mais je vais faire de mon mieux. Ce sont toutes des filles plus vieilles que moi, qui ont beaucoup d’expérience. Si je peux bien rouler techniquement, ce serait super.» 

Les bonnes qualités pour réussir

Les Vermette seront donc bientôt sur les pistes de course. Le départ du papa se fera vendredi matin à 8h33, alors que sa fille enfourchera son vélo le samedi 31 août à 10h00. 

«Ce que j’admire de mon père c’est qu’il est capable de tout donné, quand il veut quelque chose, il va travailler fort et tout mettre en oeuvre pour réaliser ses objectifs. Ça donne un bon exemple de discipline à suivre», mentionne Roxane. 

De son côté, M. Vermette croit que sa fille a le bon caractère pour pratiquer le vélo de montagne, et pour bien réussir.

«Elle a la tête dure... C’est ça que ça prend. La résilience, s’il y a des pépins elle est capable de passer par dessus et de foncer et attaquer. Ça fait partie des qualités d’un bon athlète», termine-t-il.