Jean-Gabriel Poulin et Étienne Moisan, des Alouettes de Montréal, sont fiers du parcours de Laurent Duvernay-Tardif, un ambassadeur pour Québec et le football, selon eux.

Le Super Bowl rassemble les partisans à Québec

Le botté d’envoi n’avait pas encore été fait que la table était déjà bien mise pour cette soirée du 54e Super Bowl à la Cage aux Sports du boulevard Laurier. Le nom de Laurent Duvernay-Tardif est sur toutes les lèvres et les partisans arborent fièrement les couleurs de leur équipe favorite, en grande majorité les Chiefs. Même si les allégeances diffèrent quelque peu, l’amour pour la bière et les ailes de poulet semble quant à lui faire l’unanimité.

Avec un écran géant de 300 pouces et environ une quarantaine de télévisions qui tapissent les murs, impossible d’être indifférent à l’affrontement entre les 49ers de San Francisco et les Chiefs de Kansas City.

La fièvre LDT a fait son œuvre alors qu’une file d’une vingtaine de personnes s’est formée à l’entrée du restaurant quelques minutes avant l’hymne américain d’avant-match interprété par Demi Lovato.

Un engouement qui semblait faire plaisir à Étienne Moisan et Jean-Gabriel Poulin, deux joueurs des Alouettes de Montréal présents sur place en support à leur allié sportif.

«Je suis extrêmement content pour Laurent. J’ai la chance de le côtoyer dans des événements avec sa fondation, c’est tellement un bon ambassadeur au Québec et pas seulement pour le football. Il mérite un Super Bowl, on le sait qu’il va le ramener au Québec et qu’il va être fier. C’est notre fierté à nous aussi», mentionne Moisan, un ancien du Rouge et Or de l’Université Laval, repêché par les Alouettes en 2018.

«Rêver au Super Bowl»

«Un jeune joueur de football, il y a cinq, dix ans, il visait la CFL (Ligue canadienne de football). Aujourd’hui, il peut se permettre de rêver au Super Bowl, parce que ça aura déjà été fait à travers un parcours québécois», ajoute son coéquipier qui a fait partie de l’équipe des Mustangs de l’Université Western.

Et ils se permettent d’y rêver, eux aussi.

«Si tu joues au football ou à n’importe quel autre sport il faut que tu rêves au plus loin que tu peux te rendre. Laurent a tracé un chemin à suivre», explique Poulin, souhaitant que la présence de Duvernay-Tardif aura contribué à créer un engouement plus grand qu’à l’habitude face au football. «C’est tellement un sport qui gagne à être connu et il nous met sur la map

Pas le temps de chômer

Cet engouement, les employés de la Cage aux Sports le ressentent également, à leur manière. Ils étaient prêts à ce dimanche inhabituel, avec tout le personnel au rendez-vous pour servir la clientèle festive.

«On a vraiment un gros achalandage, ça fait trois jours qu’on est complets et des gens continuent d’arriver sans réservation», explique Alexandra Drouin, directrice adjointe de la succursale de Laurier Québec.

Ce n’est pas facile pour les serveuses de se frayer un chemin, plateau à la main, entre les tables bondées. Ailes de poulet, nachos et bière sont parmi les plus populaires.

«Toutes les banquettes sont pleines, les chaises et les fauteuils aussi. Même ceux qu’on n’utilise presque pas!» pointe-t-elle.

Habituellement, 250 places suffisent à répondre à la demande. Pour le Super Bowl, au moins 150 ont été ajoutées pour augmenter la capacité d’accueil du restaurant à 400 places assises.