Les Blue Jays de Toronto ont défait les Pirates de Pittsburgh 6-4, notamment grâce au circuit de deux points de Melvin Upton Jr en quatrième manche. Au total, 95 382 personnes ont assisté aux deux matchs préparatoires, dont 52 202 samedi.

Le Stade, domicile temporaire à une équipe des majeures?

Avec tous les travaux effectués par la Régie des installations olympiques et evenko depuis quatre ans, le Stade olympique pourrait maintenant servir de domicile temporaire à un club des ligues majeures, selon l'Association des joueurs.
Cette année, la RIO a changé la clôture du champ extérieur et les enclos des releveurs ont été déplacés des lignes de côté à l'extérieur de la surface de jeu, un peu comme aux tous débuts du Stade. «Vendredi, les releveurs des Jays nous ont dit que c'était du niveau des ligues majeures, nous étions bien contents», a souligné Patrick Fortaich, directeur  chez evenko. 
L'an dernier, la piste d'avertissement avait été modifiée, tandis que la surface de jeu est maintenant la même que celle des Blue Jays, au Rogers Centre. «Oui, on utilise la même qu'ils ont à Toronto. Il y a deux ans, quand ils ont joué sur cette surface, ils ont demandé ce qu'elle était et ils ont fait changer celle du Rogers Centre», a précisé Fortaich.
Pour Steve Rogers, qui entretenait de sérieux doutes sur cette aire de jeu en 2014, tout est maintenant satisfaisant. «Je ne connais pas tous les prérequis, mais en discutant avec Joe Garagiola [vice-président aux opérations sur le terrain du baseball majeur] lors de notre visite d'inspection de vendredi, nous avons constaté que l'aire de jeu montre un éclatant contraste avec ce qu'elle était lors des deux premières années des matchs préparatoires des Jays.»
Selon l'ex-lanceur des Expos, qui est maintenant responsable des services aux joueurs au sein de l'Association, un club pourrait très bien évoluer temporairement au Stade olympique en attendant son domicile permanent. «Il reste des choses à faire, mais des trucs mineurs. Ils n'ont pas à retoucher à la structure du stade.»
Raymond et son miracle
Samedi, ils étaient 52 202 à avoir convergé vers le Stade olympique pour assister à la victoire de 6-4 des Blue Jays grâce aux circuits de Melvin Upton fils et de Rowdy Telez. Lors des cérémonies d'avant-match, Claude Raymond avait semer la frénésie chez les spectateurs en rappelant qu'il avait été le dernier à s'adresser à la foule le soir du 29 septembre 2004, date du dernier match local des Expos de Montréal.
«La dernière chose que je vous ai dite en 2004, c'était que c'était triste que notre équipe quitte pour Washington et que peut-être, si un miracle survenait un jour, nous pourrions retrouver le baseball majeur. Ce miracle, je le vois en vous. Ça s'en vient. Play Ball!» a laisser tomber Raymond, qui a joué avec les Expos de 1969 à 1971.
Même si les Pirates ne sont peut-être pas l'équipe la plus populaire auprès des partisans québécois, evenko s'est réjoui que 95 382 personnes se rendent au Stade olympique au cours de la fin de semaine. Le directeur général Jacques Aubé ne craint pas que ce chiffre chute dramatiquement si ces rencontres doivent être disputées en début de semaine l'an prochain.
C'est que le baseball majeur devancera de quelques jours le début de ses activités en 2018, ce qui signifie que les deux dernières rencontres préparatoires des Jays ne pourront plus être disputées les fins de semaine. «Je ne pense pas que ça représente une embûche pour nous», a affirmé Aubé. «La foule, peut-être, va être différente. Ce sera peut-être davantage corporatif que des familles. Mais je ne vois pas pourquoi l'engouement changerait. On va atteindre de bons chiffres, même si c'est lundi ou mardi. On en fait des shows à tous les jours de la semaine, je ne crains pas ça.»
Quant à la possibilité de voir des matchs de saison régulière, Aubé prévient qu'il ne faut pas trop espérer. «Si le baseball majeur décide de faire des matchs de saison régulière, on va être là, c'est sûr. Mais nous n'avons pas de discussion avec d'autres clubs pour l'instant.»
Gagné prêt à passer par le AAA pour son retour
Éric Gagné
Depuis qu'il a pris part à la récente Classique mondiale pour le Canada, Éric Gagné (photo) envisage de reprendre du service dans le baseball majeur. Le releveur, dont les derniers lancers dans les grandes ligues remontent à 2008, devra peut-être s'armer de patience avant de pouvoir effectuer un retour.
«C'est touchy», a reconnu Gagné à la suite de la cérémonie honorant les Québécois ayant évolué dans les majeures, samedi au Stade olympique. «J'ai 41 ans, les formations sont complètes à 40 joueurs. Rien ne presse en plus. Je suis plus une police d'assurance en cas de blessures ou s'ils ont besoin de joueurs dans le AAA. Je suis prêt à descendre dans le AAA. Dans le fond, ma seule chance c'est peut-être seulement en cas de blessure.
«J'étais au camp d'entraînement avec les Dodgers, je les ai aidés un peu avec les jeunes. [...] On parle beaucoup à tous les jours. Je ne peux divulguer la nature de ces discussions, mais d'ici une semaine je devrais en savoir davantage.»
En plus de Gagné (L.A., Texas, Boston et Milwaukee, 1999 à 2008), sept autres Québécois ont été honorés : Claude Raymond (White Sox de Chicago, Milwaukee, Houston, Atlanta et Montréal, 1959 à 1971), Ron Piché (Milwaukee, Californie et St. Louis de 1960 à 1966, il est décédé en 2011), Ray Daviault (Mets de New York, 1962), Éric Cyr (San Diego, 2002), Steve Green (Anaheim, 2001), Phillippe Aumont (Philadelphie, 2012 à 2015), Derek Aucoin (Montréal, 1996) et Denis Boucher (Toronto, Cleveland et Montréal, 1991 à 1994).
Gagné dit avoir ressenti des frissons en entendant les acclamations de la foule. Une bouffée d'amour qui le motive encore plus dans sa tentative de retour. «C'est certain que ça aide! Quand j'ai lancé, j'étais un lanceur émotif, j'étais toujours sur l'adrénaline à 100 %. Ce n'était pas comme ça aujourd'hui, j'étais un peu plus relaxe.»