«Je n'ai pas aimé notre match. Je n'ai pas reconnu notre club!» a déclaré l'entraîneur-chef du Blizzard, Martin Laperrière. 

Le SSF amorce la Coupe Telus sur le mauvais pied

Le Blizzard du Séminaire Saint-François a amorcé le tournoi de la Coupe Telus du mauvais pied, lundi. Défaite de 2-1 pour les champions du Québec à leur premier match au championnat canadien de hockey midget AAA.
«Je n'ai pas aimé notre match. Je n'ai pas reconnu notre club!» a jeté d'entrée de jeu l'entraîneur-chef Martin Laperrière, joint par téléphone après le revers contre les Islanders de Cap-Breton Ouest. Le Blizzard représente le Québec et les Islanders, les provinces de l'Atlantique. C'est à Prince George, au centre de la Colombie-Britannique, que les six meilleures équipes de joueurs âgés de 15 à 17 ans au pays feront un maître d'ici dimanche.
«On a connu un début lent, comme je m'y attendais. Mais on n'a jamais retrouvé notre exécution habituelle, on n'avait pas la vitesse qu'on est supposés avoir et quand il y avait des rondelles libres, ce n'est pas nous qui sortions avec», a énuméré le pilote, comme liste des ratés de sa troupe.
La formation basée à Saint-Augustin-De-Desmaures a pourtant eu le dessus 35-28 au chapitre des lancers au but. «Leur gardien a fait du bon travail, mais on lui a fait la vie facile. Même en troisième période [où sa bande a dominé 11-7 aux tirs], on n'a pas obtenu tant de chances de qualité et notre hargne autour du filet n'était pas la même», a estimé Laperrière.
Le seul but du SSF est venu en infériorité numérique en milieu de premier engagement pour créer l'égalité 1-1. Puis aucune réalisation en trois jeux de puissance au deuxième vingt, alors que Cap-Breton menait 2-1. En plus de ce manque de puissance pour un Blizzard d'ordinaire offensif, la défensive aurait pu être resserrée, convient Laperrière. «Une erreur sur leur premier but et deux sur le deuxième», a-t-il résumé.
Vrai que ses ouailles n'ont touché l'oreiller que vers 3h30 dans la nuit de samedi à dimanche, à leur arrivée sur la côte Ouest. Vrai aussi qu'ils ne s'étaient pas entraînés depuis leur départ de Québec. «Mais on aurait dû trouver le moyen d'être capables», pestait néanmoins le patron. Ses adjoints et lui ont préparé leurs joueurs dans le menu détail pour chacun des cinq adversaires.
«On n'avait jamais joué contre eux, mais on les connaît et ils ne nous ont rien garroché de spécial», indique Laperrière, disant ne pas avoir senti ses protégés nerveux. «Mais on dirait bien que cette préparation n'a rien donné. On aurait dû plus se concentrer sur notre club.» Homme de confiance devant la cage, Philippe Gaudreault a réalisé 26 arrêts.
Pas de panique, toutefois. Il reste encore quatre matchs en quatre jours dans la ronde préliminaire. À commencer par l'affrontement de mardi contre les champions de la zone centrale, les Rebels de Mississauga, qui ont vaincu lundi les Pat Canadians de Regina au compte de 5-2. D'aucuns voient Mississauga parmi les favoris avec l'équipe hôte, les Cougars de Cariboo.
Laperrière rappelle toutefois que Cap-Breton Ouest devait s'avérer parmi les plus faibles clubs du tournoi. «Mais je ne leur ai pas trouvé trop de faiblesses. Ça se joue sur la glace», conclut-il avec un cliché plus de circonstance que jamais. Les quatre premières équipes au classement au terme du tournoi à la ronde passent en demi-finales.