Même s'il avait un filet complètement désert devant lui en première période, James Neal a frappé le poteau, une chance ratée qui illustre pourquoi, malgré un solide début de match, les Golden Knights ont été vaincus 6-2, lundi.

Le solide départ des Knights n’a pas payé

WASHINGTON — Venant d’une ville où les séquences de succès et d’échecs peuvent générer fortune ou déboires, les Golden Knights de Vegas ont appris une dure leçon lors du quatrième match de la finale de la Coupe Stanley : parfois, le hockey est injuste.

Les hommes de Gerard Gallant ont connu leur meilleure période de la finale, lundi. Toutefois, deux tirs ont frappé le poteau et ils ont raté une autre occasion en or. Avec, pour résultat, qu’ils tiraient de l’arrière 3-0 contre les Capitals de Washington après 20 minutes de jeu.

Lorsque la sirène finale s’est fait entendre, deux autres rondelles avaient donné contre le poteau et ils avaient décoché 71 tirs en direction du filet de Braden Holtby, comparativement à 41 pour l’équipe locale.

Les Golden Knights ont perdu 6-2.

L’équipe d’expansion cendrillon, qui a ébloui le monde du hockey avec sa vitesse, sa ténacité et son unité, accuse un déficit de 1-3 et fera face à l’élimination devant ses partisans, jeudi soir.

Les Golden Knights ont bien joué cette saison et pendant ces séries éliminatoires, mais il semble que le vent a tourné.

«Il s’agit d’un grand pas en avant pour notre équipe», a déclaré Gallant, en tentant de demeurer positif. «Nous avons joué avec beaucoup d’ardeur.»

Et pourtant, tel un parieur frustré, ils n’en ont rien tiré.

Erik Haula a vu une rondelle frapper son patin, puis le poteau après seulement 67 secondes de jeu. Reilly Smith a vu son tir donner contre l’extérieur du filet lors d’une autre occasion en or. Enfin, James Neal a été incapable de profiter du fait que le gardien Braden Holtby était à sa merci lors d’une supériorité numérique.

«Vous marquez, puis ça vous donne un élan, s’est lamenté Neal. Ça change la donne.»

Les Capitals ont survécu à cette poussée et ont marqué trois buts pendant les dix dernières minutes de l’engagement initial pour mettre la rencontre hors de portée.

«Vous savez quoi, nous avons connu un bon départ. Nous avons mis de la pression, nous avons frappé des poteaux, a relaté le gardien Marc-André Fleury. Ils sont revenus. Ils ont marqué des buts rapides.»

100 points de moins

Fleury n’était pas à blâmer sur aucun de ces buts : il faut plutôt se tourner vers la couverture des Golden Knights en zone défensive.

Toutefois, il est difficile de taire le fait que Fleury, qui a présenté un taux d’arrêt de ,947 lors des trois premières rondes des séries, présente un pourcentage de plus de 100 points plus bas en finale, celui-ci étant de ,845.

«C’est sûr que ce n’est pas là où nous voudrions être», a admis Fleury au sujet du recul de 1-3 dans la série. «Mais nous avons un bon groupe de joueurs avec beaucoup de caractère. Personne n’abandonne.»

Bien qu’ils ne jouent pas comme ils en sont capables, les joueurs des Golden Knights ont eu des occasions de réécrire le scénario. Ce fut notamment le cas vers la fin du deuxième match lorsque Holtby a réalisé un arrêt miraculeux contre Alex Tuch pour protéger une victoire de 3-2 qui a permis aux Capitals d’égaler la série.

«Nous avons été dans cette position auparavant, a noté l’attaquant Pierre-Édouard Bellemare.

«Les gens ne nous croient pas capables de réaliser des choses que nous avons faites. Nous allons tout simplement rentrer à la maison et travailler avec ardeur. Nous avons travaillé fort lors de ce match et je pense que nous avons créé de bonnes opportunités. Nous avons été incapables de les exploiter.»

Un précédent... en 1942

Tout en étant au comble du bonheur après cette victoire qui leur a permis de faire un pas de plus vers une première conquête de la Coupe Stanley, les joueurs des Capitals étaient également conscients que l’issue finale de la première période aurait pu être bien différente.

«Nous savons qu’ils vont continuer de nous mettre de la pression, a déclaré Holtby. Nous allons faire tout en notre pouvoir pour faire en sorte que nous n’ayons pas besoin de la chance pour gagner.»

Pendant ce temps, les Golden Knights vont tenter de répéter l’exploit qu’une seule autre formation a réalisé dans l’histoire de la finale de la Coupe Stanley : combler un recul de 1-3. Les Maple Leafs de Toronto ont réussi pareil tour de force en 1942, eux qui avaient même surmonté un déficit de 0-3 face aux Red Wings de Detroit.

«Nous avons excellé quand est venu le temps de nous ressaisir, a affirmé Neal. Nous devons jouer de la même façon et être plus attentifs lorsque nous avons des occasions. Nous avons généré de l’attaque, nous avons généré des opportunités.

«Nous rentrons à la maison, nous gagnons un match et nous leur imposons de la pression.»

Les Golden Knights ont mis de la pression sur les Capitals tôt lors du quatrième match et méritaient peut-être un meilleur sort.

Le hic, c’est que le hockey peut être injuste.