Bryson DeChambeau est absolument imbattable depuis huit jours, lui qui a mis sur son deuxième titre de suite, lundi, alors qu’il a remporté le Championnat Dell Technologies, deux coups devant Justin Rose.

Le «scientifique fou» frappe un grand coup

NORTON, Mass. — Bryson DeChambeau a trouvé la bonne formule pour la portion la plus payante de la saison sur le circuit de la PGA.

Après sa victoire par quatre coups la semaine dernière à l’Omnium Northern Trust, le diplômé en physique de 24 ans — il est surnommé le «scientifique fou» — a conclu le neuf d'aller avec trois oiselets consécutifs et n'a jamais été inquiété par la suite. Sa carte de 67 lui a permis de remporter le Championnat Dell Technologies par deux coups devant Justin Rose, au TPC Boston.

Il a conclu le tournoi à 268, soit 16 coups sous la normale, et récolté une bourse de 1,62 million $ pour la deuxième semaine consécutive.

DeChambeau est ainsi devenu le deuxième golfeur seulement en 12 ans à gagner les deux premières étapes de la Coupe FedEx. Vijay Singh avait réussi l'exploit en 2008.

«Je n'aurais pas écrit ce scénario autrement, pour être bien honnête avec vous, a déclaré le vainqueur. J'ai joué du très bon golf tout au cours de l'année. Je savais que c'était une question de temps avant que quelque chose de bien ne se produise.

«Trouver cette constance dans la performance a été la clef pour moi, j’ai compris quelque chose la semaine dernière et cela s’est vu sur mon niveau de putting», a-t-il expliqué.

Il s'agit d'une troisième victoire pour lui cette saison, un gain qui fait de lui un choix logique en vue de la Coupe Ryder. Le capitaine de la formation américaine, Jim Furyk, doit dévoiler ses trois choix mardi.

Cette victoire assure également DeChambeau d'être le favori au Championnat du circuit, du 20 au 23 septembre — à l’issue duquel sera remise une prime de 10 millions $ au champion de la Coupe FedEx —, peu importe ce qui se passe la semaine prochaine au Championnat BMW.

Grâce à ce gain, DeChambeau, qui a commencé la saison au 99e rang mondial, se hisse maintenant au septième échelon, tout juste devant Rory McIlroy.

Au moment d'amorcer cette dernière ronde, il accusait pourtant un retard d'un coup sur Abraham Ancer. Ce dernier a joué 73, lundi, terminant le tournoi en septième place.

Après son oiselet au septième, DeChambeau a pris la tête à l'aide d'un roulé de 12 pieds pour retrancher un autre coup à la normale. Au neuvième, il a placé son coup d'approche à six pieds de la coupe avant de réussir un troisième oiselet consécutif.

L'Australien Cameron Smith a tenté de le chauffer avec deux oiselets en fin de parcours, mais DeChambeau a répondu avec un oiselet au 15e pour conserver une avance de deux coups. Rose a quant à lui retranché un coup à la normale sur trois de ses quatre derniers trous pour jouer 68 et terminer seul au deuxième rang, à 270. Smith a conclu un coup derrière.

Le Canadien Adam Hadwin a bouclé la compétition à - 8, à égalité en 21e place, un coup de mieux que Tiger Woods. Avec AFP

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L’HEURE DE L'APPEL POUR WOODS?

Tombé au-delà de la 600e place au classement mondial en 2017, Tiger Woods était désormais 26e mondial, avant la conclusion lundi du Championnat Dell Technologies.

LOS ANGELES — Pour couronner son incroyable résurrection, quoi de mieux pour l’ancien roi incontesté du golf que de finir la saison en participant à l’épreuve-reine, la Coupe Ryder? À moins d’une improbable surprise, Tiger Woods devrait être sélectionné, mardi, par le capitaine de l’équipe américaine, Jim Furyk.

Après six ans d’absence en Coupe Ryder, Woods est prêt à défier l’Europe sur le parcours du Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, près de Paris, du 28 au 30 septembre, et à aider les États-Unis à conserver le trophée conquis en 2016.

S’il n’a pas décroché mi-août sa qualification automatique, dévolue aux huit meilleurs Américains au classement mondial, Woods a collectionné les résultats suffisants pour être l’un des quatre choix du capitaine, dont trois seront dévoilés mardi à 17h. Le dernier golfeur sera quant à lui séletionné le 10 septembre.

Sans parler de son renom, de son palmarès et surtout de son retour qui semble bien réussi si l’on se fie à ses résultats récents.

«C’est l’une de mes meilleures saisons quand on prend en compte que je ne savais pas ce que j’allais pouvoir faire, je n’en avais absolument aucune idée», a même estimé la semaine dernière le joueur de 42 ans. 

Son palmarès est certes toujours bloqué à 79 titres depuis août 2013, dont 14 en Grand Chelem, (le dernier remonte à 2008 à l’Omnium des États-Unis), une éternité, mais Woods est redevenu le «Tigre».

À 42 ans, après quatre opérations du dos entre 2014 et 2017, après bien des doutes sur la suite à donner à sa carrière et des déconvenues personnelles, il est redevenu l’un des cadors du circuit mondial.

Celui qui a dû être opéré quatre fois au dos entre 2014 et 2017 a ainsi terminé deuxième au Championnat PGA en août — son meilleur résultat en Grand Chelem depuis 2009 —, il a électrisé les foules lors du Championnat Valspar (deuxième place), de l’Invation Arnold Palmer (cinquième) ou de l’Omnium britannique (sixième).

Tombé au-delà de la 600e place au classement mondial en 2017, il était désormais 26e mondial, avant la conclusion lundi du Championnat Dell Technologies.

Bilan mitigé

«L’avenir est radieux pour moi», a-t-il assuré. Un avenir proche qui passe par la Coupe Ryder, une épreuve qui paradoxalement ne lui réussit guère.

En sept participations au duel biennal entre Américains et Européens, il n’a soulevé le trophée qu’à une seule reprise, en 1999.

Pire, son bilan personnel est plus que mitigé : en 33 parties, il n’en a rapporté que 13, contre 17 défaites et 3 nulles.

Mais pour Furyk, «c’est une plus-value énorme de pouvoir compter sur le meilleur joueur de l’histoire».

Woods est déjà assuré d’être du voyage pour la France en tant que vice-capitaine.

C’est aussi l’une des interrogations de la journée : en cas de sélection, sera-t-il à la fois joueur et vice-capitaine, ou Furyk désignera-t-il un autre adjoint?

En attendant, les observateurs attendent des merveilles pour les parties en doubles des vendredi et samedi d’un partenariat entre Woods et la révélation de la saison, Bryson DeChambeau, qui vient de gagner deux tournois de suite et qui devrait recevoir mardi l’une des trois invitations.

Woods a déjà adoubé son cadet de 18 ans, avec qui il s’entraîne régulièrement : «C’est un joueur fantastique».  AFP