Selon le scénario évoqué, les Rays joueraient à Montréal durant les mois chauds de l’été, et à Tampa Bay au printemps et à la fin de l’été. Une situation intenable, selon le Baseball majeur.

Le scénario d'une garde partagée pour les Rays difficile à envisager

MONTRÉAL — Le Baseball majeur n’a pas changé d’avis et voit difficilement comment on pourrait faire évoluer une même équipe dans deux marchés différents.

L’idée de voir les Rays devenir une équipe évoluant en temps partagé entre Tampa Bay et Montréal a refait surface, vendredi. La Presse a en effet avancé que le groupe qui souhaite ramener une équipe du baseball majeur à Montréal aurait envisagé ce scénario dans ses discussions avec les gouvernements.

Si le bureau du commissaire et le groupe de Stephen Bronfman se refusent à tout commentaire sur le sujet, une source souligne que la position du Baseball majeur n’a pas changé et qu’il s’agit d’une situation intenable.

Selon le scénario évoqué par La Presse, l’équipe jouerait à Montréal durant les mois chauds de l’été, et à Tampa Bay au printemps et à la fin de l’été. Le groupe d’investisseurs québécois mené par M. Bronfman deviendrait actionnaire de l’équipe de baseball tandis que l’actuel propriétaire unique des Rays, l’Américain Stuart Sternberg, en resterait un actionnaire très important.

Pour que ce scénario se concrétise, il faudrait obtenir l’accord des autorités du Baseball majeur et de l’Association des joueurs du baseball majeur.

Selon la source consultée par La Presse canadienne, il ne fait aucun sens qu’une équipe professionnelle partage son domicile entre deux villes. Il ne peut s’agir selon lui d’une solution permanente aux problèmes des Rays.

Des années de difficultés

Rappelons que les Rays éprouvent depuis des années des difficultés à attirer les amateurs au Tropicana Field de St. Petersburg où ils ont élu domicile en 1998. Ils ont un bail très contraignant qui les lie jusqu’à la fin de 2027. Le propriétaire cherche à construire un nouveau stade pour assurer l’avenir de l’équipe, mais son plus récent projet prévu au centre-ville de Tampa a été abandonné en décembre dernier.

Cet échec n’a toutefois pas dissuadé Sternberg de poursuivre ses efforts et, lors des assises du baseball en décembre, il avait fait connaître son intention de continuer de regarder dans la région de Tampa.

Le scénario d’un double domicile pour les Rays paraît d’autant plus difficile à entrevoir qu’il exigera deux stades des Ligues majeures. Et le commissaire a souvent répété que le Stade olympique ne pouvait être qu’une alternative temporaire à Montréal en attendant la construction d’un nouveau stade au centre-ville. Mais comment envisager la réalisation d’un tel projet pour une moitié d’équipe et vice-versa pour Tampa?

Certains observateurs notent également que les autres propriétaires verraient d’un très mauvais œil que Sternberg empoche l’argent d’un deuxième contrat de télévision régional si le scénario d’une garde partagée se concrétisait.

Il n’empêche que le propriétaire des Rays songerait à disputer quelques matchs locaux de la saison régulière ailleurs et Montréal deviendrait un choix logique. Le Stade olympique accueille depuis quelques années les Blue Jays de Toronto pour deux matchs préparatoires avant le coup d’envoi de la saison régulière.