Le président des Capitales, Michel Laplante répète que la Ligue Can-Am et la Ligue Frontier «n’ont jamais été aussi près d’une fusion» et que les différents propriétaires «n’ont jamais eu autant de volonté d’aller de l’avant avec le projet».

Le sauvetage des Aigles pave la voie à la fusion

Le sauvetage in extremis des Aigles de Trois-Rivières vient paver la voie à la fusion de la Ligue Can-Am de baseball indépendant avec la Ligue Frontier, un circuit indépendant de dix équipes situées dans le Midwest des États-Unis. Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, est toujours confiant que le regroupement puisse se faire à temps pour la prochaine saison, mais demeure néanmoins prudent.

«Disons que j’aurai beaucoup de réunions à Chicago et à New York au cours du prochain mois. Le dossier devrait se régler dans quelques semaines. Je ne dirai pas que ce n’est qu’une formalité, car on a déjà crié au loup avant et le regroupement ne s’est finalement jamais réalisé», a expliqué Laplante au Soleil mardi après-midi. 

Les pourparlers sont donc déjà bien avancés entre Miles Wolff, commissaire de la Ligue Can-Am, et son homologue de la Ligue Frontier, Bill Lee (un ancien premier-but des ligues mineures qui n’a pas de lien de parenté avec l’excentrique ex-lanceur des Expos de Montréal). «Je crois qu’on peut penser que dans les prochaines années, plusieurs ligues de baseball mineur s’uniront. On n’a qu’à prendre comme exemple ce que la East Coast League a réussi à faire au hockey. C’est une tendance lourde et je crois que c’est une bonne chose que les Aigles de Trois-Rivières demeurent avec nous, car il aurait été dommage qu’ils n’en profitent pas quand ce sera fait», analyse Laplante.

Le président des Capitales répète que les deux ligues «n’ont jamais été aussi près d’une fusion» et que les différents propriétaires «n’ont jamais eu autant de volonté d’aller de l’avant avec le projet». 

Questionnements

«Tout le monde doit mettre de l’eau dans son vin, mais le gros bon sens commence à se faire entendre», indique-t-il en précisant toutefois que différents points suscitent encore des questionnements de la part des équipes impliquées. «Il faut d’abord vérifier les baux de chaque équipe pour nous assurer qu’elles ont les reins solides. La différence entre le baseball et le hockey, c’est qu’une équipe qui abandonne en milieu de saison a un impact négatif très important sur tout le monde dans la Ligue», souligne Laplante.

Le coût des franchises est aussi au cœur des débats. Laplante estime que leur valeur augmentera à la suite d’un regroupement, mais certains propriétaires ne sont pas encore totalement convaincus. Il y a aussi le nombre de recrues et de vétérans par équipe qui est différent entre les deux circuits, la Ligue Frontier alignant des joueurs plus jeunes souvent fraîchement sortis des rangs universitaires, la formule des séries et les frais pouvant aller jusqu’à 70 000 $ pour voyager en avion.

Laplante verrait bien une ligue à 16 équipes pour la prochaine saison, puis peut-être une autre fusion avec l’Association américaine pour 2021 afin de regrouper presque tous les circuits indépendants à l’est du Mississippi. «La Ligue atlantique est celle dont nous sommes le plus loin présentement, mais plusieurs équipes vivent des difficultés et commencent à regarder ailleurs. Certaines n’aiment pas les essais que les ligues majeures font dans cette ligue, entre autres le robot qui détermine les balles et les prises, les buts plus gros et le fait qu’un frappeur puisse courir au premier but sur une balle échappée par le receveur», termine Michel Laplante.