Kalian Sams s'est imposé depuis quatre ans comme un des joueurs les plus complets de l'histoire des Capitales.

Le salut de Kalian Sams

Le séjour de Kalian Sams à Québec tire à sa fin. Il disputera, jeudi, ce qui pourrait être son dernier match au Stade Canac. Mais avant de retourner aux Pays-Bas, il aimerait bien offrir un autre championnat à la ville qui occupera toujours une place spéciale dans son cœur.

Il ne sait pas encore ce que l’avenir lui réserve, mais cela lui importe peu. Tout ce qui compte à ses yeux, présentement, c’est de défendre avec succès le titre remporté l’an passé.

«Ce serait une belle conclusion que de remporter un deuxième championnat d’affilée. J’ai eu beaucoup de plaisir, ici, depuis quatre ans, je vais toujours m’en souvenir de mon passage chez les Capitales. Je ne sais pas encore où je vais évoluer l’an prochain, mais je veux jouer encore deux ans afin de me rendre jusqu’aux Jeux olympiques [2020, à Tokyo]. Mais, avant de penser à cela, il reste encore du travail à faire. Je n’ai rien d’autre en tête que de faire ma part pour aider l’équipe à remporter un autre championnat», confiait l’auteur de trois circuits dans la série précédente contre les Boulders.

Sams a laissé sa marque avec les Capitales au cours des quatre dernières saisons. Il a frappé 62 circuits et produit 224 points, en plus de ceux dans les séries éliminatoires. Il a été l’un des joueurs les plus complets de l’histoire avec son mélange de puissance, vitesse et qualité défensive.

Sams a mené l’équipe pour les circuits (trois) et les points produits dans la série demi-finale. Un peu à l’image de l’an dernier, où il avait conservé une moyenne offensive de ,538 avec deux circuits et six points produits.

«Je vois bien la balle, présentement. Mon père m’a toujours recommandé de suivre la balle dès qu’elle sort de la main du lanceur. Et mes trois circuits, contre Rockland, c’est ce que j’ai fait. Lorsque je m’éloigne de cela, je ne connais pas autant de succès. Je m’élance avec confiance, ça ne pouvait mieux tomber.»

Un travail d’équipe

Sams n’est pas le seul joueur des Capitales à contribuer aux succès de l’équipe. À tour de rôle, les réguliers de l’alignement font leur part. La victoire ne repose pas sur les épaules d’un seul homme.

«La vie est bien faite. Tout au long de la saison, on passe par des hauts et des bas, des blessures, des départs et l’arrivée de nouveaux joueurs. Ensuite, les séries commencent et le gâteau lève, le niveau d’énergie augmente, chacun relève son jeu. C’est fou, tous les joueurs sont impliqués et remplissent leur rôle. Les amateurs aussi sont dans le coup.»

Sams a encore en mémoire l’euphorie qui régnait à Québec lorsque les Capitales ont remporté leur septième championnat contre les Boulders. Ça explique en partie pourquoi le match prévu mardi a été reporté à mercredi.

«L’an dernier, c’était complètement fou dans le stade. Je ne parle pas trop de l’ambiance qui régnait à Québec à nos nouveaux joueurs, car je ne veux pas leur ajouter de la pression. Je veux qu’ils s’amusent et qu’ils profitent de la belle expérience de se retrouver dans un tel environnement. Il y a une folie qui s’empare des amateurs de Québec, en septembre, sauf qu’on bout de ligne, il faut garder notre calme et ne pas tomber dans la surexcitation.»