Le gérant Philippe Tremblay (au centre), les entraîneurs Kevin Borgia-Pelletier (à gauche) et Jérôme Bergeron, ainsi que les joueurs du Royal de Cardinal-Roy seront du tout premier match de la nouvelle catégorie «scolaire» du tournoi de la Vieille Capitale.

Le Royal entrera dans l’histoire au Tournoi pee-wee

Les hockeyeurs de l’École Cardinal-Roy n’ont pas encore fait leur entrée au Centre Vidéotron, mais déjà, ils sont assurés d’écrire une page d’histoire au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Mercredi à 18h, ils seront du tout premier match de la nouvelle catégorie «scolaire» du tournoi de la Vieille Capitale, un affrontement qui les opposera aux Panthères du Collège Marie-de-l’Incarnation.

«Les jeunes sont fiers», explique Philippe Tremblay, le gérant du Royal et le responsable du programme sport-études en hockey de l’école Cardinal-Roy. «Et je sais qu’il va y avoir une forte délégation de l’école au Centre Vidéotron. Il y a beaucoup de profs qui vont être présents. Les jeunes sont vraiment fébriles.»

C’est à la fin octobre, début novembre que les joueurs du Royal ont su qu’ils prendraient part au Tournoi pee-wee. Tremblay avait cependant fait parvenir à Patrick Dom son formulaire d’inscription dès qu’il avait su du RSEQ que les équipes du scolaire auraient une place au tournoi cette année. «Quand Patrick Dom m’a téléphoné pour me confirmer que l’on avait été accepté, il m’a dit que j’avais été le premier représentant d’une formation scolaire à lui avoir fait parvenir son inscription.

«On est pas mal chanceux. Les jeunes étaient fous de joie quand ils ont appris que l’on avait été accepté. Quand ils ont pris la décision de venir à Cardinal-Roy, ils ne savaient pas qu’ils pourraient prendre part au Tournoi pee-wee. La première chose qu’ils m’ont demandé fut : “quand est-ce que l’on aura nos épinglettes? ”» lance en riant Tremblay.

Au Centre Vidéotron, le Royal sera privé de cinq joueurs. Les règlements du hockey scolaire permettent aux équipes d’aligner des joueurs de deuxième secondaire, des hockeyeurs qui ne pourront malheureusement pas évoluer dans le tournoi parce qu’ils sont considérés comme d’âge bantam. Ils ont donc été remplacés par des joueurs de la seconde formation d’âge pee-wee de Cardinal-Roy.

«Je connais les équipes qui vont être au tournoi et je pense que les gens vont être surpris du calibre. Nous avons une équipe compétitive et des joueurs qui ont le cœur à la bonne place et qui travaillent fort.»

Reconnaissance

Impliqué avec le programme de sport-études en hockey de l’école Cardinal-Roy depuis une douzaine d’années, Tremblay a vu la création d’une classe scolaire au Tournoi pee-wee comme la reconnaissance du hockey scolaire et la reconnaissance de tous les gens qui mettent beaucoup de temps depuis plusieurs années pour donner ses lettres de noblesse au produit, mais aussi la reconnaissance du programme de l’école Cardinal-Roy qui compte maintenant six équipes et autour de 140 joueurs.

«Je crois au hockey scolaire. Et ce n’est pas une guerre avec le hockey civil. Ça fait 12 ans que je suis dans le scolaire et il progresse d’année en année. Il y a de plus en plus de jeunes qui prennent cette option-là. 

«Le fait d’avoir une catégorie scolaire au pee-wee c’est super intéressant. Souvent les parents hésitaient avant de faire le switch du civil au scolaire à cause du Tournoi de Québec. La possibilité que leurs enfants puissent participer au tournoi même s’ils évoluent au scolaire, c’est super intéressant.»

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UNE NOUVELLE ÈRE

«De nouvelles ères, on en a eues par le passé au tournoi. Mais celle qui s’amorce cette année, avec le point culminant qui sera le 60e anniversaire présenté en 2019, est la plus grosse que j’ai vécue en 26 ans au Tournoi pee-wee.»

À quelques heures de l’ouverture de l’événement par excellence du hockey pee-wee sur la scène mondiale, Patrick Dom s’enflamme. Après avoir dû prendre une année pour apprivoiser le Centre Vidéotron et une autre afin de corriger certains aspects, son équipe et lui sont maintenant en business pour reprendre les mots du directeur général. «On l’a tellement apprivoisé que l’on s’est permis d’arriver avec des nouveautés.»

Dom explique que la centralisation des activités du tournoi notamment grâce à la présentation des matchs de la ronde de la seconde chance au Pavillon de la Jeunesse, le voisin du Centre Vidéotron, ouvre la voie à l’organisation d’une foule d’activités en parallèle aux matchs de hockey des pee-wee. «On avait promis des choses en 2017. On a commencé à remplir nos promesses cette année et je n’ai pas l’impression que l’on va s’arrêter là.»