L’Association de soccer de Beauport s’apprête à effectuer un virage en terme de qualité. «Ce que j’aime de ce programme, c’est qu’il ne touche pas seulement l’élite. Le message est envoyé de haut en bas», note le directeur technique du Royal Beauport, Samir Ghrib.

Le Royal de Beauport voit grand

Le hasard fait bien les choses! Au moment où le Royal de Beauport remportait le prix de club de l’année au 21e Gala de l’ARSQ, en fin de semaine, l’Association de soccer de Beauport est en plein processus d’obtention de sa licence de catégorie 1 du programme de reconnaissance des clubs de l’association canadienne.

«Avec l’annonce que le Canada serait l’hôte de la Coupe du monde en 2026, on se retrouve avec un horizon de huit ans où nous avons l’obligation de faire franchir à notre sport un virage qualitatif», estime Samir Ghrib, directeur technique du Royal de Beauport.

Une vingtaine de clubs au Québec, dont cinq dans la région de Québec, ont manifesté leur intention de faire partie de la première catégorie. L’ASB a même déjà été rencontrée par la fédération et travaille présentement à compléter le cahier de charge soumis par Soccer Canada.

«Après la révolution du nombre et celle des installations, il y a une nouvelle fenêtre qui s’offre à nous, soit la révolution de la qualité. L’association canadienne envoie un message clair où l’on doit être partie prenante du développement de joueurs pour l’équipe nationale. Avec la Coupe du monde de 2026, on n’a pas le droit de manquer notre coup», dit celui qui pense que le pays pourrait se qualifier pour le Mondial 2022 au Qatar.

Virage professionnel

Le programme de reconnaissance des clubs consiste à une réforme structurelle visant à hiérarchiser les clubs selon les services offerts autant sur le terrain qu’à l’extérieur. Il a pour but de définir les normes et les attentes, de reconnaître l’excellence, de rehausser le niveau de toutes les organisations au pays et d’amener du changement dans le système de soccer.

«Ce que j’aime de ce programme, c’est qu’il ne touche pas seulement l’élite. Le message est envoyé de haut en bas. Ça permettrait aux clubs de choisir la case où ils veulent être, mais aussi de prendre un virage plus professionnel, car en bout de ligne, il faut prendre soin de nos joueurs. Il s’agirait d’une incitation à s’améliorer, parce que le soccer connaît une légère baisse de participation, il ne faut donc pas s’asseoir sur nos lauriers.»

Le programme sera mis en place en 2021, mais chaque club serait réévalué aux intervalles de deux ans afin de conserver sa catégorie. Dans un monde idéal, une ligue canadienne formée de clubs de la catégorie 1 naîtrait, mais ce n’est pas pour demain.

Club de l’année

Cela dit, le Royal de Beauport a encore connu une excellente saison. Il a obtenu le titre de club de l’année 2018 au gala de la grande région de Québec, où l’on a remis 20 trophées. Mais ce qui réjouissait encore plus Ghrib, c’était le prix du Défi technique attribué à son club pour une série d’épreuves par équipes pour les U-9 à U-11, garçons et filles.

«C’est celui qui me fait le plus plaisir, car c’est un indicateur parmi tant d’autres pour mesurer le développement technique de nos jeunes, mais aussi l’excellent travail de nos entraîneurs», soulignait le directeur technique du Royal de Beauport, dont les 20 ans d’engagement de son président Guy Morasse ont été soulignés.