Sven Pouliot (au centre), entraîneur-chef de l’équipe de ski alpin du Rouge et Or, pourra de nouveau compter cette saison sur Félix Laliberté et Alice Stoll

Le Rouge et Or vise la bannière combinée en ski alpin

Avec une équipe masculine dominante et de bons éléments chez les femmes, l’équipe de ski alpin du Rouge et Or de l’Université Laval vise cette année la bannière combinée du Réseau de sport étudiant du Québec (RSEQ) dans une saison qui débutera le 19 janvier, mais qui a failli ne jamais avoir lieu.

En effet, l’équipe de ski des Carabins de l’Université de Montréal avait menacé de boycotter la saison, ce qui aurait pu mettre le circuit en danger. La proposition d’un comité d’experts, auquel prenaient part le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Ski Québec Alpin et le Réseau de sport étudiant du Québec (RSEQ), d’un calendrier associé à celui des Super Séries, la disparition de la sanction de la Fédération internationale de ski (FIS) et le fait que deux compétitions sur huit aient lieu durant la semaine font parti des irritants qui déplaisent à la majorité des athlètes et des universités participantes.

«Le fait que le circuit universitaire ait été regroupé avec le circuit provincial alpin n’est pas l’idéal, mais pour nous, c’est une situation transitoire. On continue nos discussions, car on veut offrir à nos étudiants-athlètes la meilleure possibilité de réussir dans le sport et dans leurs études et qu’on veut continuer avec une ligue universitaire forte», explique le président du conseil d’administration du club de ski alpin Rouge et Or, Mathieu Bergeron. La saison a finalement pu être sauvée après que l’équipe des Carabins soit revenue sur sa décision au cours des derniers jours.

Bannière combinée

L’entraîneur de l’équipe de ski alpin du Rouge et Or, Sven Pouliot, a pour sa part poussé un soupir de soulagement quand une solution a été trouvée pour «sauver» la saison de ski universitaire. «Ce que nos athlètes aiment, c’est skier. Et on aime mieux quelque chose d’imparfait qu’une annulation de la saison», indique-t-il. D’autant plus que le Rouge et Or a tout ce qu’il faut pour viser la bannière combinée cette saison. «Chez les hommes, nous avons cinq skieurs qui ont déjà terminé dans le top 10 et un sixième, le Français Louis Fleurence, qui a skié à un haut niveau en Europe. Ce sont donc six skieurs qui pourraient faire le top 10. Chez les femmes, le recrutement a été plus difficile, mais nous en avons trois qui ont déjà fait le top 10. Pour nous, il est réaliste de penser viser la bannière combinée que nous avons gagnée pour la dernière fois en 2009», analyse-t-il.

Gagnante à trois reprises au cours des quatre dernières saisons, l’équipe masculine sera encore menée par Samuel Lamhamedi, l’athlète par excellence de 2019 qui avait remporté trois victoires et était monté six fois sur le podium en huit courses. Il sera accompagné d’Alexandre Fortin, recrue de l’année l’an dernier, Nicolas Leblanc, Jean-Christophe Allard, Louis Fleurence et Félix Laliberté.

«Nous avons l’expérience et la force physique de notre côté et la venue de Louis nous apporte de la profondeur. Nous pourrons prendre plus de risques. De plus, on peut savoir à chaque entraînement comment on se positionnerait en course, car on a six des meilleurs du circuit dans notre équipe», a commenté Laliberté.

Chez les femmes, Alice Stoll reviendra pour une cinquième et dernière saison alors que Frédérique Brunet et Isabelle Grondin risquent aussi d’obtenir de bons résultats sur les pistes enneigées. «Je suis maintenant en santé après avoir subi une opération à un genou suite à une blessure l’an dernier. La préparation va bien et j’ai travaillé très fort avec l’équipe de physiothérapie du Rouge et Or», a résumé Stoll, ajoutant que leurs rivaux historiques des Carabins de l’Université de Montréal seront encore leurs principaux adversaires cette année, tant chez les hommes que chez les femmes.