Samedi après-midi, avec une autre écrasante victoire de 40-0 contre Sherbrooke, l’équipe de football de l’Université Laval a accédé à la finale québécoise pour une 16e année d’affilée.

Le Rouge et Or massacre de nouveau le Vert & Or

Ce n’est pas la pluie, le vent et le froid, encore moins le Vert & Or, qui allaient arrêter le Rouge et Or. Samedi après-midi, avec une autre écrasante victoire de 40-0 contre Sherbrooke, l’équipe de football de l’Université Laval a accédé à la finale québécoise pour une 16e année consécutive.

Ce sera un sixième match de la Coupe Dunsmore de suite entre le Rouge et Or et les Carabins de Montréal, une septième en huit ans, samedi prochain au PEPS. Les Carabins se sont débarrassés des Redmen de McGill 48-2, dans l’autre demi-finale.

Laval a remporté les deux duels réguliers cette année contre Montréal, 12-7 et 18-15 en prolongation. La dernière fois que le Rouge et Or a battu les Carabins trois fois la même année, ça remonte à 2013.

«Le défi ne sera pas plus grand parce qu’il faut les battre une troisième fois», affirme pourtant l’entraîneur Glen Constantin. «Ça se passe un match à la fois. La préparation durant la semaine et l’exécution le samedi feront la différence.»

Après la victoire contre Sherbrooke, Constantin se réjouissait d’avoir vu sa bande s’imposer au sol dans un temps aussi exécrable avec 300 verges de gains terrestres sur 441 au total.

Surtout qu’avec une avance de 21-0 après une demie, le quart-arrière Hugo Richard (11 en 18, 154 v., 1 pdt) n’a tenté que trois passes au cours des deux derniers quarts.

«C’est encore la preuve qu’il faut toujours être capable de courir avec le ballon au mois de novembre. Il fera peut-être le même temps la semaine prochaine», dit celui qui remontait au passage de l’ouragan Irène, en 2011, et à la visite du Rouge et Or à Queen’s, en 1996, pour trouver une météo aussi mauvaise lors d'un match.

Sachant depuis mercredi que la pluie serait au rendez-vous, le livre de jeu a été réduit en conséquence. Du côté du Vert & Or, l’entrée en poste la semaine passée du quart sans expérience Samuel Goulet-Bolduc (3 en 13,  20 v., 1 int.) a rendu la stratégie encore plus simple. Son remplacement par Joé Hudon (3 en 7, -3 v., 2 int.) en deuxième demie n’a pas aidé. Sherbrooke a fini avec un grand total de 55 verges d’attaque nette.

«Toute la saison a été difficile pour l’attaque», n’a pu que constater le pilote du Vert & Or, Mathieu Lecompte. «Mais malgré tout, on s’est taillé une place en éliminatoires et personne n’est venu ici à reculons.»

«On connaît le travail à faire et on a beau dire qu’on a de jeunes joueurs, mais c’est plus que ça», a-t-il admis, disant être déjà au travail pour dénicher un entraîneur d’expérience pour diriger l’offensive en 2019. En août, Rémi Giguère avait pris le poste à deux semaines de l’ouverture de la saison.

Par un temps de chien, les renards sont vite rentrés dans leur terrier. Devant la pire foule depuis de nombreuses années pour une rencontre au PEPS, 6500 personnes, le Rouge et Or ne s’est pas embarrassé des visiteurs de l’Estrie trop longtemps.

Méthodiques, les hommes de l’UL n’ont jamais donné un semblant de signe de faiblesse contre des adversaires condamnés d’avance. Le Vert & Or n’a jamais gagné contre le Rouge et Or en 30 affrontements sur 16 ans d’histoire. Et comme Sherbrooke n’avait marqué qu’un seul point à ses trois derniers matchs contre Laval, l’histoire n’a pas été différente.

Production en première demie : un touché, quatre placements (36, 27, 16 et 32 v.) et un touché de sûreté. Une belle passe de 27 verges de Richard à Mathieu Robitaille a produit le majeur, un peu après une autre belle passe de 32 verges de Richard à Marc-Antoine Pivin.

Si Robitaille se réjouissait d’être au cœur de l’action à ses premières éliminatoires universitaires comme joueur actif, Richard, finissant, disait n’avoir jamais joué dans d’aussi mauvaises conditions météorologiques en cinq saisons avec le Rouge et Or. «Mais c’est possible que la semaine prochaine, ce soit encore pire!» a lancé le pivot, avouant avoir hâte d’affronter à nouveau Montréal.

Après une demie, Laval affichait 224 verges d’attaque nette contre -5 pour Sherbrooke. Les deux seuls premiers jeux des visiteurs en première demie ont été les conséquences de pénalités au Rouge et Or.

Les locaux ont marqué deux autres touchés en deuxième demie, des courses de 65 verges de Vincent Breton-Robert et de cinq verges de Christopher Amoah, en plus d’ajouter un autre touché de sûreté. Breton-Robert a terminé le match avec 119 verges de gains au sol et Alexis Côté, 101.

Côté a de plus ajouté un cinquième placement (11 v.) dans le match. «À la fin, les coachs ont décidé de mettre le genou au sol pour écouler le temps, mais j’en aurais bien fait un sixième, un petit dernier pour la route», a rigolé Côté, pour qui il s’agissait d’une marque personnelle. Le record d’équipe est de huit placements dans un même match.