À son premier match contre les Carabins, le quart-arrière Thomas Bolduc a passé le test. Il a complété 17 de ses 27 passes pour des gains de 202 verges.

Le Rouge et Or défait les Carabins et s'assure du premier rang

Même avec un dernier match à jouer la semaine prochaine, l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval est maintenant assurée du premier rang au Québec après avoir battu dimanche les Carabins de l’Université de Montréal 16-3 devant 19 381 spectateurs, la meilleure foule de son histoire.

S’ils devaient perdre la semaine prochaine contre le Vert & Or de Sherbrooke, les protégés de Glen Constantin termineraient quand même au premier rang avec une fiche identique à celle des Carabins puisqu’ils dominent aussi à l’écart de points contre l’Université de Montréal.

Comme c’est la coutume entre les deux grands rivaux, c’est la défensive qui était à l’honneur lors de l’affrontement de dimanche alors qu’un seul touché a été marqué sur un jeu truqué. La défensive du Rouge et Or a réussi sept sacs du quart des Carabins, Frédéric Paquette-Perrault, dont trois réalisés par le demi défensif Maxym Lavallée.

Gros morceau

«Avoir l’avantage du terrain, c’est un gros morceau. Jouer à Québec, c’est extraordinaire pour nous. On a une foule extraordinaire, une foule record aujourd’hui, et on est content de leur offrir un bon spectacle», a commenté l’entraîneur du Rouge et Or, Glen Constantin, après la partie.

«Marc (Fortier, coordonnateur défensif), a brouillé les lectures de leur quart-arrière et il était important pour nous d’être agressifs sur les trois fronts», a-t-il enchaîné.

Du côté des perdants, Danny Maciocia était de beaucoup moins bonne humeur, refusant de résumer le match au seul touché sur un jeu truqué. «Ce n’est jamais un seul jeu, ce sont toujours dix ou douze jeux qui font la différence. Maintenant, on retourne au travail, on va analyser et déterminer quelle identité on veut avoir dans les séries. Je ne pense pas qu’on ait nécessairement besoin de 80 ou 90 jeux», a-t-il déclaré.

Touché spectaculaire

C’est un touché spectaculaire sur un jeu truqué qui a permis au Rouge et Or d’ouvrir le pointage au premier quart alors que les Carabins venaient de recevoir une pénalité de dix verges pour avoir eu treize joueurs sur le terrain.

Le porteur de ballon Félix Garand-Gauthier a reçu le ballon au lieu du quart-arrière Thomas Bolduc et il l’a remis au receveur de passes Mathieu Robitaille, qui l’a ensuite propulsé au porteur de ballon Vincent Breton-Robert, laissé complètement seul. Breton-Robert a ensuite poursuivi sa course jusqu’à la ligne des buts même avec un joueur des Carabins accroché à lui.

«J’étais seul sur mon île et Mathieu m’a fait une belle passe!» a illustré Breton-Robert. «Je voyais la ligne des buts qui se rapprochait et je me disais qu’il fallait que je finisse cette course. Les Carabins n’ont jamais vu venir le jeu et c’était ça le but, l’effet de surprise.»

«On a fini par l’appeler, ce jeu! On l’avait tellement pratiqué cette semaine qu’on l’avait dans notre poche», a pour sa part déclaré Robitaille, qui n’était pas nerveux à l’idée de devenir le tireur plutôt que la cible.

«J’ai essayé d’être le plus en confiance possible, comme si on jouait dans un parc», a-t-il expliqué.

Le numéro 82 a précisé qu’il avait évolué au poste de quart un an seulement alors qu’il était au secondaire avec l’école La Courvilloise. «Toutefois, quand tu es receveur, tu n’as pas le choix d’être capable de lancer le ballon un peu.»

Placements

Les autres points du Rouge et Or ont été le résultat de deux placements de David Côté, d’un placement raté de 35 verges qui a franchi la ligne des buts et d’un touché de sûreté accordé par les Carabins.

Les Montréalais se sont inscrits au pointage en début de troisième quart grâce à un placement de 22 verges de Louis-Philippe Simoneau.

Le Rouge et Or a connu une séquence intéressante en fin de troisième quart et au début du quatrième. Tout d’abord, Kean Harelimana a dévié une passe du quart-arrière des Carabins Frédéric Paquette-Perrault qu’Adam Auclair a récupérée.

Par la suite, Thomas Bolduc a lancé une bombe entre les mains d’Antoine Dansereau-Leclerc pour un gain de 76 verges qui a mené le Rouge et Or à 12 verges des buts. La défensive montréalaise a cependant réussi à éviter le touché, limitant les locaux à un placement.

+

BOLDUC A RÉUSSI SON TEST

À son premier match contre les Carabins, le quart-arrière Thomas Bolduc estime avoir réussi son test. «Je suis vraiment content de moi, c’était mon plus gros test jusqu’à maintenant en carrière. J’ai fait quelques erreurs, mais je sens que je suis prêt à affronter n’importe quelle équipe», a déclaré celui qui a complété 17 de ses 27 passes pour des gains de 202 verges. Les Carabins ont travaillé pour éviter les longues passes tout le long du match, mais Bolduc était heureux d’avoir réussi à lancer une bombe à Antoine Dansereau-Leclerc au quatrième quart. «Quand on a vu qu’ils tentaient une couverture zéro, Justin [Ethier, coordonnateur offensif] m’en a parlé et on l’a fait. C’est la dernière fois qu’ils ont tenté une couverture zéro», a poursuivi Bolduc, sourire en coin.  

+

RARE RÉCOLTE POUR LAVALLÉE

Le demi défensif Maxym Lavallée a connu un match exceptionnel où il a totalisé trois sacs du quart. «Non, je n’en ai jamais eu autant dans un match. Ce n’est pas quelque chose qu’on voit souvent de la part d’un demi défensif. Il faut se mettre en situation de faire les jeux», a-t-il résumé, refusant toutefois de prendre tout le crédit. «Je suis content de mon match, mais l’équipe a fait tout un travail en défense. Il y en a d’autres que moi qui ont très bien travaillé», poursuit celui qui a une confiance totale envers le coordonnateur défensif Marc Fortier. «Ce n’est pas compliqué, on fait ce que Marc nous dit de faire», a-t-il résumé.

+

PAQUETTE-PERRAULT AVOUE

Le quart-arrière des Carabins Frédéric Paquette-Perrault a pris une part du blâme pour les sept sacs qu’il a subis durant la partie. «On savait que Laval avait une grosse défensive. Ils ont fait de la grosse job», a-t-il déclaré avant d’aborder le sujet des sacs. «Je ne voulais pas m’arrêter aux deux passes interceptées après avoir été déviées, mais pour les sept sacs, je sais qu’il y en a certains dont la faute me revient. Il faut que je reste plus dans ma pochette. Je fais confiance aux gars sur la ligne offensive, mais je sais aussi qu’on a une grosse blessure sur la ligne offensive avec l’absence de François Bessette», a-t-il résumé.