Novak Djokovic n'avait pas perdu en trois sets dans un tournoi majeur depuis quatre ans et il n'avait pas encaissé un 6-0 en grand chelem depuis 2005.

Le roi Djokovic est nu

Au sommet il y a un an, Novak Djokovic a perdu son dernier titre du grand chelem, mercredi à Roland-Garros, en s'inclinant 7-6, 6-3 et 6-0 contre le jeune Autrichien Dominic Thiem.
Fin 2015 et début 2016, Djokovic avait raflé à la suite Wimbledon, les Internationaux des États-Unis, les Internationaux d'Australie et Roland-Garros, une prouesse inédite depuis Rod Laver (la même année, en 1969). Mais son succès à Paris, son 12e en grand chelem, était aussi le point culminant de sa trajectoire avant une inexorable chute que l'arrivée récente d'Andre Agassi comme mentor n'a pas enrayée.
Le Serbe de 30 ans a rendu toutes ses couronnes et au passage son trône de numéro un mondial. La défaite contre Thiem est le bas de la descente et l'atterrissage a été violent. Djokovic n'avait pas perdu en trois sets dans un tournoi majeur depuis quatre ans et il n'avait pas encaissé un 6-0 en grand chelem depuis 2005.
«C'est un fait que je ne joue pas du tout mon meilleur tennis. Ce sont de toutes nouvelles sensations pour moi», a admis Djokovic, qui avait battu Thiem (7e mondial) dans leurs cinq affrontements précédents, enlevant 11 manches sur 12. Cette défaite met un terme à sa séquence record de six participations en demi-finales à Roland-Garros. 
Après cet échec, qui pourrait le faire reculer de la deuxième à la quatrième place mondiale, en fonction des résultats de Stan Wawrinka (3e) et de Rafael Nadal (4e), il n'exclut plus de faire une pause. «Ce n'est pas évident de prendre ce genre de décision», a-t-il toutefois dit, assurant qu'il «adorait» toujours le tennis.
Murray et Wawrinka remettent ça
Les demi-finales masculines n'auront rien d'original. Comparativement à 2016, le seul changement est la présence de Rafael Nadal face à Thiem à la place de Djokovic. En quête d'un 10e titre sur la terre battue parisienne, l'Espagnol n'est resté que 51 minutes sur le court, jusqu'à l'abandon au début du deuxième set de son compatriote Pablo Carreno, touché aux abdominaux. Une économie d'énergie appréciable avant d'affronter le seul joueur qui l'a battu cette saison sur terre battue, il y a trois semaines à Rome.
L'autre affiche sera un remake : Andy Murray contre Stan Wawrinka. Le premier avait gagné en 2016, mais il ne sera pas forcément favori cette fois-ci, malgré sa place de numéro un mondial. Pour les deux, les quarts de finale ont été à peine plus qu'une formalité : 2-6, 6-1, 7-6 (7/0) et 6-1 pour le Britannique face à Kei Nishikori (9e), 6-3, 6-3, 6-1 en faveur du Suisse face à Marin Cilic (8e).
Le trône féminin en jeu
Chez les femmes, le match entre Simona Halep (4e mondiale) et Elina Svitolina (6e) passait pour la finale avant la lettre entre les lauréates des tournois de Madrid et de Rome. C'est la Roumaine qui a eu le derniet mot 3-6, 7-6 (8/6) et 6-0 après avoir sauvé une balle de match dans le bris d'égalité du deuxième set, où elle avait été menée 5 jeux à 1.
Jeudi, elle affrontera la deuxième tête de série, la Tchèque Karolina Pliskova, tombeuse de la Française Carolina Garcia 7-6 (3), 6-4. À l'enjeu : le premier rang mondial. Si Pliskova atteint la finale, elle devancera l'Allemande Angelique Kerber au sommet. Si Halep gagne, elle devra aussi gagner le tournoi pour devenir no 1.  Avec AP