Les Raptors sont devenus la première concession située à l’extérieur des États-Unis à remporter le championnat de la NBA, après avoir vaincu les Warriors de Golden State à Oakland, en Californie, jeudi.

Le retour des Raptors à Toronto après leur conquête devra attendre

TORONTO — Les Raptors de Toronto devraient rentrer au bercail ce soir, après leur conquête du championnat de la NBA plus tôt cette semaine.

Le groupe ‘Maple Leaf Sports & Entertainment’, auquel appartient la concession, a déclaré que l’équipe devrait arriver à l’aéroport international Pearson de Toronto vers 21h.

Les Raptors sont devenus la première concession située à l’extérieur des États-Unis à remporter le championnat de la NBA, après avoir vaincu les Warriors de Golden State à Oakland, en Californie, jeudi.

Ils devaient faire la fête vendredi soir à Las Vegas, avant de rentrer au pays samedi.

Un défilé des champions aura lieu à Toronto lundi. Les joueurs devraient parcourir le trajet sur des autobus à deux étages, accompagnés du trophée Larry O’Brien.

Il s’agit du premier championnat majeur de la Ville Reine depuis la conquête de la Série mondiale des Blue Jays en 1993.

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LES PELICANS AURAIENT ÉCHANGÉ ANTHONY DAVIS AUX LAKERS DE LOS ANGELES

NOUVELLE-ORLÉANS — Les Pelicans de La Nouvelle-Orléans ont échangé le joueur étoile Anthony Davis aux Lakers de Los Angeles contre Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart et trois choix de première ronde, selon deux personnes au courant du dossier.

Les personnes ont parlé à l’Associated Press sous le couvert de l’anonymat puisque l’échange ne peut devenir officiel avant le début de la nouvelle année dans la NBA, le 6 juillet. Le réseau ESPN a été le premier à rapporter l’échange.

Davis rejoindra donc LeBron James chez les Lakers, tandis que les Pelicans obtiennent de bons jeunes éléments et des outils pour obtenir d’autres joueurs.

Les Pelicans détiennent le premier choix du repêchage de jeudi et les Lakers possèdent le quatrième choix.

Ingram a raté une portion de la dernière saison en raison d’un caillot sanguin. Brett Martel, The Associated Press

Sports

Panthéon des sports du Québec: des frissons pour Fernand Marcotte

Même à 71 ans et avec une longue carrière dans le domaine de la boxe qui l’a mené à se battre contre le légendaire Sugar Ray Leonard, Fernand Marcotte avoue qu’il a des frissons quand il pense au fait qu’il sera intronisé mardi soir au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec.

«Je t’en parle et j’en ai encore des frissons. C’est quelque chose de gros, c’est tout un honneur», déclare le natif de Québec, qui continue de donner des cours, mais qui utilise maintenant l’entraînement de boxe afin d’aider des gens à se remettre en forme plutôt que de prendre des pugilistes sous son aile.

Au nom du père

«Moi, quand j’ai commencé, mon père était mon entraîneur et il était très sévère», raconte-t-il à propos de son paternel, un ex-militaire devenu boxeur amateur, puis entraîneur après la Seconde Guerre mondiale. «Quand tu es jeune, il y a bien des choses que tu ne comprends pas, comme qu’il faut que tu te couches et que tu te lèves de bonne heure pour réussir dans ce sport», ajoute celui qui donne encore beaucoup de crédit à Fernand Sr, décédé en novembre 2008 à l’âge de 84 ans.

«Je ne l’ai jamais vu boxer, mais il a bien géré ma carrière. Tout passait par lui et par son associé Robert Desfossés, qui était mon gérant d’affaires», se souvient Marcotte, dont la mère, âgée de 92 ans, est toujours vivante. «C’est beaucoup grâce à mon père si j’ai eu cette carrière. Il me disait que si j’étais “droite”, ça irait bien», poursuit celui qui aura donc une pensée pour lui mardi soir.

«C’est assez incroyable, la carrière que j’ai eue», ajoute-t-il à propos des nombreux combats qu’il a disputés, 69 selon le site Web boxrec.com, qui se sont soldés par une fiche de 51 gains, 14 revers et quatre matchs nuls.

«Quand je me promène dans la rue, il y a plein de gens que je ne connais pas qui me disent bonjour, dont des jeunes pour qui c’est impossible qu’ils m’aient vu boxer. Dans ce temps-là, je sais que c’est probablement leur père qui suivait mes combats et qui leur a parlé de Fernand Marcotte.»

Baseball

Les Diamants en finale contre les Orioles... encore une fois!

Après avoir éliminé les Cardinals de LaSalle en cinq matchs dimanche, les Diamants de Québec participeront dès mercredi au Stade Canac à la grande finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ). Ils auront comme adversaires, pour une deuxième année consécutive, les Orioles de Montréal, qui avaient remporté le gros trophée l’an dernier à Québec.

«Comme on a gagné nos trois séries en quatre, cinq et cinq matchs, les gars sont plus reposés, mais en même temps, le mois de septembre est difficile pour tout le monde. Les joueurs sont fatigués physiquement et mentalement, certains ont recommencé l’école et jouent les soirs et les fins de semaine», explique le gérant Dominik Walsh en entrevue avec Le Soleil. Walsh sait aussi à quel adversaire les siens se frottent, une équipe qui n’a presque pas changé par rapport à l’an dernier et dont une grande partie des joueurs sont des vétérans âgés de 22 ans.

Sports

Panthéon des sports du Québec: grande fierté pour Richard Legendre

Pour Richard Legendre, devenir la 269e personne intronisée au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec constitue une grande fierté. L’ex-ministre des Sports et ex-vice-président de l’Impact de Montréal qui s’est distingué comme joueur, mais surtout comme bâtisseur dans le monde du tennis, apprécie le fait de côtoyer ainsi les grands de l’histoire du sport au Québec.

«C’est vraiment fascinant de voir la liste des membres du Temple. C’est l’histoire du sport au Québec et je dirais même une partie de l’histoire du Québec. Tous les grands du sport professionnel comme Maurice Richard, Jean Béliveau, Guy Lafleur et Mario Lemieux sont là, tout comme les grands Olympiens comme Gaétan Boucher, Jean-Luc Brassard et Sylvie Bernier. C’est un très bel effort de mémoire», affirme-t-il en entrevue avec Le Soleil.

«Quand on m’a annoncé que j’allais être nommé, je me suis dit que ça démarrait bien mon année de retraite!» ajoute M. Legendre, qui a quitté ses fonctions avec l’Impact, mais qui continue de suivre de près l’équipe ainsi que le sport qui a lancé sa carrière.

«J’essaie de me mettre en forme et de jouer plus souvent au tennis et je dis toujours que je continue à suivre mes deux amours : l’Impact et le tennis.»

Le nouveau retraité, qui est né à Québec, mais réside maintenant à Montréal, avoue aussi tricher un peu : il a accepté au printemps un mandat de professeur associé à l’École des hautes études commerciales (HEC) qui a lancé un nouveau diplôme d’études supérieures spécialisées en management du sport.

Planète tennis Québec

Richard Legendre sera la dixième personne associée au tennis à entrer au Temple de la renommée après les ex-joueurs Robert Bédard, François Godbout, Réjean Genois, Henri Rochon, Rolland Godin, Sébastien Lareau, Andrée Martin ainsi que les bâtisseurs Maurice Leclerc et Lucien Laverdure. Aujourd’hui, l’ancien champion junior canadien qui a atteint le 232e rang mondial aime bien ce qu’il voit sur la planète tennis québécoise et canadienne.

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«Le sport est à un sommet au Québec et au Canada avec Félix Auger-Aliassime, Dennis Shapovalov et, bien sûr, Bianca Andreescu. Et il faut se péter les bretelles puisque le Québec a joué un grand rôle là-dedans en créant le centre national à Montréal il y a une dizaine d’années. La popularité du tournoi [de la Coupe Rogers] fait vraiment un 360 degrés puisque les profits sont réinvestis dans le centre», explique-t-il.

«Beaucoup de bons athlètes»

«Le centre a créé beaucoup de bons athlètes, et aussi des gens comme Sylvain Bruneau, un gars de Repentigny qui, maintenant, accompagne celle qui va peut-être un jour devenir la meilleure joueuse au monde», ajoute-t-il en parlant de l’entraîneur d’Andreescu.

«De plus, beaucoup de jeunes ont et auront la piqûre du tennis et rêveront de devenir le prochain Félix, Dennis ou la prochaine Bianca. C’est le même phénomène d’entraînement qu’avait eu Björn Borg en Suède. C’est pour ça qu’il ne faut pas opposer la participation et l’élite. Chacune aide l’autre.»

Lors du gala de mardi soir, Richard Legendre a hâte de renouer avec Fernand Marcotte, l’autre futur intronisé originaire de la capitale.

«Ça fait longtemps que je n’ai pas vu Fernand. J’ai 66 ans, alors on est de la même génération. C’est vraiment notre grand de la boxe et un personnage comme il en apparaît parfois dans certains sports. À l’époque, je me souviens que nous étions tous les deux très fiers d’être rendus où nous étions dans notre sport, mais aussi d’être de Québec!» termine-t-il.

Canadien

Leafs 3/Canadien 0: plus fort sur papier, mais...

Carey Price devait affronter les Maple Leafs de Toronto lundi soir, mais une contusion à la main gauche a forcé l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, à réviser ses plans.

La formation montréalaise a finalement disputé son pire match du calendrier préparatoire, s’inclinant 3-0.

Charlie Lindgren a affronté les tirs des Maple Leafs à la place de Price et il a réalisé 22 arrêts devant la cage du Tricolore.

«J’ai averti Lindgren avant qu’il embarque sur la patinoire (lundi matin) qu’il y avait de grosses possibilités qu’il joue ce soir, a raconté Julien en expliquant la situation entourant l’état de santé de Price. Nous avons attendu les résultats de la part du médecin. C’est une question de quelques jours.»

Les Maple Leafs s’étaient présentés au Centre Bell avec un club que plusieurs qualifiaient digne de la Ligue américaine, mais la formation torontoise s’est imposée grâce à sa fougue, infligeant un premier revers au Tricolore en cinq sorties préparatoires.

Peu de joueurs se sont démarqués dans le camp du Canadien face aux Leafs. Max Domi a été le plus dynamique chez les vétérans attaquants. Jesperi Kotkaniemi y est aussi allé de quelques belles séquences. Nate Thompson a été efficace dans son rôle.

«C’est difficile de faire une évaluation de l’équipe au complet. Nous n’avons pas connu un gros match, a reconnu Julien. Nous n’avons pas assez bien patiné. Le repli défensif n’était pas bon. La transition n’est pas bonne non plus si vous ne revenez en repli rapidement.

«Une belle petite leçon»

«Il y avait 20 joueurs affamés de l’autre côté qui ont travaillé fort tout le match, qui nous ont donné des problèmes. S’il y a des gars qui ont cru que ce serait un match facile, c’est une belle petite leçon pour tout le monde.»

En défensive, Cale Fleury semble toujours avoir une longueur d’avance sur Josh Brook. Le vétéran Karl Alzner participait à un premier match préparatoire après avoir soigné une blessure à l’aine.

Brook et les attaquants Jake Evans, Alex Belzile et Riley Barber ont été cédés au Rocket de Laval après la rencontre.

Du côté des Maple Leafs, Yegor Korshkov a réussi un doublé, tandis que Darren Archibald a aussi touché la cible. Nic Petan a amassé deux aides et Michael Hutchinson a effectué 38 arrêts.

Korshkov a ouvert le pointage après 65 secondes de jeu en deuxième période, lors d’un avantage numérique. Petan l’a repéré alors qu’il était fin seul devant le filet.

Archibald a ensuite creusé l’écart à 5:56 du deuxième tiers. Le tir initial de Petan, qui semblait plutôt être une passe vers le devant du filet, a été stoppé par Lindgren. Cependant, Archibald a poussé le retour dans l’objectif.

But contesté

Julien a contesté le but croyant qu’Adam Brooks avait nui au travail de Lindgren, mais les arbitres n’ont rien vu de concluant à la reprise et le but a été accordé.

Korshkov a porté le coup de grâce à 8:04 du dernier tiers. Le défenseur du Canadien Brett Kulak a récupéré un dégagement en repli, mais Korshkov lui a habilement volé le disque avant de déjouer Lindgren d’un tir vif du côté du bouclier.

Le Canadien disputera son avant-dernier match préparatoire mercredi, quand il rendra visite aux Maple Leafs.

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ÉCHOS DE VESTIAIRE

Charlie Lindgren a indiqué que les joueurs du Canadien s’attendaient à voir les Maple Leafs connaître un bon match.

«Il faut leur donner crédit et nous en parlions dans le vestiaire avant la partie. Même si (les Maple Leafs) n’avaient pas beaucoup de joueurs d’expérience en uniforme, nous savions qu’ils allaient travailler fort.»

Nate Thompson espère que ses coéquipiers retiendront la leçon donnée par les Maple Leafs.

«Ce n’est certainement pas la première fois que je vois ça et c’est toujours une bonne leçon. Vous ne pouvez pas simplement allumer l’interrupteur, vous devez être prêts pour chaque match, qu’il soit préparatoire ou régulier. L’autre équipe va travailler fort.»

Tomas Tatar ne voulait pas que les partisans s’inquiètent trop de cette contre-performance.

«Nous allons tourner la page. Il nous reste maintenant deux matchs pour travailler sur notre système de jeu et trouver nos repères en avantage numérique.»

LNH

Jakob Pelletier s’entend avec les Flames

Choix de première ronde des Flames de Calgary au dernier repêchage, le hockeyeur de Québec Jakob Pelletier a été retranché lundi au camp d’entraînement de l’équipe de la LNH. C’est cependant avec un premier contrat en poche qu’il retourne chez les Wildcats de Moncton dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Les Flames ont annoncé l’entente lundi. Pelletier s’est dit heureux après avoir ratifié son premier contrat professionnel au terme de son premier camp de la LNH.

«C’est l’fun de finir le camp sur une bonne note même si j’ai été retranché. Je voulais signer pendant que j’étais encore à Calgary, je crois que c’était le bon moment et les deux parties étaient heureuses», a déclaré Pelletier au Soleil à propos de l’entente de trois ans, un contrat d’entrée qui devrait lui rapporter un peu moins de 100 000 $ par année.

«Maintenant, je retourne à Moncton pour jouer une grosse saison et pour devenir un joueur encore plus complet. Dans la LNH, les joueurs sont plus vites et plus gros et je vais essayer de garder le rythme de la LNH le plus longtemps possible», poursuit-il, ajoutant qu’il souhaitait aussi devenir plus fort physiquement.

Pelletier entamera sa troisième saison avec les Wildcats. Après avoir inscrit 23 buts et 38 aides en 60 matchs en 2017-2018, il est revenu l’an dernier avec 39 buts et 50 mentions d’aide, incitant les Flames à le sélectionner avec le 26e choix du repêchage.

«Mon premier camp avec les Flames s’est très bien déroulé. C’est vraiment incroyable de pratiquer et de jouer avec et contre des pros. Je dirais presque que c’est un rêve qui se réalise», raconte-t-il.

Jakob Pelletier croit que les Wildcats seront en mesure d’avoir une bonne saison, même en étant privés de certains éléments, dont Jonathan Aspirot, qui s’est entendu avec les Sénateurs d’Ottawa, et le meilleur marqueur de l’équipe l’an dernier, Jeremy McKenna, qui s’est lui aussi entendu avec les Flames sur les termes d’un contrat de la Ligue américaine.

Baseball

Quatre courses et une semaine à jouer dans le Baseball majeur

La dernière semaine d’activités de la saison 2019 dans le Baseball majeur promet d’être fertile en émotions, alors que quatre courses aux éliminatoires battent leur plein. Les sections Centrales des deux ligues sont toujours en jeu, comme les places d’équipes repêchées pour le match au quatrième as dans les deux ligues.

Voici ce qui sera à surveiller cette semaine au Baseball majeur.

Phillies c. Nationals

Les Phillies de Philadelphie n’ont plus le droit à l’erreur s’ils veulent se qualifier pour les séries, eux qui accusent six matchs de retard sur les Nationals de Washington et les Brewers de Milwaukee, qui occupent actuellement les deux places d’équipes repêchées à égalité avant les matchs de lundi.

Le coup du sort a voulu que les Phillies se rendent à Washington pour disputer cinq rencontres en quatre jours face aux Nationals en toute fin de calendrier. Est-ce que Bryce Harper viendra hanter son ancien club?

Embauché par les Phillies de Philadelphie en mars dernier pour 13 ans et 330 millions $US après sept saisons passées à Washington, Harper vaut jusqu’ici chaque dollar investi. Il affiche une moyenne offensive de ,256 avec 33 circuits et 108 points produits, des chiffres qui lui vaudront plusieurs votes pour le titre de joueur par excellence.

Les Nationals peuvent rapidement se défaire des Phillies, qui ne peuvent se permettre plus d’une défaite d’ici la fin de la saison pour demeurer en vie. Mais la formation de la capitale fédérale a la série la plus difficile d’ici la fin du calendrier, avec trois matchs contre les Indians de Cleveland, dans la course au quatrième as dans l’Américaine, pour clore leur campagne. Les Brewers? Ils disputeront six matchs contre des clubs éliminés, les Reds de Cincinnati et les Rockies du Colorado.

Brewers et Cards

Les Brewers peuvent également rattraper les Cardinals de St. Louis au sommet de la Centrale, mais ils accusent un retard de quatre matchs. Les Cards ont six rencontres à disputer : trois chacun contre les Diamondbacks de l’Arizona et les Cubs de Chicago.

Les Brewers pourraient atteindre les séries sans l’apport du joueur par excellence de la Nationale en 2018. Christian Yelich est à l’écart du jeu depuis le 10 septembre en raison d’une fracture de la rotule droite et ne reviendra pas cette saison. Ça ne signifie pas pour autant qu’il ne soit pas impliqué dans une course bien personnelle.

Malgré son absence prolongée, Yelich est toujours le champion frappeur de la Nationale, bien que Ketel Marte (Diamondbacks) et Anthony Rendon (Nationals) le chauffent. Sa moyenne de ,329 tient toujours le coup, mais Marte affiche la même et Rendon est à ,325.

S’il devait l’emporter, il s’agirait d’un deuxième titre de champion frappeur de la Nationale d’affilée pour Yelich. Le dernier joueur à réussir cet exploit a été Larry Walker, avec les Rockies, en 1998 et 1999.

Le fait d’armes de Yelich serait d’autant plus impressionnant qu’il a à se battre contre les frappeurs des Rockies, qui jouent en haute altitude. Depuis leur entrée dans la Nationale en 1993, les Rockies ont remporté 11 des 26 titres des frappeurs.

Dans l’Américaine, la course se joue entre Tim Anderson, des White Sox de Chicago, et D.J. LeMahieu, des Yankees de New York. Anderson a maintenu une moyenne de ,334 jusqu’ici, contre ,329 pour LeMahieu.

Respirateur artificiel

Les Cubs sont sur le point d’expirer leur dernier souffle, tout comme les Mets de New York et les Diamondbacks.

Bien qu’ils n’accusent que 4,5 matchs de retard sur les équipes repêchées présentement, les Cubs et les Mets n’ont qu’une combinaison de trois victoires/défaites face aux Cards et Brewers pour survivre. Les Cubs terminent bien leur saison à St. Louis, mais ils pourraient déjà avoir été éliminés dans leur série de trois rencontres à Pittsburgh.

Les Mets disputeront quatre rencontres face aux Marlins de Miami et trois contre les Braves, toutes à domicile. Il faudra toute une combinaison d’événements en leur faveur pour qu’ils réussissent à se qualifier.

Les D’backs n’ont quant à eux aucune marge d’erreur : leur prochain revers les chassera de cette course. Leurs trois matchs contre les Cards pourraient régler rapidement leur sort. Les trois derniers de leur saison seront contre les Padres de San Diego.

Lutte à quatre dans l’Américaine

Du côté de l’Américaine, quatre clubs se disputent trois places en séries.

Il y a d’abord la course au sommet de la Centrale qui n’est — mathématiquement — pas réglée. Les Twins du Minnesota disposent d’une avance de quatre rencontres devant les Indians.

La tâche sera ardue pour les Indians, qui doivent livrer trois rencontres aux White Sox de Chicago avant de visiter les Nationals. La route des Twins semble parsemée de moins d’embûches, avec trois matchs contre les Tigers de Detroit et trois autres face aux Royals de Kansas City.

Mais tout n’est pas perdu pour les Indians, qui sont à égalité avec les Rays de Tampa Bay pour la deuxième place d’équipe repêchée. Les Rays ont un calendrier peu commode, avec une rencontre face aux Red Sox de Boston, deux face aux Yankees de New York et trois face aux Blue Jays de Toronto. Les Indians espèrent sûrement conserver leur rythme des dernières semaines : ils ont remporté 7 de leurs 10 dernières sorties, contre cinq pour les Rays.

Les Indians et les Rays accusent deux matchs de retard sur les Athletics d’Oakland. Les A’s ont le calendrier le plus facile de ces trois équipes, avec trois matchs à Anaheim face aux Angels et trois autres à Seattle, contre les Mariners. Bien qu’ils soient à l’étranger, ces trois rencontres sont dans le même fuseau horaire.

Le Baseball majeur ne souhaite sûrement pas des scénarios d’égalité comme l’an dernier : il a prévu ses matchs au quatrième as les 1er et 2 octobre.  Avec AP

Hockey

Canadiennes et Américaines renouvelleront leur rivalité en Hockey féminin

COLORADO SPRINGS — Le Canada et les États-Unis donneront le coup d’envoi à une série visant à renouveler leur rivalité au hockey féminin, le 14 décembre, à Hartford.

Ce match sera le premier d’une série entre les deux équipes rivales. D’autres dates restent à confirmer.

Le Canada a remporté la série de trois matchs en février dernier, subissant une défaite de 1-0 à London, en Ontario, avant de signer des victoires de 4-3 à Toronto et de 2-0 à Detroit.

Hockey USA a révélé dans un communiqué que la prochaine série comprendra cinq matchs — deux en décembre et trois en février.

Hockey Canada et Hockey USA veulent conserver un niveau de compétition pour leurs joueuses de l’équipe nationale parce qu’elles ne jouent pas au sein d’une ligue cet hiver.

Environ 200 joueuses ont formé l’Association des joueuses de hockey professionnel féminin (PWHPA) dans le but de créer ce qu’elles considèrent être une ligue financièrement viable et durable pour elles.

Elles ont boycotté la Ligue nationale de hockey féminin (NWHL).

Les joueuses de la PWHPA participeront à une tournée à travers l’Amérique du Nord cet automne, mais ne participeront probablement pas à autant de matchs qu’elles le feraient au sein d’une ligue.

La Ligue canadienne de hockey féminin a cessé ses activités plus tôt cette année après 12 saisons.

La fédération suédoise a annulé la Coupe des quatre nations en novembre — un tournoi annuel réunissant les Américaines, les Canadiennes, les Finlandaises et les Suédoises — en raison d’un conflit avec son équipe nationale féminine.

Sports

À dix mois des JO de Tokyo, la Russie revient dans le viseur de l’AMA

TOKYO — La Russie encore une fois en sursis. L’Agence mondiale antidopage (AMA) a ouvert une nouvelle procédure contre Moscou, faisant peser une menace de sanctions à seulement dix mois des Jeux olympiques de Tokyo.

À l’issue d’un comité exécutif à Tokyo, l’AMA a confirmé avoir ouvert une «procédure formelle de conformité à l’encontre de Rusada (l’agence russe antidopage), le 17 septembre».

En cause, des «incohérences» constatées dans les données électroniques des contrôles de l’ancien laboratoire de Moscou, laissant supposer une manipulation. Les données, remises par la Russie au début de l’année, avaient justement permis de sortir de la crise provoquée par le vaste scandale sur un système de dopage institutionnel ayant sévi dans le pays entre 2011 et 2015.

L’agence a donné trois semaines à la Russie pour donner des explications. Un nouveau rapport d’experts sera remis au comité de révision de la conformité (CRC), l’organe de l’agence habilité à recommander des sanctions au comité exécutif.

«La situation est grave», a réagi le président du comité olympique russe, Stanislas Pozdnyakov. «Nous risquons de devoir faire face à des sanctions pour des raisons auxquelles nous n’avons rien à voir», a-t-il ajouté, en exhortant les responsables concernés à fournir des «réponses convaincantes».

L’AMA enquête depuis près de cinq ans sur ce système de dopage, et les fraudes déjà établies, notamment par les rapports du juriste canadien Richard McLaren, ont conduit à bannir le drapeau et l’hymne russes des Jeux olympiques d’hiver 2018 à Pyeongchang, ainsi que de toute compétition internationale d’athlétisme depuis novembre 2015, JO de Rio inclus. Seules des sélections de sportifs russes «neutres» y ont été admis. La fédération internationale d’athlétisme (IAAF) devait d’ailleurs se prononcer lundi à Doha sur la reconduite de cette suspension, à quatre jours du début des Mondiaux dans la capitale du Qatar.

Tokyo à l’horizon

Les enquêteurs de l’AMA considèrent les données brutes des contrôles antidopage récupérées dans les serveurs russes comme une pièce du puzzle pour faire la lumière sur les agissements dans le labo, où les résultats de centaines de contrôles positifs auraient été blanchis. Car dans ce qui a souvent ressemblé à un roman d’espionnage, l’AMA avait aussi eu accès, en 2017, grâce à des lanceurs d’alerte, au système de gestion de l’information du laboratoire — le «LIMS» dans le jargon de l’affaire —, censé récapituler l’ensemble des résultats des contrôles entre 2012 et 2015.

«Des experts ont examiné (les données) que nous avons obtenues de lanceurs d’alerte, et ce que nous avons obtenu de la Russie. Ils ont remarqué certaines incohérences, puis ils ont étudié les différences […] il y a des questions qui doivent être posées», a expliqué à l’AFP le directeur général de l’AMA, Olivier Niggli, à l’issue du comité exécutif.

De son côté, le juriste britannique Jonathan Taylor, chef du comité de révision de la conformité de l’AMA, a expliqué à l’AFP que «certains résultats», visibles dans le «LIMS», n’apparaissaient pas dans les données livrées par Moscou.

Dans un communiqué, le ministre russe des Sports, Pavel Kolobkov, a confirmé des différences. «Des experts des deux côtés, déjà en contact, vont voir à quoi sont dus ces écarts. Nous continuons d’aider par tous les moyens possibles», a-t-il ajouté.

Concrètement, l’AMA va chercher à déterminer si la Russie a effacé des données, pour tenter de mettre à l’abri des sportifs de toute poursuite disciplinaire.

«Il y a d’ores et déjà 47 dossiers qui se poursuivent, qui ne sont absolument pas affectés» par les anomalies, a détaillé Olivier Niggli. «Il y en aura d’autres», a-t-il promis, tout en concédant que les incohérences constatées «pourraient affecter certains dossiers».

L’AMA avait déclaré Rusada non conforme au code mondial antidopage en novembre 2015, mais malgré de nouvelles révélations sur l’ampleur du scandale peu avant les JO de Rio-2016, ses appels à bannir la Russie n’avaient pas été entendus par le Comité international olympique (CIO), qui avait laissé le soin de trancher aux fédérations sportives. Or, seule la fédération internationale d’athlétisme avait levé un drapeau rouge.

Désormais, l’AMA dispose de nouveaux pouvoirs qui peuvent la conduire, en dernier recours, à bannir un pays de participation aux Jeux olympiques. Mais ces sanctions seraient, in fine, examinées et confirmées ou non par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. Les Jeux olympiques de Tokyo sont prévus du 24 juillet au 9 août 2020.

De nouvelles sanctions ? «Il est trop tôt» pour se prononcer, a mis en garde Olivier Niggli, confirmant que le dernier mot reviendra au TAS.

Hockey

Pool LNH : la liste des listes 2019

Une lutte à deux au sommet ? Selon les quatre principaux magazines pour poolers disponibles en kiosque, Nikita Kucherov devra combattre Connor McDavid, s’il veut remporter un deuxième championnat des marqueurs consécutifs dans la Ligue nationale de hockey.

Une bonne dizaine de joueurs pourraient jouer du coude pour terminer sur la troisième marche du podium.

Encore une fois, cette année, les quotidiens de Groupe Capitales Médias vous proposent
la Liste des listes.

Bon repêchage !

Pour La liste des listes en format .pdf, cliquer ici.

Rouge et Or

McGill 17/Laval 37: le Rouge et Or remonte en lion et l’emporte

Le Rouge et Or de l’Université Laval et son nouveau quart arrière partant Thomas Bolduc l’ont emporté 37 à 17 contre l’Université McGill dimanche au Stade Telus après avoir tiré de l’arrière durant la majeure partie de la première moitié du match.

«Ce n’est pas le genre de départ qu’on voulait avoir, je trouvais ça "flat" au début. En deuxième demie, on a vu qu’ils ne couraient pas le ballon, alors on a joué avec quatre ailiers au centre», a résumé l’entraîneur-chef Glen Constantin après la partie.

L’égalité de 17 à 17 à la demie ne réjouissait pas Constantin, qui avait deux mots à dire à ses protégés durant l’entracte. Le discours a vraisemblablement porté puisque le Rouge et Or a entamé la deuxième demie en lion et contrôlé le jeu jusqu’à la fin. 

Une interception d’Alec Poirier suivie d’une course de 49 verges a d’abord mené les locaux à la porte des buts et débouché sur un placement de David Côté. Poirier, comme une bonne partie de 14 169 spectateurs qui prenaient place au Stade Telus, pensait qu’il était en ligne directe vers un touché sur ce jeu qui a néanmoins été un moment décisif du match.

«Ah... Je courais, (Pearce Dumay) m’a rentré dans les jambes, j’ai essayé de l’éviter et j’ai sauté», a résumé Poirier à propos de sa chute à six verges de la zone payante. «Ça aurait été "l’fun", un touché, mais à la fin, une victoire c’est une victoire!»

Sports, etc

Christelle Paré hors des sentiers battus

Christelle Paré n’a jamais été de celles qui se contentent de suivre les sentiers battus.

«Il y a toujours eu chez moi une certaine faim, une curiosité, un besoin de me dire “oui c’est cool, mais encore!”» avoue l’athlète passionnée de rugby et de volleyball qui après l’obtention de son bac, a fait une maîtrise et deux doctorats. «Ainsi, j’aurais pu me contenter de jouer au rugby civil. Mais j’ai vu qu’il y avait une possibilité de relever autre défi. Je me suis dit : «allons-y». Et ce fut la même chose dans mes études. Après ma maîtrise, j’ai senti qu’il y avait des trous à remplir au niveau de la connaissance dans l’industrie de l’humour — qui est partout, mais dont on ne connaît que très peu de choses —  et que j’avais peut-être le pouvoir et assurément l’intérêt de le faire.

«En quelque part, j’ai un contribué mes trajectoires sportive et professionnelle. J’ai toujours eu comme philosophie que j’avais ma place en quelque part et que si cette place n’existait pas, je devais la créer.»

Cette philosophie, Christelle l’a appliquée deux fois plutôt qu’une au niveau sportif. Elle a d’abord été de celles ayant travaillé à mettre en place les fondations de l’équipe de rugby féminin du Rouge et Or avec Sophie Robitaille.

«C’est certain que Bill (McNeil) a fait beaucoup pour la naissance du programme. Mais j’aime dire que j’ai été une des pièces du puzzle. Nous sommes plusieurs à y avoir cru. Et ma plus grande fierté aujourd’hui, c’est de voir des filles de la région de Québec jouer à la Coupe du monde ou aux Jeux olympiques. Je me dis que l’on a mis Québec sur la map.»

Quelques années plus tard, elle a récidivé en travaillant à la création d’un programme de rugby féminin chez le Carabins. Au niveau professionnel, elle est devenue une spécialiste en science de l’humour. Chargée de cours à l’université d’Ottawa, elle est aussi directrice recherche et analyse pour le groupe Juste pour rire-Just for Laughs.

Rien à moitié

Christelle n’a jamais fait les choses à moitié. Alors qu’elle étudiait à l’Université Laval, elle a joué pour les équipes de volleyball et de rugby du Rouge et Or. Mais pourquoi mener deux carrières sportives de front?

«J’aimais le volley et le rugby, et j’étais convaincue que je pouvais faire les deux. C’était deux sports qui me complétaient et que je pratiquais pour des raisons différentes. En volley, je n’ai jamais été une étoile. Et j’ai toujours été avec un groupe très fort. Mais ça ne me dérangeait pas d’être sur le banc. Gagner le championnat canadien a été le fait marquant de ma carrière, un des moments les plus émotifs de ma vie. D’avoir fait partie de cette équipe-là, de ne pas avoir abandonné et de m’être rendue jusqu’au bout en étant très appréciée de mes coéquipières, il n’y avait pas de plus belle récompense. Si j’avais été sur le jeu, j’aurais pas été aussi heureuse.

«En rugby, j’étais un peu comme Obélix. J’ai l’impression que je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite. Quand j’ai commencé à y jouer, c’est une des rares fois que j’ai pu dire que j’avais comme un talent naturel. Et ça été assez facile de me développer, d’être sur le terrain et d’avoir un rôle de leader.»

Christelle se sent privilégiée. Peu d’athlètes ont pu pratiquer deux sports SIC et encore moins ont pu savourer des titres provinciaux dans chaque discipline et un championnat canadien (volley).

«J’ai eu la chance incroyable de rencontrer des êtres humains fantastiques. Tant en volley qu’en rugby, j’ai eu des coéquipières de qui je suis encore très proche. Je suis tellement riche de tous les apprentissages que j’ai faits, de toutes les expériences que j’ai vécues.»

Du sérieux

Pour Christelle, l’humour c’est du sérieux. Détentrice d’un doctorat sur l’industrie de l’humour, elle travaille pour Juste pour rire-Just for Laughs où elle fait de la recherche et du développement. Son mandat est de creuser les grands enjeux de l’industrie de l’humour. Elle doit donc déployer ses antennes à l’international afin de voir comment se dessinent les tendances. Son rôle consiste aussi à aider les gens de l’industrie à comprendre les problématiques qui se dessinent, à faire des ponts entre la recherche et l’industrie et à partage de connaissances aussi. 

«Mon premier bébé a été le JPR Pro (Juste pour rire Pro), le petit frère du Comedy Pro, une journée dédiée à 100 % à l’industrie francophone de l’humour, à ses enjeux, à ses forces et faiblesses, ainsi qu’à son avenir, présenté en juillet.»

Même si elle est très occupée par son travail, Christelle prend le temps d’être active. Elle avoue cependant que rien ne lui apporte autant d’adrénaline que ne le faisaient le rugby ou le volley. «Je suis revenue à une des passions quand j’étais petite, soit la danse. Je suis avec Team Mom, une troupe composée de mamans comme moi.

«Quant au besoin de me donner pour une équipe, pour quelque chose de plus grand, je l’ai transféré dans mon milieu de travail. C’est une des raisons pour lesquelles je suis aussi heureuse d’être chez Juste pour rire, un milieu collaboratif et créatif où je retrouve ce qui m’animait en volley et en rugby. Je suis extrêmement gâtée.»

Remparts

Fin de semaine parfaite pour les Remparts

DRUMMONDVILLE — Comme début de saison, difficile de demander mieux! En comblant un déficit de deux buts en troisième période, dimanche, les Remparts de Québec ont filé vers une victoire de 6-4 aux dépens des Voltigeurs, au Centre Marcel Dionne, à Drummondville, pour boucler un premier week-end d’une façon parfaite.

Les Remparts ont signé deux victoires en autant de matchs sur la route en ce début de saison de la LHJMQ. Ils l’avaient emporté 5-4 en tirs de barrage à Victoriaville, vendredi, en levée de rideau.

Pour s’assurer de cette deuxième victoire d’affilée, ils ont profité d’une poussée de quatre buts sans réplique en troisième au moment où ils tiraient de l’arrière par 4-2. L’ailier droit Pierrick Dubé a connu un fort match avec un tour du chapeau, son deuxième en carrière.

«Ç’a bien été, on a fait de belles choses. Après la deuxième, je n’ai pas dit grand-chose, à part qu’on pouvait être meilleur avec le bâton et j’avais confiance qu’on pouvait revenir. Je suis content qu’on ait trouvé une manière de gagner les deux matchs, mais je trouve qu’on donne trop de chances à l’adversaire contre Pag [le gardien Anthony Pagliarulo], et quand on en donne, on en donne des pas pires… Ce sont des erreurs qu’on peut corriger», résumait l’entraîneur-chef Patrick Roy, en ajoutant que Drummondville avait aussi disputé un bon match.

Travail d’équipe

Spectaculaire, Pagliarulo a reçu 37 lancers, dont plusieurs menaçants. Mais ses coéquipiers n’ont jamais baissé les bras.

«On a de bons leaders, je n’ai pas senti qu’on paniquait», notait Roy, en soulignant la contribution de l’auteur du but vainqueur Anthony Gagnon, acquis pour ajouter de la profondeur à l’alignement. L’entraîneur-chef a aussi utilisé un peu plus que vendredi le choix de première ronde Nathan Gaucher en l’absence d’Aleksei Sergeev et il a bien répondu.

Comme lors du premier match, les Remparts ont ouvert la marque dès le départ, et encore fois, la recrue James Malatesta a été au cœur de l’action. Son lancer a été dévié par Dubé, qui touchait ainsi la cible pour la première de trois fois dans le match.

Ce but hâtif n’a pas ralenti les Voltigeurs, qui ont mis de la pression en zone adverse par la suite pour prendre une avance de 3-1 en deuxième avant de voir les visiteurs se rapprocher à 3-2 en fin de deuxième par l’entremise de Thomas Caron.

Quatre buts

Les Remparts n’ont cependant pas plié les genoux quand les Voltigeurs ont pris une avance de deux buts tôt en troisième. Ils ont plutôt fait preuve de caractère en marquant quatre buts sans réplique, soit ceux d’Édouard St-Laurent, Dubé, Anthony Gagnon et à nouveau Dubé, qui complétait ainsi son tour du chapeau dans un filet désert.

Mathieu Charlebois, Rémy Anglehart, Thomas Pelletier et Charlie Da Fronseca ont déjoué Pagliarulo, fort occupé à nouveau devant le filet des Remparts.

«Tous les attaquants rêveraient de scorer comme ça à tous les matchs. C’est ma troisième année, j’ai été un choix de première ronde et j’ai un bon lancer, il commence à être temps que j’aide l’équipe offensivement. Ça fait toujours plaisir d’avoir deux victoires en deux matchs, surtout avec une équipe jeune. Mais les gars sont confiants, ils s’adaptent vite», indiquait Dubé, en pointant la cohésion entre lui, Félix Bibeau et James Malatesta pour expliquer la récolte de 12 points de la première ligne lors des deux premiers matchs du calendrier.

Les Remparts disputeront leurs deux premiers matchs au Centre Vidéotron, vendredi (19h) et samedi (16h), à l’occasion d’un programme double contre les Huskies de Rouyn-Noranda, les champions en titre de la Coupe Memorial.

NFL

Les 49ers échappent tout... sauf la victoire

SANTA CLARA, Calif. — Les 49ers de San Francisco ont pratiquement tout échappé, sauf la victoire.

Jimmy Garoppolo a lancé une passe de touché de cinq verges à Dante Pettis alors qu’il ne restait que 75 secondes à écouler au match et les 49ers de San Francisco sont venus à bout des Steelers de Pittsburgh 24-20, dimanche.

Les 49ers ont perdu le ballon quatre fois en première demie et ils ont perdu un autre échappé au quatrième quart, mais ils ont tout de même réussi à amorcer leur saison avec un dossier de 3-0 pour une première fois en 21 ans.

«Ce n’est jamais parfait, a insisté le demi de coin des 49ers Richard Sherman. Nous n’avons pas été parfaits aujourd’hui, mais notre fiche l’est.»

En relève à Ben Roethlisberger, Mason Rudolph a effectué un premier départ en carrière dans la NFL. Il n’a cependant pas été en mesure d’offrir une première victoire aux Steelers (0-3) cette saison.

Rudolph a lancé deux longues passes de touché en deuxième demie, rejoignant JuJu Smith-Schuster sur 76 verges et Diontae Johnson sur 39 verges. La dernière passe payante a donné les devants 20-17 aux Steelers, au quatrième quart.

Les 49ers ont répliqué au premier touché avec un majeur de quatre verges du porteur de ballon Jeff Wilson fils. Ils semblaient en voie de réussir un deuxième touché, mais le receveur Richie James fils a été atteint par un ballon alors qu’il était en mouvement derrière la ligne de mêlée. T.J. Watt a récupéré le ballon pour les Steelers, dans la zone payante.

La troupe de Pittsburgh a cependant redonné le ballon aux 49ers quand James Conner s’est fait soutirer l’objet par Arik Armstead. DeForest Buckner a récupéré le ballon à la ligne de 24 des Steelers, mettant la table pour la passe de touché de Garoppolo.

Pettis n’avait réussi que quatre attrapés pour des gains de 22 verges cette saison avant son touché. C’est le jeu le plus important des 49ers jusqu’à présent.

«Il y a évidemment eu des hauts et des bas, a-t-il raconté. Tu ne peux pas être bon tous les jours. Maintenant que je sais ce que c’est de vivre cette situation, je sais que je peux aider l’équipe. Je suis ici pour une raison.»

Les visiteurs n’ont pas été capables d’obtenir un premier jeu lors de la séquence offensive suivante. Rudolph a été victime d’un sac en troisième essai et il a ensuite lancé une interception. Les Steelers revendiquent une fiche de 0-3 pour une première fois depuis 2000.

Garoppolo a complété 22 de ses 32 passes pour des gains aériens de 277 verges. Il a lancé deux interceptions lors des trois premières séries à l’attaque des 49ers alors que le ballon a touché les mains de ses receveurs. Le jeune quart a aussi échappé un ballon à la suite d’une mauvaise remise du centre Weston Richburg.

«C’est un bon départ, a observé Garoppolo. Il reste encore beaucoup de football. Trois victoires, ça ne te mène nulle part dans cette ligue.»

Rudolph a vu 14 de ses 27 tentatives par la voie des airs être saisies pour des gains de 174 verges. Il a lancé une interception à K’Waun Williams.

«Nous nous préparons pour la semaine prochaine. C’est aussi simple que ça, a déclaré l’entraîneur-chef des Steelers, Mike Tomlin. C’est la vie dans la NFL. Ç’aurait été la même chose si nous avions gagné.»

La semaine 3 de la NFL en images

Formule 1

Vettel renoue enfin avec le succès

SINGAPOUR — Doux pour l’un, amer pour l’autre : après vingt-deux Grand Prix sans victoire — et 392 jours, plus d’une saison ! —, Sebastian Vettel a retrouvé le goût du succès dimanche à Singapour, devant son équipier chez Ferrari Charles Leclerc.

Sur la grille de départ, le Monégasque était pourtant en pole position, aux côtés du Britannique Lewis Hamilton (Mercedes). L’Allemand, lui, n’était que troisième, rang qu’il a conservé jusqu’à un arrêt aux stands décisif au dix-neuvième tour.

Premier des leaders, avec le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), à changer de pneus — suivant une consigne «de dernière minute» de la Scuderia, a-t-il expliqué —, Vettel a ensuite été suffisamment rapide en piste pour chiper presque par inadvertance la tête de la course à Leclerc.

Rentré un tour plus tard, le pilote de 21 ans est ressorti de la voie des stands derrière son aîné et n’a pu ensuite récupérer son bien sur un tracé, le circuit urbain de Marina Bay, sur lequel il est très difficile de dépasser.

Lui aussi pris de court par le choix stratégique de Vettel et Verstappen, Hamilton est resté en piste aussi longtemps que possible pour jouer son va-tout, mais il a finalement perdu deux places en rentrant à son tour aux stands.

Quatrième à l’arrivée, le quintuple champion du monde porte tout de même de 63 à 65 points son avance au classement des pilotes sur son dauphin et équipier finlandais Valtteri Bottas, 5e et prié par radio de ne pas mettre en péril son leader.

«Raisons d’y croire»

Verstappen, quatrième sur la grille, complète le podium de la quinzième manche sur 21 cette saison.

Pour Ferrari — qui a dû attendre les deux précédents GP en Belgique et en Italie pour remporter avec Leclerc ses deux premières victoires en 2019 —, c’est le premier doublé depuis le Grand Prix de Hongrie 2017. La première fois aussi depuis 2008 que la Scuderia remporte trois courses de rang.

«Le début de saison a été difficile, mais depuis quelques courses, nous revenons à la vie», s’est réjoui le vainqueur.

«Ces dernières semaines (au cours desquelles il a vu Leclerc ouvrir le compteur de victoires de leur équipe, alors que lui-même partait en tête-à-queue devant les tifosi à Monza pour ne terminer que treizième, ndlr) n’ont pas été les meilleures pour moi», a reconnu Vettel, qui n’avait plus gagné depuis le Grand Prix de Belgique 2018.

«Mais cela m’a fait du bien de recevoir autant de soutien, des messages de gens qui me racontaient leur propre histoire, quand les choses ne se passaient pas si bien pour eux, a poursuivi le quadruple champion du monde. Ça m’a donné de la force et des raisons d’y croire.»

Ce revers de fortune inattendu, sur un tracé sinueux et lent qui, sur le papier, ne favorisait pas les caractéristiques des Ferrari, restera toutefois marqué par la colère évidente de Leclerc à la radio de sa monoplace.

«C’est la course»

Une fois descendu de voiture, le jeune homme s’est montré plus mesuré, expliquant: «je voulais juste faire comprendre que j’étais très mécontent dans la voiture et que ce scénario-là, on ne l’avait pas du tout abordé pendant le meeting d’avant-course.»

«Mais je vais essayer de comprendre pourquoi on a fait ça. Je suis sûr que c’était pour le bien du team et pas contre moi.»

La réponse est venue rapidement du patron de Ferrari, Mattia Binotto. «Nous avons arrêté Sebastian en premier, car Verstappen allait s’arrêter et nous devions défendre sa position», a-t-il justifié.

«C’était le bon moment pour arrêter Sebastian, sans discussion. À sa sortie des stands, sur des pneus frais, il a très bien piloté et s’est retrouvé devant Charles. C’est la course. Ça n’était pas le moment d’arrêter Charles alors que ça l’était pour Seb, tout simplement.»

À noter aussi les huitième et onzième places des Français Pierre Gasly (Toro Rosso) et Romain Grosjean (Haas).

Le Championnat reprend ses droits dès la semaine prochaine en Russie, à Sotchi, sur un tracé qui réussit habituellement plutôt aux Mercedes, et surtout à Bottas. Mais alors qu’on donnait Hamilton favori à Singapour, la Scuderia peut-elle encore faire mentir les pronostics ?

Tennis

Osaka en finale sur ses terres à... Osaka

OSAKA — L'ex-no 1 mondiale Naomi Osaka retrouvera la Russe Anastasia Pavlyuchenkova, classée 41e, en finale du tournoi WTA d'Osaka après avoir battu la Belge Elise Mertens 6-4, 6-1 samedi.

Pour son premier tournoi depuis son élimination en 8e de finale aux Internationaux des États-Unis qui l'a privée de son trône mondial, Osaka, 4e mondiale, a buté sur Mertens jusqu'au 10e jeu du premier set : le bris lui a permis d'arracher la manche avant de dérouler et de plier le match en tout juste une heure.

Face à Pavlyuchenkova qui a écarté sans difficulté l'Allemande Angelique Kerber en demi-finales (6-3, 6-3), Osaka tentera dimanche d'enfin inscrire son nom au palmarès du tournoi sur ses terres après deux finales perdues (2018 et 2016) quand il se tenait à Tokyo.

«Les deux derniers mois ont été plutôt difficiles alors je suis vraiment contente d'avoir atteint la finale, s'est réjoui la Japonaise. Je sais maintenant que c'est sur le dur que je suis la plus à l'aise.»

Tennis

Medvedev en finale pour la 5e année de suite à Saint-Pétersbourg

SAINT-PÉTERSBOURG — Daniil Medvedev s'est qualifié samedi à domicile pour sa cinquième finale consécutive au tournoi ATP de Saint-Pétersbourg en disposant du Bélarusse Egor Gerasimov (7-5, 7-5).

Le Russe, quatrième joueur mondial, a toutefois eu plus de difficultés que prévu pour disposer du qualifié bélarusse, numéro 119 mondial. Daniil Medvedev a dû attendre le 11e jeu pour obtenir un bris à 6-5 et empocher dans la foulée la première manche.

Egor Gerassimov a encore offert une belle résistance au deuxième set avant de s'incliner. En finale, le Russe de 23 ans affrontera le Croate Borna Coric, tombeur du Portugais Joao Sousa, 3-6, 7-6 (7/5), 6-1.

«Ce sera ma première finale en Russie», s'est félicité Daniil Medvedev, récent finaliste aux Internationaux des États-Unis à New York.

Borna Coric, tête de série N.4, a lui atteint sa première finale d'un tournoi ATP depuis le Masters 1000 de Shanghaï en 2018. Le Croate de 22 ans a dû continuer à batailler dans le deuxième set, passant même à deux points de perdre le match mais réussissant à pousser le Portugais au jeu décisif avant de dérouler au troisième set.

C'est la troisième fois de la semaine que Coric s'impose en trois sets. «J'aurais bien aimé gagner en deux mais c'est comme ça», souriait le Croate après la partie.

«Je connais bien les deux joueurs, je vais bien me préparer», assurait Coric.

Canadien

Le Canadien blanchit les Sénateurs et reste invaincu en pré-saison

OTTAWA — Phillip Danault et Jeff Petry ont amassé un but et une aide chacun et le Canadien de Montréal a blanchi les Séanteurs d'Ottawa 4-0, samedi soir.

Le Tricolore a profité d'une belle performance de son avantage numérique, qui a été parfait en trois occasions, pour rester invaincu en quatre matchs préparatoires. Les hommes de Claude Julien ont également écoulé cinq pénalités.

Petry, Danault et Tomas Tatar ont touché la cible alors que leur équipe jouait avec un homme en plus. Jake Evans a quant à lui inscrit son deuxième but en pré-saison pour le Canadien.

«Ça s'en vient sur l'avantage numérique, a assuré Julien. Nous n'avons pas tous les éléments qui seront à notre disposition en saison, mais la chose la plus importante est que nos joueurs font exactement ce qu'on leur demande. Nous avons beaucoup plus de temps dans la zone offensive et nous avons plus d'occasions de marquer. Nous en avons profité ce soir.»

L'espoir du Bleu-blanc-rouge Nick Suzuki était employé à l'aile sur le même trio que Danault et Tatar et il a une fois de plus démontré son talent. Ancien choix de première ronde en 2017, Suzuki a obtenu une mention d'assistance et il a été impliqué dans plusieurs occasions de marquer.

«Nick continue à bien jouer. Il s'adapte bien et nous savons qu'il peut jouer au centre ou à l'aile. Son jeu n'est pas surprenant», a observé Julien.

Keith Kinkaid a disputé la totalité de la rencontre, repoussant 27 rondelles devant le filet du Canadien. Il a été déjoué une fois, en deuxième période, mais les arbitres ont refusé le but des Sénateurs parce qu'il avait perdu son masque.

«Peu importe qui nous mettons dans la formation, nous jouons du bon hockey en groupe et individuellement. Nous avons de bons matchs et encore ce soir, il y a eu beaucoup de positif, a affirmé Julien. C'est quand même encourageant de voir l'équipe se comporter de cette façon.»

Craig Anderson a amorcé la partie pour les Sénateurs et il a cédé deux fois en 29 lancers. Au terme de la deuxième période, Anderson a laissé son filet à Joey Daccord, qui a réalisé trois arrêts en cinq tirs.

La formation montréalaise poursuivra son calendrier préparatoire en accueillant les Maple Leafs de Toronto, lundi soir au Centre Bell.

Les deux équipes ont connu une première période en dents de scie, mais ce sont les Sénateurs qui ont eu les meilleures occasions de se faire valoir, grâce à trois pénalités consécutives du Tricolore. L'unité défensive du Canadien a toutefois bien travaillé pour protéger son gardien.

Lorsque le Bleu-blanc-rouge a eu droit à son premier avantage numérique du match, il n'a pas fait comme ses adversaires et il a fait bouger les cordages. Dès la 11e seconde à cinq contre quatre, Petry a sauté sur une rondelle libre pour marquer le premier but du Canadien avec un joueur en plus depuis le début des matchs préparatoires.

Quelques minutes après avoir frustré Suzuki grâce à un beau déplacement à sa droite, en fin de deuxième période, Anderson a fait un cadeau aux visiteurs en cafouillant derrière le filet. Riley Barber s'est emparé du disque et il l'a refilé à Evans, qui a battu de vitesse le gardien Sénateurs.

Suzuki a une fois de plus fait sentir sa présence, au troisième vingt, en se positionnant devant le filet lors d'un avantage numérique. Son travail pour voiler la vue à Daccord a mené au but de Tatar, qui venait d'accepter une passe de Mike Reilly.

Seulement 39 secondes plus tard, encore avec un joueur en plus, Danault a gagné la mise en jeu et il s'est dirigé vers adverse. Petry a décoché un tir des poignets qui a touché le joueur de centre avant de battre Daccord, qui a vu la rondelle changer de direction.

Formule 1

Leclerc offre à Ferrari une pole position inattendue à Singapour

SINGAPOUR — On attendait Hamilton ou Verstappen, on a encore eu Charles Leclerc : homme en forme du moment, le Monégasque a offert à Ferrari une pole inespérée au Grand Prix de Singapour, quinzième manche de la saison de Formule 1, samedi.

Vainqueur depuis la position de pointe des deux derniers GP en Belgique et en Italie — ses premiers succès en F1 —, Leclerc est bien parti pour récidiver dimanche.

Il est en effet compliqué de dépasser sur le circuit urbain de Marina Bay. Ainsi, huit des onze vainqueurs se sont imposés depuis la première place sur la grille et les trois à ne pas y être parvenus ont subi un incident en course.

«Les statistiques sont contre nous mais la course n'a pas encore commencé», veut tout de même croire le patron de Mercedes Toto Wolff.

Au départ, la nouvelle coqueluche de la F1 sera accompagnée du Britannique Lewis Hamilton (Mercedes). Ils devanceront l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), le Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) et le Thaïlandais Alexander Albon (Red Bull).

Sur le papier, les Flèches d'argent et les Red Bull, qui bénéficient de plus d'appuis aérodynamiques, devaient être plus agiles et donc plus véloces que les Ferrari, dont le principal atout est la puissance moteur, dans les virages lents du tracé singapourien.

«Mieux» que ce que Ferrari espérait

Mais la Scuderia, distancée en essais libres vendredi, est parvenue à hausser son niveau samedi.

«Nous sommes arrivés en sachant que ça serait difficile mais l'équipe a fait un travail énorme», a expliqué Leclerc, qui avec cinq poles en 2019 surclasse Hamilton et Bottas (quatre chacun, plus une à Verstappen et une à Vettel). «Nous avons apporté quelques nouvelles pièces qui ont bien fonctionné. [...] J'ai beaucoup travaillé après un vendredi compliqué et ça a payé.»

«C'est mieux que ce que nous espérions», a aussi confié son patron Mattia Binotto.

«Je ne sais pas où ils ont trouvé leur rythme aujourd'hui! Normalement, ça n'était pas une de leurs pistes fortes. Ils ont fait du beau travail», les a félicités Hamilton, «content» tout de même d'avoir «extrait tout ce [qu'il pouvait] de [sa] voiture» pour se glisser entre les deux Ferrari.

«Demain, je pense que nous pouvons être agressifs», annonce celui qui a toutes les chances de s'adjuger un sixième titre mondial en fin de saison, grâce à ses 63 points d'avance sur son dauphin Bottas à sept manches de l'issue.

Si le Britannique était tout miel face à son rival après les qualifications, difficile de ne pas y voir un avertissement. Hamilton n'a guère apprécié la défense très agressive de Leclerc en Italie et avait déjà prévenu qu'il hausserait le ton lors de leur prochain affrontement.

Verre à moitié plein

Vettel, lui, semblait voir le verre à moitié plein après ces «qualifs».

L'Allemand était en tête à l'issue du premier essai pour la pole, avant d'être surclassé par son équipier et par le pilote Mercedes. «Mon dernier tour aurait pu être meilleur mais je me suis amélioré passage après passage, a-t-il estimé. J'ai peut-être atteint mon pic trop tôt.»

Si ce résultat ne lui permet pas d'équilibrer la balance face à son jeune équipier, qui semble avoir définitivement pris l'ascendant en ouvrant le compteur de victoires de la Scuderia cette saison, elle gomme tout de même un peu son tête-à-queue et sa treizième place à Monza.

Les McLaren et les Renault complètent comme souvent le top 10 des qualifications. Mais Daniel Ricciardo (Renault) a perdu sa huitième place à cause d'une infraction au règlement technique au niveau de son moteur électrique. L'Australien partira donc en dernière position sur la grille.

Le départ sera donné à 20h10 locales (8h10, heure du Québec) dimanche, dans un léger brouillard dû aux feux de forêt en Indonésie voisine qui n'a jusque-là pas affecté le déroulement du week-end.

Football

Les Alouettes comblent un retard de 20 points et l'emportent

MONTRÉAL — Les Alouettes de Montréal ont comblé un retard de 20 points au quatrième quart et ravi les 19 070 spectateurs au stade Percival-Molson - leur plus importante foule de la saison - avec un gain in extremis de 38-37 aux dépens des Blue Bombers de Winnipeg.

C'est une passe de touché de 15 verges de Vernon Adams fils à Jake Wieneke — sa quatrième du match — qui a permis de créer l'égalité à 37 partout.

«C'est un jeu que je cours souvent. Je longe les traits hachurés. Vernon me dit depuis le début de l'année de le courir exactement d'une façon et il m'a trouvé quand c'était le temps. La passe est passée à quelques millimètres du poteau des buts, jusque dans mes mains. C'était un jeu parfait.»

Boris Bede a concrétisé cette victoire en réussissant le converti.

Les Alouettes ont franchi 95 verges sur cette dernière poussée, alors qu'il ne restait que 62 secondes à écouler. Une spectaculaire passe de 60 verges à Quan Bray a mis la table à celle pour Wieneke. La troupe de Khari Jones a eu le dessus 21-0 au pointage dans la dernière période.

«C'est probablement ma victoire la plus excitante en saison, même si j'ai déjà été impliqué dans plusieurs d'entre elles, y compris cette année, a noté l'entraîneur-chef, Khari Jones. Les gars se sont battus. Peu importe le négatif qui a pu arriver, les gars n'ont jamais abandonné et Vernon a été exceptionnel. Il a fait une erreur et s'est immédiatement repris. La défense a fait le boulot quand ç'a compté: ils n'ont accordé que trois points en deuxième demie.»

Chris Matthews a inscrit deux majeurs contre son ancienne formation. DeVier Posey et Adams ont inscrit les autres.

Adams a connu le meilleur match de sa carrière, avec 488 verges de gains aériens. Il a complété 27 de ses 43 passes et n'a commis qu'une interception. Il a ajouté 38 verges au sol en six courses.

Il s'agit d'un retour historique pour les Alouettes (7-5), qui perdaient 34-10 à un certain moment. C'est la première fois de leur histoire qu'ils comblent un retard de 24 points. L'ancien record était un écart de 20 points comblés, le 10 juillet 1981, face aux Argonauts de Toronto. Vince Ferragamo pilotait alors l'attaque des Oiseaux.

La réplique des Blue Bombers (10-4) est venue des trois touchés du quart Chris Streveler (19 en 22, 180 verges, un touché une interception), un autre de Dervin Adams et un dernier par Kyrie Wilson en défense.

Drakkar

Rimouski 5/Baie-Comeau 3: les efforts du Drakkar insuffisants

BAIE-COMEAU — L’Océanic de Rimouski n’avait pas l’intention d’échapper deux matchs consécutifs à Baie-Comeau. Les hommes de Serge Beausoleil rentrent à la maison avec trois points sur une possibilité de quatre en vertu d’un gain de 5-3 samedi aux dépens du Drakkar.

Les locaux ont été les premiers à toucher la cible dans ce second duel de ce programme double, mais Rimouski a enfilé quatre buts sans réplique, dont trois en deuxième, pour prendre une sérieuse option sur le match. Le Drakkar n’a toutefois pas baissé les bras et a rebondi en troisième, s’avérant la meilleure équipe sur la glace. Ce fut toutefois insuffisant.

Devant le filet du Drakkar, Dakota Lund-Cornish a fait face à une mitraille de 42 tirs, accordant par surcroît de nombreux retours. Son vis-à-vis Colten Ellis a été un peu moins occupé avec 33 lancers sur sa cage.

«On attendait que quelqu’un fasse quelque chose à notre place. On voulait jouer avec trop de patience, mais tu peux jouer avec urgence aussi», a lancé l’entraîneur-chef Jon Goyens après la rencontre. «On manquait d’urgence et on leur a donné trois des cinq buts, c’était assez évident. La plupart des choses [qui n’ont pas fonctionné], c’était vraiment entre les deux oreilles aujourd’hui.»

Goyens a soutenu qu’il voulait donner un départ à Lund-Cornish car il aurait été un mois sans voir d’action si Lucas Fitzpatrick était revenu devant le filet, en tenant compte du dernier match hors-concours.

«Daks voudrait sûrement revoir deux des buts mais comme tout le monde, il aura des choses à travailler», a lancé le pilote du Drakkar en signalant toutefois qu’il n’était pas seul dans cette galère. «Quand tu donnes 3, 4, 5 ou 6 opportunités par période à l’autre équipe, tu mets ton gardien dans une position vulnérable et c’est arrivé trop souvent aujourd’hui», a-t-il fait valoir.

«On voulait repartir sur la note positive sur laquelle on avait terminé la veille», a déclaré Serge Beausoleil pour expliquer le départ endiablé des siens. «On a pris le momentum en partant, mais on savait que le Drakkar allait rebondir en troisième. C’est une équipe compétitive qui vend chèrement sa peau, mais on n’a pas paniqué sur le banc quand ils ont réduit l’écart.»

Bévues défensives coûteuses

Les bévues défensives coûteuses ont été à l’honneur au premier vingt. Feliks Morozov a ouvert le pointage pour le Drakkar à 5:32 après avoir reçu une passe «direct sur la palette» du défenseur de l’Océanic Anthony D’Amours alors qu’il était seul dans l’enclave.

Un peu plus de huit minutes plus tard, au tour cette fois de Félix Tremblay de remettre le disque à l’ennemi en voulant débarrasser le devant du filet. Jacob Kelly n’allait pas rater cette occasion de créer l’égalité.

L’Océanic a cassé les reins du Drakkar à l’engagement médian avec trois filets. Adam Raska a d’abord trompé Lund-Cornish d’un tir haut d’un angle restreint dès la 58e seconde de la période. Zachary Massicotte a enchaîné d’un lancer voilé de la ligne bleue et Nathan Ouellet en a rajouté à 17:33, bien alimenté par Alexis Lafrenière.

Au dernier tiers, Raivis Kristians Ansons a ranimé les 1606 partisans réunis au Centre Henry-Leonard en marquant au terme d’une échappée à la suite de la belle passe d’Antoine Rochon. Brandon Frattaroli a ensuite enfilé le premier but en supériorité numérique de tout le weekend entre les deux clubs (1 en 10 Drakkar, 0 en 9 Rimouski) et tous les espoirs étaient permis pour les troupiers de Goyens.

Kelly, qui a terminé sa journée de travail avec trois points et un différentiel de +4, a toutefois scellé l’issue du match à 16:47.

Notes

Avant la rencontre, le Drakkar a honoré les Blue Jays de Baie-Comeau, qui ont remporté il y a quelques semaines le championnat provincial de baseball dans la catégorie moustique B…

La prochaine rencontre du Drakkar est prévue vendredi prochain, alors qu’il rendra visite aux Olympiques de Gatineau.

Drakkar

La fusillade sourit au Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a réussi à arracher sa première victoire de cette nouvelle campagne à sa première sortie, triomphant de l’Océanic de Rimouski par le pointage de 2-1 en fusillade vendredi au Centre Henry-Leonard.

Menant 1-0 en troisième période, les locaux ont vu l’Océanic hausser considérablement le rythme au dernier tiers, avec 15 de leurs 32 tirs. C’est finalement Cédric Paré, l’attaquant le plus dangereux des siens vendredi, qui a créé l’égalité à 6:40. Les deux gardiens, Lucas Fitzpatrick pour le Drakkar et Colten Ellis pour l’Océanic, se sont ensuite dressés pour que leur équipe respective amasse au moins un point au classement.

En tirs de barrage, Gabriel Fortier et Gabriel Proulx ont touché la cible pour les vainqueurs. Seul Alexis Lafrenière est parvenu à faire de même pour Rimouski.

«On a mieux géré nos émotions que la rondelle», a lancé le pilote du Drakkar, Jon Goyens, qui goûte à la victoire à son premier match dans le circuit junior majeur québécois. «Pour les nouveaux, pas juste dans la ligue mais avec Baie-Comeau, un premier match ici, ça peut être énervant», a-t-il fait remarquer.

«On a bien compétitionné», a enchaîné Goyens. «Mes attentes, ce n’est jamais les stats, c’est l’attitude qu’on démontre. L’exécution a manqué sur certaines choses, mais on avait la bonne attitude. On a aussi eu des chances de marquer en désavantage numérique et à cinq contre cinq en troisième, mais ça va être un bon rappel pour demain [samedi] de ne pas être sur les talons quand on a ce genre de chances.»

Quant à son vis-à-vis Serge Beausoleil, il a tenu à souligner le boulot des deux cerbères, qui ont démontré qu’ils étaient prêts à entreprendre cette nouvelle saison. «Il faut donner crédit aux deux gardiens parce qu’il y a eu de belles chances de marquer de chaque côté», a fait remarquer le patron hockey de l’Océanic. «Ce fut un match enlevant pour les spectateurs. J’aurais bien aimé soutirer le deuxième point, mais bon…»

Il a fallu attendre presqu’à la mi-chemin de ce match pour assister au premier but de cette saison 2019-2020 à Baie-Comeau. À son tout premier tir dans la LHJMQ, Valentin Demchenko a trompé Ellis à 8:33 de la deuxième. Le Biélorusse a tiré profit d’un revirement à la ligne bleue de l’Océanic pour se rendre seul jusqu’au filet.

NOTES : Parmi les absents chez le Drakkar, le plus notable était Nathan Légaré, toujours au camp des Penguins de Pittsburgh. L’attaquant de puissance, auteur de deux buts en 23 secondes contre Colombus jeudi, a signé un contrat de trois ans avec le club de la LNH, mais il devrait tout de même revenir avec le Drakkar cette saison, à moins d’une énorme surprise…Autant Baie-Comeau (0 en 6) que Rimouski (0 en 5) n’ont pas vraiment menacés en avantage numérique…Les deux formations se retrouvent ce samedi après-midi, toujours au Centre Henry-Leonard.

Remparts

Malatesta s'impose et les Remparts l'emportent

VICTORIAVILLE — À son premier match dans la LHJMQ, la recrue James Malatesta a donné le coup d’envoi à ce qui s’annonce comme une belle carrière en marquant deux buts dans une victoire de 5-4 des Remparts de Québec en tirs de barrage contre les Tigres de Victoriaville, vendredi à l’Amphithéâtre Gilbert Perreault.

Malatesta n’a pas tardé à s’inscrire à la feuille de pointage puisqu’il a touché la cible dès la 24e seconde de jeu de ce match qui allait ensuite être excitant du début à la fin.

Andrew Coxhead a brisé l’égalité de 4-4 en inscrivant le but décisif sur la cinquième vague des tirs de barrage. Jusqu’à ce qu’il parvienne à faire scintiller la lumière rouge, personne n’avait déjoué les deux gardiens dans les neuf tentatives avant lui.

«Il va être le fun à regarder jouer. Il a de la vitesse, un bon lancer et tout. Il va avoir de bons mentors avec Félix [Bibeau] et [Pierrick] Dubé, ça va faire une bonne ligne. J’étais content de le voir marquer son premier but dès le départ et son deuxième tout de suite après», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«Je suis très content, surtout de l’avoir fait dans une victoire. Je suis allé devant le filet et de bonnes choses arrivent quand tu vas là. Maintenant, je veux juste construire là-dessus», notait Malatesta, qui a été menaçant à d’autres occasions dans son baptême avec les Remparts.

Outre Malatesta, Anthony Gagnon et Édouard St-Laurent ont aussi marqué en temps régulier pour les Remparts, qui avaient réussi à s’offrir une avance de 3-0 à mi-chemin d’une première période où ils étaient partout.

Les Tigres reviennent

Mais petit à petit, les Tigres sont revenus de l’arrière pour finalement créer l’égalité 4-4 en troisième. «Leur but en fin de première période les a remis dans le match. Une avance de trois buts dans le hockey d’aujourd’hui, ce n’en est plus une grosse. On a eu un léger relâchement en fin de première et ils ont marqué. J’ai été content de voir les choses qu’on a bien faites offensivement. Cependant, au niveau de notre structure en zone offensive, j’ai trouvé qu’on était peut-être mal positionnés à certaines occasions et ça leur donnait des contre-attaques. Je pense qu’ils ont marqué trois ou quatre de leurs buts sur ce genre de situation», expliquait Roy.

Il se réjouissait du travail de ses troupiers, notamment le capitaine Félix Bibeau (2 passes), Anthony Gagnon (1 but et 1 passe) et Coxhead (le but vainqueur). Il a noté de belles choses en défensive, soulignant le boulot accompli par Darien Kielb et Nicolas Savoie. Devant le filet, Anthony Pagliarulo a reçu 35 lancers. Il a bien fait, si ce n’était que du deuxième but inscrit contre lui. Il a cédé devant Egor Serdyuk, Jérôme Gravel, Félix Paré et Édouard Ouellet.

Les Remparts, qui ont lancé 34 fois vers Tristan Côté-Cazenave, voulaient cette victoire. Après 40 minutes, leur avance de 4-3 ne tenait qu’à un fil, mais le discours dans le vestiaire était positif.

«Il s’agit du genre de match que tu veux gagner. Comme je disais après la deuxième, il faut trouver une manière de gagner et c’est ce qu’on a fait. Je suis content de notre premier match en soi», ajoutait le Diable rouge en chef.

Football

Football collégial: les Titans à l’assaut de la triple égalité

Avec trois victoires et une seule défaite, les Titans de Limoilou font partie d’une triple égalité au deuxième rang du classement général de la première division du football collégial avec les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal et les Élans de Garneau. Et ça tombe bien : les Spartiates sont leurs adversaires samedi et ils affronteront les Élans la semaine prochaine, deux duels que l’entraîneur-chef Dave Parent souhaite bien sûr emporter.

«Ce sera un bon match samedi [au terrain du Collège Notre-Dame, à Montréal]. C’est notre premier long voyage de la saison et on sait que les Spartiates ont perdu un match serré la semaine dernière contre Garneau. Historiquement, nous et les Spartiates sommes des équipes qui avons la même identité : deux équipes qui fightent et travaillent de la première à la soixantième minute», analyse Parent, qui rappelle que les quatre derniers duels entre les deux formations n’ont pas fait de maître avec deux victoires de chaque côté.

Matchs serrés

«Ce sont toujours des matchs serrés et très physiques qui se jouent sur une possession», souligne-t-il en rappelant la défaite de 28 à 25 subie l’an dernier par ses protégés devant leurs partisans, une partie où les Titans avaient tenu tête à l’équipe de deuxième position même s’ils avaient terminé la saison au dernier rang du classement général.

«Il y a toujours beaucoup de respect entre nos deux organisations. On sait que les gars vont être bien préparés des deux côtés du terrain et ce sera à nous de bien faire les choses. Nous avons trois victoires consécutives et on veut poursuivre sur notre lancée. Notre premier match de la saison [NDLR : Une défaite de 44 à 3 contre le Phénix du Collège André-Grasset], c’était une mauvaise journée au travail. J’ai dit aux gars qu’on commençait la saison au match numéro 2 et ils ont bien répondu», poursuit Parent.

L’entraîneur ne nie pas qu’une partie du succès des Titans repose sur le fait que l’équipe soit demeurée en bonne santé. «La clé, dans cette division-là, c’est la profondeur et le nombre de blessés. Cette division est tellement compétitive!»

Grosse machine

Dave Parent aura à l’oeil la grosse machine offensive des Spartiates, qui a marqué 139 points en quatre matchs. «Ils ont deux excellents porteurs de ballon, une ligne offensive mature et de bons receveurs. De plus, leur défensive est très agressive», signale-t-il. Le porteur de ballon Hassane Malick Meiga, avec 415 verges sur 21 passes captées, et le porteur de ballon Kalenda Muganda, avec 484 verges sur 70 portées, figurent en effet parmi les meilleurs du circuit. 

De leur côté, les Titans misent beaucoup sur le secondeur Antoine Pomerleau, qui est devenu leur leader au niveau défensif. «Après deux saisons où il a été souvent blessé, son retour à la santé nous apporte beaucoup», précise Parent.

À l’attaque, Parent veut voir les siens varier leurs tactiques même s’ils ont jusqu’à maintenant eu beaucoup de succès à courir avec le ballon. «Il faut être balancés, car les Spartiates ont été ultra-agressifs pour couper la course contre Garneau et ils ont dominé la deuxième moitié du match. Le jeu au sol a toujours été une force à Limoilou, mais notre jeu aérien va bien aussi», précise-t-il.

Quant au jeune quart-arrière Pierre-Luc Michaud, tout juste arrivé des Condors de l’École secondaire Saint-Jean-Eudes, il progresse de semaine en semaine selon son entraîneur. «Je dirais même que sa progression va au-delà de nos attentes, ce qui est une excellente nouvelle pour nous», conclut-il.

Canadien

Keith Kinkaid disputera un premier match préparatoire avec le Canadien

BROSSARD — Keith Kinkaid a bien paru à son premier test avec le Canadien lors du match Rouges contre Blancs le week-end dernier. Sa préparation se poursuivra samedi, quand il défendra le filet du Tricolore pour une première fois pendant le calendrier préparatoire.

Kinkaid, qui est âgé de 30 ans, devrait jouer l'ensemble du match samedi, quand le Canadien affrontera les Sénateurs, à Ottawa. Kinkaid espère d'ailleurs aider sa nouvelle équipe à poursuivre sa série de succès, alors que la formation montréalaise a remporté ses trois premiers matchs préparatoires.

«Même si la saison n'est pas encore commencée, nous voulons bâtir une culture gagnante, a noté Kinkaid, vendredi. Je veux aussi bien me sentir à mon premier départ.»

Kinkaid a vite signé un contrat d'une saison et 1,75 million $ US avec le Canadien après l'ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet dernier.

Après avoir aidé les Devils du New Jersey à se qualifier pour les séries éliminatoires en 2018, il a connu une campagne plus difficile l'hiver dernier. Il a été échangé aux Blue Jackets de Columbus avant l'heure limite des transactions, mais n'a pas disputé un seul match avec l'équipe de l'Ohio.

Pendant ses années avec les Devils, il a reçu les conseils de Chris Terreri et Roland Melanson. Voilà qu'il travaille maintenant avec Stéphane Waite depuis quelques semaines.

«Nous nous entendons bien, a dit Kinkaid au sujet de sa relation avec Waite. Nous avons travaillé sur certaines choses.

«Il y a des petites choses qui se sont immiscées dans mon jeu la saison dernière - peut-être des mauvaises habitudes, peut-être à cause de la fatigue.»

Kinkaid a toutefois précisé que Waite n'allait pas non plus tenter de repartir à zéro avec lui.

«Il vous laisse jouer comme vous le voulez, a indiqué Kinkaid. Il vous donne les outils pour faire votre travail. Après, c'est au gardien de décider s'il veut appliquer ou non ses conseils.»

Par ailleurs, Kinkaid a mentionné qu'il n'avait pas eu de discussion avec les entraîneurs concernant son utilisation pendant la saison. Il a ajouté que ce sera probablement un dossier géré de match en match.

Rouge et Or

Chénard n’avait pas le goût de jaser

Même si le personnel d’entraîneurs de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval n’a encore rien confirmé quant au nom du quart-arrière partant dimanche contre McGill, tout semble toujours pointer vers un premier départ de la recrue Thomas Bolduc alors que le vétéran Samuel Chénard débuterait la partie sur le banc.

Vendredi, après l’entraînement du Rouge et Or où Bolduc faisait encore partie du groupe 1, Samuel Chénard n’a pas voulu répondre aux questions du Soleil. «Je ne donnerai pas d’entrevue aujourd’hui», a répondu poliment celui qui a débuté les trois premiers matchs de l’équipe cette année. Il n’avait visiblement pas la tête à jaser...

C’était tout le contraire pour Bolduc, qui était d’excellente humeur. En véritable gentleman et joueur d’équipe, il a d’abord refusé de confirmer si ses entraîneurs l’avaient bel et bien désigné comme partant dimanche. «Je vais laisser ça à Justin [Ethier, le coordonnateur de l’offensive lavalloise].»

Par contre, le quart de 20 ans a confirmé au Soleil que son père André, entraîneur des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal et ex-entraîneur du Vert & Or de Sherbrooke, allait être présent au match.

«Il a vu une seule partie du Rouge et Or cette année, quand nous avons affronté les Stingers à Concordia. Pour les autres matchs, les Alouettes jouaient en même temps que nous», a-t-il expliqué.

Le paternel fier

Le paternel serait semble-t-il très fier de la progression de fiston, qui était l’an dernier le quart-arrière des Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Il était très content pour moi quand je lui ai dit que je m’entraînais avec le groupe 1. Il m’a dit que c’était le fruit de mon travail et de mes efforts depuis plusieurs mois.»

Bolduc a aussi fait beaucoup d’analyse de bandes vidéo afin de se préparer à la partie contre l’équipe de l’Université McGill. «Justin a pris beaucoup de temps avec moi cette semaine pour analyser les tendances de McGill», a commenté le nouveau venu qui a visiblement très hâte d’enfin voir de l’action en situation de match.

La dernière fois où le Rouge et Or a envoyé dans la mêlée un quart-arrière de première année était le début de la saison 2014, quand un certain Hugo Richard avait pris la relève d’Alex Skinner, suspendu par l’équipe. Richard n’a jamais quitté son poste et a mené Laval à deux conquêtes de la Coupe Vanier, en 2016 et 2018, en cinq saisons avec le Rouge et Or.

Football

Les Alouettes veulent devenir un étalon de mesure pour les formations de la LCF

MONTRÉAL — La formule est défraîchie, mais les Alouettes de Montréal se trouvent de nouveau face à un «gros test» contre les Blue Bombers de Winnipeg, samedi, au stade Percival-Molson.

En fait, dans la tête des membres de l'équipe, ce sont maintenant les Alouettes qui se veulent un gros test pour les autres formations du circuit Ambrosie.

«Nous savons que nous sommes une bonne équipe: peu importe qui on affronte, on joue au même niveau, a souligné le centre Kristian Matte. Nous sommes très confiants. Quand on perd par deux, cinq ou six points, on sait qu'on est dans le match. On sait donc qu'on peut gagner.»

Les Alouettes ont réussi à faire oublier les quatre dernières moribondes années avec leurs performances sur le terrain cette saison. Sauf une rencontre, en semaine 3, contre les Tiger-Cats de Hamilton, les Alouettes ont toujours été dans le coup, gagne ou perd.

C'est pourquoi l'équipe aborde le match du week-end avec une fiche fort respectable de six victoires et cinq revers, bien campée au deuxième rang dans l'Est, à six points des Ti-Cats, mais avec un match en main.

Les Blue Bombers connaissent de leur côté une excellente saison. Ils trônent au sommet dans l'Ouest avec neuf victoires en 12 sorties et s'amènent à Montréal en ayant remporté les cinq derniers duels face aux Oiseaux, dont la dernière victoire remonte au 24 juin 2016.

Malgré tout, si l'Ouest a souvent eu la réputation d'avoir facilement le dessus contre les équipes de l'Est, Matte croit que cette époque est révolue.

«Honnêtement, tout le monde parle de l'Ouest, mais quand on regarde les fiches Est contre Ouest, ce n'est pas si mauvais que ça, a-t-il dit. Il y a de bonnes équipes dans l'Ouest, mais il y en a de bonnes dans l'Est aussi. Quand les équipes de l'Est perdent, ce n'est pas de beaucoup. Ce n'est pas comme il y a quelques années, alors que la différence était importante.»

Les Blue Bombers pourront compter sur le retour au jeu de l'une de leurs meilleures armes: le demi offensif Andrew Harris, qui revient au jeu après avoir purgé une suspension de deux rencontres pour avoir contrevenu à la politique antidopage de la Ligue canadienne.

Malgré cette absence de deux matchs, Harris, 32 ans, mène toujours les porteurs de ballon du circuit avec 908 verges. Il a inscrit six touchés jusqu'ici cette saison, dont trois par la course. Il a aussi capté 46 passes pour 337 verges.

«Il est en furie, a déclaré l'entraîneur-chef des Bombers, Mike O'Shea. Il n'est pas de bonne humeur et n'a pas envie d'échanger des politesses. Cette colère, je suis certain qu'il saura la transformer en quelque chose de productif.»

Ce qui promet une journée occupée pour les secondeurs des Alouettes. D'ailleurs, la défense des Alouettes, quatrième de la LCF contre la course, réussirait un bon coup en contenant le jeu au sol des visiteurs: l'attaque aérienne des Bombers est la dernière de la ligue.

À l'attaque, les Alouettes voudront éviter de commettre les mêmes erreurs qui ont mené à leur perte contre les Roughriders de la Saskatchewan, la semaine dernière. Dans ce revers de 27-25, trois des poussées offensives des Oiseaux ont atteint la ligne de 20 des Riders, mais chaque fois, la troupe de Khari Jones a dû se contenter de placements.

«Nous savons tous ce qu'il faut faire: marquer des points. Il faut inscrire des touchés au lieu de placements. Ça enlève la pression de sur les épaules de la défense, a rappelé le quart-arrière Vernon Adams fils. Si on est en mesure de ne faire cela qu'une seule fois contre les Riders, le match est différent. On doit être meilleurs rendus à la ligne de 20, à commencer par moi. J'ai revu le match trois ou quatre fois et on a - j'ai - laissé trop de points sur le terrain. Malgré tout, on ne perd que par deux points. Ça démontre à quel point on peut être bons.»

Le coup d'envoi devrait être donné vers 16h10. La direction des Alouettes a tenu à rappeler que dans le cadre de ce match en l'honneur des Forces armées canadiennes, deux hélicoptères CH146 Griffons de l'Aviation royale canadienne survoleront le stade Percival-Molson en deux occasions avant le début des hostilités.

Bien que très courts, les passages de ces deux aéronefs causeront un bruit susceptible de surprendre les passants ou les habitants des quartiers avoisinants. L'organisation des Alouettes invite les Montréalais à lever les yeux vers le ciel à 16h04 et 16h08.

Le thème de ce match se veut un clin d'?il à l'histoire de l'équipe, qui a été nommée en l'honneur 425e Escadron, le premier escadron canadien-français de l'Aviation royale canadienne, reconnu pour sa ténacité et son dévouement.

Plus de 300 membres des Forces armées assisteront à ce duel.

F1

Essais libres du GP de Singapour: Hamilton domine

SINGAPOUR — Lewis Hamilton, au volant de sa Mercedes, a dominé la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Singapour de Formule 1, une première indication que l’actuel meneur au championnat sera difficile à battre dimanche en course.

Hamilton a réalisé le meilleur tour de cette séance disputée en soirée en une minute 38,773 secondes, soit 184 millièmes devant la Red Bull de Max Verstappen, le plus rapide de la première. Sebastian Vettel (Ferrari), qui traverse une séquence de 22 courses sans victoire, s’est classé troisième.

«C’était une bonne journée. Nous sommes compétitifs et la voiture s’est très bien comportée lors des deux séances», a confié Verstappen.

Le coéquipier de Hamilton, Valtteri Bottas, de retour en piste après un accident lors de la première séance, a pris le quatrième rang.

Hamilton possède une priorité de 63 points devant Bottas au championnat des pilotes avec sept courses à disputer.

S’il compte déjà huit victoires cette saison, le pilote britannique n’a pas gagné depuis le Grand Prix de Hongrie, début août.

Dimanche, Hamilton visera une répétition de la course de 2018 lorsqu’il a confortablement mené la course du début à la fin, pour augmenter son avance en tête du championnat.

La position de tête est cruciale car le circuit urbain de 5,063 km de Marina Bay est l’un des plus difficiles en F1 pour effectuer des dépassements. Le pilote au premier rang sur la grille a gagné huit des 10 dernières éditions.

«Il y a toujours des choses qui peuvent être améliorées et nous allons travailler là-dessus. Cette course se joue à 95 % lors des qualifications et je suis positif pour l’instant», a poursuivi Verstappen, qui occupe le troisième rang au championnat.

Hamilton s’est imposé à Singapour ces deux dernières années. Une victoire dimanche lui permettrait de faire un pas de plus vers un troisième titre d’affilée et un sixième au total, à seulement un du record de tous les temps de Michael Schumacher.

Leclerc sixième

Charles Leclerc, le vainqueur des deux dernières courses, a dû se contenter de la sixième place, lui dont la première séance a été perturbée par un problème de boîte de vitesses. Alexander Albon (Red Bull) l’a devancé.

Constamment parmi les plus rapides des «autres» écuries, Carlos Sainz sur McLaren a concédé un dixième seulement à Leclerc et il a précédé Nico Hulkenberg (Renault). Le coéquipier de Sainz, la recrue Lando Norris, qui est arrivé à Singapour depuis quelques jours pour s’acclimater, s’est classé 9e.

Sergio Perez (Racing Point) et Kevin Magnussen (Haas) ont été impliqués dans un léger accrochage alors qu’ils préparaient leur tour lancé en seconde moitié de la séance. Le Danois, qui était derrière, s’est élancé avant le Mexicain et a tenté de le dépasser par la droite à la sortie du virage 21, mais ce dernier, qui était au milieu de la piste l’a alors serré contre le mur au point où le pilote Haas l’a touché. L’incident a été revu par les commissaires et Perez a été réprimandé.

«Les commissaires ont déterminé que la manœuvre de Perez correspondait à la définition d’un pilotage “inutilement lent, erratique ou 1/8...3/8 qui pourrait être potentiellement dangereux pour les autres pilotes” et ont en conséquence infligé une réprimande», peut-on lire dans la décision.

Le Québécois Lance Stroll n’a pu faire mieux que la 15e place, à plus de deux secondes de Hamilton.

«Nous n’avons pas encore trouvé le bon équilibre de la voiture et je n’étais pas vraiment à l’aise lors de mes tours rapides, a commenté Stroll. J’ai frôlé les murs d’un peu trop près pour un vendredi à quelques occasions. Mais, en même temps, nous devons profiter des essais libres pour explorer les limites en vue de la suite du week-end.

«Nous avons beaucoup de travail à faire et nous devons trouver une façon de tout mettre ensemble à temps pour la séance de qualifications.»

Football

Les Patriots libèrent le receveur Antonio Brown après une autre accusation

FOXBOROUGH, Mass. — Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont décidé de libérer le receveur de passes Antonio Brown après qu’une deuxième victime alléguée l’eut accusé d’inconduite sexuelle.

La formation de Foxborough est la troisième à perdre patience avec le comportement du receveur en sept mois.

Les champions en titre du Super Bowl en ont fait l’annonce en fin de journée, vendredi, dans un communiqué envoyé aux journalistes. Trois minutes plus tôt, Brown avait envoyé un message sur les réseaux sociaux remerciant les Patriots pour l’opportunité.

Brown a été accusé de viol par son ancienne préparatrice physique. Il fait aussi face à des allégations d’inconduite sexuelle d’une deuxième victime. Il se serait dénudé devant l’artiste venue peindre une murale dans sa résidence.

L’entraîneur-chef des Pats, Bill Belichick, et le quart-arrière Tom Brady ont tous deux refusé de commenter la situation de Brown - l’un des plus prolifiques receveurs de la NFL depuis 10 ans - lors de leur disponibilité média de vendredi. Belichick a dit en matinée que l’équipe «étudiait des éléments» avant de couper court sa conférence de presse quand les journalistes ont continué de poser des questions sur Brown.

Questionné à savoir s’il s’attendait à voir Brown jouer contre les Jets de New York, dimanche, Belichick a simplement affirmé qu’il «était dans la formation».

Environ cinq heures plus tard, il ne l’était plus.

Dans le courriel attribué à un «porte-parole» des Patriots, l’équipe a indiqué: «Nous apprécions le travail acharné déployé par plusieurs personnes au cours des 11 derniers jours, mais nous croyons qu’il vaut bien aller dans une direction différente à ce moment-ci».

Selon un article du Sports Illustrated, l’artiste a reçu «un message texte de groupe qui semblait provenir du même numéro de téléphone que Brown lui avait donné en 2017. Le message à la chaîne, qui comprenait quatre autres numéros de téléphone, incluait des photos d’elle et de ses enfants alors que la personne qu’elle croit être Brown encourageait les autres à enquêter sur l’artiste. La personne ayant envoyé le message texte accusait l’artiste d’avoir inventé son récit de l’incident de 2017 afin d’obtenir une somme d’argent».

Les avocats de l’artiste ont mentionné dans un communiqué que la NFL et les Patriots avaient «pris au sérieux les préoccupations de leur cliente».

«Elle voulait que les menaces et l’intimidation cessent et nous espérons que ce soit le cas, ont écrit les avocates Lisa Banks et Debra Katz dans un courriel envoyé aux journalistes. La NFL nous a assuré que peu importe le statut d’Antonio Brown, elle allait continuer son enquête.»

Plus tôt, l’équipementier Nike a rompu ses liens avec le receveur. Par courriel, la compagnie a simplement indiqué que «Antonio Brown n’est plus un athlète Nike».

Nommé quatre fois parmi l’équipe d’étoiles de la NFL, Brown a capté 837 passes en neuf saisons avec les Steelers de Pittsburgh. L’équipe l’a envoyé aux Raiders, qui lui ont consenti un contrat de trois ans d’une valeur de 50 millions $ US.

Brown n’a cependant disputé aucun match avec les Raiders, car ils l’ont libéré avant l’ouverture de la saison. Les Patriots ont embauché le receveur quelques heures plus tard, lui offrant un contrat d’un an d’une valeur de 15 millions $.

Vendredi, les coéquipiers de Brown ont insisté sur le fait qu’ils tentaient de se concentrer sur leur duel contre les Jets et qu’il faisait de même.

Canadien

Poehling souffre d'une commotion; Suzuki testé à l'aile droite

BROSSARD — L’un des joyaux du Canadien est tombé au combat, tandis qu’un autre aura l’occasion de briller encore plus fort.

Ryan Poehling a subi une commotion cérébrale et sera sur la touche pendant une période indéterminée, tandis que Nick Suzuki obtiendra une occasion de se faire valoir avec des réguliers.

Poehling, âgé de 20 ans, a semblé ébranlé après avoir subi une mise en échec un peu tardive de Dryden Hunt, mercredi, lors de la victoire de 4-3 du Tricolore face aux Panthers de la Floride à Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

«Il a ressenti des symptômes seulement le lendemain matin. C’est parfois comme ça avec les commotions, a noté l’entraîneur Claude Julien. Nous avons ensuite pris les mesures adéquates.»

L’incident est survenu pendant la deuxième période. Poehling a terminé la rencontre et a même récolté une aide sur le but gagnant de Jake Evans à la troisième période.

«Il n’en a pas parlé après le match, a mentionné Evans. Il m’avait indiqué qu’il avait été plaqué solidement, ce qui expliquait sa coupure au visage. (Jeudi), je tuais le temps avec lui quand il m’a dit qu’il avait probablement subi une commotion cérébrale. C’est dommage pour lui, mais c’est mieux de jouer de prudence, surtout à ce temps-ci de la saison.»

Julien n’a pas voulu s’avancer sur un échéancier concernant le retour au jeu de Poehling. En ce qui concerne Suzuki, également âgé de 20 ans, Julien peut continuer de tenter des expériences.

Samedi face aux Sénateurs, à Ottawa, Suzuki devrait se retrouver à la droite de Tomas Tatar et Phillip Danault. Il s’agira pour lui d’une première occasion d’évoluer avec des joueurs étiquetés top-6 dans la LNH.

«Si un joueur mérite un poste, il faudra lui en trouver un, a noté Julien. Nous aimons ce qu’il a fait au centre, nous voulons voir si nous l’aimons aussi à l’aile. Ça nous donnerait plus d’options.»

Suzuki a évolué à l’aile au cours du camp des recrues avant de se retrouver au centre au début du camp du grand club. Il s’agit d’une position avec laquelle il est familier et il demeure confiant de pouvoir à nouveau livrer la marchandise.

«Ça ne change pas trop de choses sur la glace, a-t-il noté. Quand vous recevez la rondelle le long de la bande, vous pouvez utiliser les joueurs qui se joignent à l’attaque.

«Au centre, vous patinez beaucoup pour couvrir beaucoup d’espace sur la patinoire. À l’aile, vous devez être un peu plus explosif pour récupérer les rondelles en sortie de zone.»

Suzuki avait bien fait à sa première sortie du camp, lundi, face aux Devils du New Jersey. Il s’est démarqué encore plus jeudi face aux Panthers, récoltant deux aides avant de marquer en tirs de barrage.

Danault n’avait pas de raison de croire que Suzuki serait dépassé par les événements face aux Sénateurs, au contraire.

«Il est en confiance, a dit Danault. C’est un bon passeur et il est aussi capable de tirer. Il a une très bonne vision du jeu. Ça pourrait faire des étincelles.»

Par ailleurs, le Canadien a aussi indiqué que l’attaquant Michael McCarron sera absent pendant six semaines en raison d’une blessure à l’aine. Julien n’avait pas de détails à fournir concernant l’état de santé de Paul Byron, ajoutant seulement qu’il s’agissait d’une blessure au haut du corps. Byron n’a pas terminé le match de jeudi face aux Panthers.