Dans une cérémonie à la fois courte et sobre avant le match, Patrick Roy a été invité à modifier légèrement la bannière à son nom, qui est vite allée rejoindre celles des autres immortels et des différents exploits passés dans les hauteurs.

Le retour de Roy marqué par une défaite des Remparts

Depuis le temps qu’on en parlait, Patrick Roy a finalement effectué son grand retour derrière le banc, samedi, au Centre Vidéotron. Mais il devra attendre encore avant de savourer sa première victoire puisque l’Océanic de Rimouski l’a emporté 6-2 aux dépens des Remparts de Québec.

Depuis l’annonce de son retour, un nouveau vent d’intérêt souffle sur les Remparts. Présent sur toutes les tribunes à l’approche du grand jour, Roy a joué le jeu et fait sa part pour mousser la tenue du premier match de la saison disputé devant 13 250 spectateurs, soit 1000 de plus qu’à l’ouverture locale, la saison dernière.

En avance 2-1 en deuxième, les Remparts ont vu les visiteurs inscrire cinq buts sans réplique, dont trois en l’espace de 2:28 en fin de troisième pour expliquer l’écart final au tableau. Olivier Garneau s’est payé un festin de deux buts et deux passes à son premier match avec l’Océanic, mais aussi contre son ancienne formation.

«J’ai aimé la manière qu’on est sorti, on a eu une très bonne première période, une très bonne deuxième, on a même pris les devants 2-1 en deuxième. Les unités spéciales ont joué un grand rôle en leur faveur, leur avantage numérique est vraiment dangereux. Dans son ensemble, je suis content de la performance de l’équipe, mais j’ai moins aimé nos replis défensifs. Il y a des habitudes qu’il va falloir casser», expliquait Roy, sur qui tous les regards étaient tournés.

Dans une cérémonie à la fois courte et sobre avant le match, on l’avait invité à modifier légèrement la bannière à son nom, qui est vite allée rejoindre celles des autres immortels et des différents exploits passés dans les hauteurs. Sous les dates 2003-2013 de son premier passage, on a ajouté 2018 pour celui qui vient de commencer.

«J’ai fait une joke, j’espère qu’on va se rendre à 2019», disait en riant celui qui a «adoré» sa première expérience au Centre Vidéotron.

«Je me sentais comme dans un aréna de la Ligue nationale. J’ai aimé coacher ici, c’est un amphithéâtre extraordinaire et je suis convaincu que les joueurs ont aussi aimé. C’était le fun de voir autant de monde dans les gradins», précisait Roy, déjà prêt à tourner la page ce premier match.

«J’ai hâte de voir comment on va se comporter dimanche contre Sherbrooke. Il ne faut pas se laisser déranger par ce résultat, ils [Rimouski] vont en gagner souvent des matchs de 6-2. Il faut cependant qu’on soit meilleur en désavantage numérique. Ça va être une année où l’on va travailler fort avec les joueurs et les amener au niveau qu’on souhaite voir.»

Olivier Garneau (89) s’est payé un festin de deux buts et deux passes à son premier match avec l’Océanic, mais aussi contre son ancienne formation.

Garneau brille

Les Remparts ont cédé trois buts sur les quatre jeux de puissance de l’Océanic. À l’inverse, Québec a marqué une fois sur quatre avec un joueur en plus. Outre les deux buts de Garneau, Alexis Lafrenière (1-1), Charle-Édouard D’Astous (1-1), Jimmy Huntington (1-1) et Jordan Lepage (1-1) ont aussi contribué à l’attaque pour Rimouski. La réplique québécoise fut celle du vétéran Sam Dunn et de la recrue Xavier Cormier.

À l’évidence, Garneau a délaissé la couleur rouge et s’est vite adapté au coin bleu.

«Je ne pense plus à la transaction, c’est vraiment derrière moi. Avant le match, j’avais des papillons dans l’estomac à l’idée de revenir au Centre Vidéotron, mais après quelques présences, c’est revenu à la normale. Mon but était d’aider l’Océanic à gagner, et il s’agit du scénario idéal, car on veut toujours battre son ancienne équipe», notait le joueur de Charlesbourg.

L’entraîneur-chef Serge Beausoleil a remarqué le lent départ de sa troupe, qui a toutefois disputé une forte troisième.

«On a eu de la difficulté à prendre notre envol dans les deux premières périodes, mais on n’a pas bougonné et on a continué à travailler pour trouver un moyen. On a montré nos vraies couleurs en troisième», notait Beausoleil, qui a trouvé que Garneau avait réagi «pas pire» dans ce match à haute charge émotive pour lui.

La présence de Roy ne passe pas inaperçue derrière le banc. On le sentait dans son élément, intense, animé, passionné.

En vitesse

- La présence de Roy ne passe pas inaperçue derrière le banc. On le sentait dans son élément, intense, animé, passionné, notamment lors des désavantages numériques, où ses recommandations étaient bien audibles, tout comme son fameux sifflet pour les changements de trios.

- Outre celui réservé à Roy, l’entraîneur-associé Martin Laperrière a eu droit à l’accueil le plus bruyant. Le Suisse Philipp Kurashev revendique le même honneur parmi les joueurs.

- Le gardien Colten Ellis cédé deux fois sur 24 lancers tandis que Dereck Baribeau a été victime des six buts sur 32 lancers. «On a un peu dicté l’allure du match, ils ont beaucoup profité des chances qu’on leur a données. La punition à Dunn [fin de troisième] a fait mal, ils ont été très opportunistes. Il y a du positif à tirer de ce match», laissait savoir le capitaine des Remparts Benjamin Gagné.

- Les Remparts n’auront pas le temps de penser trop longtemps à ce premier match puisqu’ils reçoivent la visite du Phoenix de Sherbrooke dès dimanche (15h), tandis que l’Océanic fera son ouverture locale à la même heure contre les Tigres de Victoriaville au Colisée Financière Sun Life.