Pour une formation comme le Blizzard du Séminaire Saint-François, cela signifie que le retour à la compétition devrait se faire le week-end du 19 septembre.
Pour une formation comme le Blizzard du Séminaire Saint-François, cela signifie que le retour à la compétition devrait se faire le week-end du 19 septembre.

Le retour de la motivation dans le sport scolaire

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
«Dans l’école, ça fait longtemps que j’ai vu à ce point un sentiment de joie et de quiétude». Luc Savoie, directeur général du Séminaire Saint-François (SSF), ne mâche pas ses mots pour décrire l’ambiance qui régnait au sein de son établissement à la suite de l’annonce de lundi du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Le sport scolaire avait déjà reçu une bonne nouvelle vendredi dernier, lorsque le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge avait expliqué les paramètres pour permettre la reprise des activités parascolaires.

La joie était décuplée ce lundi lorsque le RSEQ a annoncé que les activités du sport scolaire pouvaient reprendre. Pour une formation comme le Blizzard du Séminaire-Saint-François, cela signifie que le retour à la compétition devrait se faire le week-end du 19 septembre.

Luc Savoie mentionne que la reprise du parascolaire va offrir une motivation supplémentaire aux jeunes.

«Ç’a donné une tape dans le dos aux élèves à tous les niveaux pour suivre leur passion dans notre école», a-t-il dit en entrevue avec Le Soleil.

Sans surprise, les matchs de la présente saison seront disputés entre les équipes de la même région. Une solution qui ne déplaît pas à M. Savoie 

«Je trouve que dans le contexte autant pour le sport en général, avoir une formule régionale c’est l’idéal», indique-t-il.

Être à l’écoute des jeunes

Si le retour des activités parascolaires est une bouffée d’air frais dans le quotidien des étudiants, Luc Savoie est d’avis qu’il faudra se préoccuper davantage des impacts de la pandémie sur le développement des jeunes.

«Je répète que les impacts au niveau moral, psychologique de ces jeunes-là sont importants. J’ai l’impression qu’on n’en parle pas assez dernièrement. Il est temps qu’on se préoccupe de ces kids-là», explique-t-il. «Pour moi en tant que directeur d’école, c’est important de voir le gouvernement écouter les préoccupations des jeunes. J’étais fier il y a deux semaines de les voir manifester de manière polie et respectueuse tout en faisant de la sensibilisation sur leur réalité.»

Si pour le moment le Séminaire Saint-François n’a pas recensé de cas de COVID, M. Savoie espère que la situation demeurera stable. Il trouverait dommage que les jeunes soient privés de sport advenant qu’un élève contracte le virus.

«Je trouve très sévère de mettre 50 à 60 joueurs au rancart, lorsqu’il n’y a qu’un cas», conclut-il.

Les derniers détails sur la reprise du sport scolaire seront finalisés mardi.