Karim Benzema célèbre le premier de ses deux buts qui ont ouvert la porte de la finale de la Ligue des champions au Real Madrid.

Le Real Madrid encore en finale en Ligue des champions

MADRID — Le Real Madrid s’est taillé une place dans le cercle des immortels en se qualifiant mardi pour une troisième finale de Ligue des champions d’affilée. Avec deux buts de Karim Benzema, le double tenant du titre a résisté au Bayern Munich (2-2) dans une folle demi-finale retour, envoyant la bande à Zidane vers Kiev et son destin.

Qualifié grâce au gain de 2-1 à l’aller, le Real a souffert le martyre au stade Santiago-Bernabeu, mais la «Maison blanche» est comme Benzema : il ne faut jamais la donner pour morte. Et voilà Madrid aux portes d’un triplé historique, inédit depuis... le Bayern de 1974 à 1976.

Pourtant, Joshua Kimmich avait rapidement ouvert le score (3e). Mais Benzema a égalisé d’une tête puissante (11e), puis donné l’avantage au Real en chipant une passe en retrait pour marquer dans la cage vide (46e). Et même si James Rodriguez, ancien Madrilène, a marqué le but de l’espoir (63e) — il s’est aussitôt excusé devant son ancien public —, la défense merengue a tenu bon dans l’apnée d’une fin de match irrespirable, marquées par les multiples parades du gardien Keylor Navas.

«C’est l’ADN de ce club, jusqu’à la dernière minute on ne va rien lâcher, comme l’ont fait les joueurs du Bayern d’ailleurs... Ils y ont cru, ils ont fait un grand match», a indiqué Zidane.

Quant au Bayern Munich, il était écarté en demi-finale pour la quatrième fois en cinq ans, les trois dernières fois par... le Real Madrid.

Critiqué, puis ovationné

Critiqué pour son faible rendement avant la rencontre, souvent sifflé cette saison au stade Bernabeu, Benzema a donc répondu à ses détracteurs avec une prestation majuscule. À sa sortie du terrain à 20 minutes de la fin, le public lui a dédié une vibrante ovation debout.

Et comme son compatriote français et coéquipier Raphaël Varane, il peut dépasser Raymond Kopa comme Français le plus titré en C1 en cas de quatrième titre. Bref, un attaquant de classe mondiale... qui n’ira sauf surprise pas au Mondial. 

Zidane estimait la fin de semaine dernière qu’il était un peu tôt pour donner son nom à l’âge d’or que vit le Real. Pourtant, les faits sont là : avec «ZZ» comme entraîneur adjoint en 2014, puis comme entraîneur principal depuis 2016, le club merengue reste sur quatre finales de C1 en cinq ans, dont trois d’affilée, comme la Juventus entre 1996 et 1998.

Le 26 mai, l’équipe de Zidane se posera en favorite contre Liverpool ou l’AS Roma — le premier s’est imposé 5-2 à la maison — pour tenter de décrocher la Decimotercera, la 13e C1 de son histoire, un record absolu.