Le quart-arrière Jonathan Sénécal, anciennement du Collège André-Grasset, se joindra aux Carabins de l’Université de Montréal.
Le quart-arrière Jonathan Sénécal, anciennement du Collège André-Grasset, se joindra aux Carabins de l’Université de Montréal.

Le quart Jonathan Sénécal se joint aux Carabins de l’Université de Montréal

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Le hasard fait parfois bien les choses. Surtout pour les Carabins de l’Université de Montréal, qui ont annoncé l’arrivée du réputé quart-arrière québécois Jonathan Sénécal avec l’équipe jeudi.

«Nous sommes extrêmement heureux de compter Jonathan parmi nous, parce que ça nous assure une belle relève à un poste clé dans le football canadien. C’est une grosse prise pour nous», a évoqué l’entraîneur-chef des Carabins Marco Iadeluca en visioconférence jeudi après-midi.

Iadeluca a rencontré Sénécal alors qu’il dirigeait Équipe Québec dans le cadre de la Coupe Canada en 2016, et il l’a également épaulé à André-Grasset, où il était coordonnateur offensif - avant de remplacer Danny Maciocia comme entraîneur-chef chez les Carabins en janvier dernier.

«J’ai toujours été impressionné par la volonté de Jonathan à toujours vouloir s’améliorer, en savoir plus, en apprendre plus. Il n’est jamais satisfait, mais demeure toujours très humble. Il adhère toujours à la cause de l’équipe, et ça pour moi c’est toujours une qualité super importante pour un athlète qui évolue dans un sport d’équipe», a résumé le pilote des Carabins.

L’ex-quart étoile du Phénix du collège André-Grasset a confirmé sa décision après avoir indiqué en juin 2019 qu’il comptait plutôt faire le saut dans les rangs universitaires américains (NCAA), avec les Huskies de l’Université du Connecticut.

Plusieurs facteurs ont expliqué cette volte-face du Montréalais, qui a connu du succès partout où il est passé dans le football québécois. Il a notamment été nommé la recrue de l’année en 2017 et le joueur par excellence en 2018, en plus d’avoir représenté le Canada à l’International Bowl de 2017 et 2018 à Arlington, au Texas.

Il y a d’abord eu la pandémie de coronavirus, puis la décision des Huskies d’annuler leur saison pour des motifs sanitaires.

«J’avais décidé de me joindre aux Huskies afin de vivre l’expérience du football américain, mais je n’ai pas véritablement pu la vivre, a-t-il rappelé alors qu’il est en quarantaine chez lui depuis son retour des États-Unis. Je suis retourné là-bas il y a environ un mois, mais ça ne faisait pas vraiment de sens parce qu’il y avait plein de restrictions auxquelles je ne m’attendais pas. Et plutôt que d’attendre une autre saison dans l’espoir de jouer là-bas, j’ai décidé de rentrer à Montréal.»

Entre-temps, Sénécal a aussi subi une déchirure du ligament croisé antérieur d’un genou lors du premier match de la saison 2019, et en conséquence il a dû amorcer un programme intensif de rééducation en parallèle de ses études sur le campus d’UConn, situé à Storrs, en banlieue de Hartford.

Il l’a poursuivi au Québec à la suite de la fermeture du campus d’UConn à cause de la pandémie, et n’y a plus jamais remis les pieds depuis.

«Mon genou est rétabli, c’est juste que je dois le travailler davantage, mais je n’ai aucun problème», a assuré Sénécal.

Sénécal retrouvera chez les ‘Bleus’ plusieurs visages familiers; il est le neuvième joueur de l’édition 2018 du Phénix, championne du Bol d’Or, à joindre leurs rangs. La présence de l’ex-quart étoile des Alouettes de Montréal Anthony Calvillo au sein du personnel de Iadeluca a aussi pesé dans la balance, selon le principal intéressé.

«C’est vraiment intéressant. Il (Calvillo) a eu une belle carrière dans la LCF, donc c’est certain que je vais essayer d’emmagasiner le plus d’informations, a mentionné Sénécal. Il va m’aider dans mon développement, et ça c’est sûr que ç’a compté dans la balance.»

Une chose est certaine cependant, qu’il y ait une saison dans les rangs universitaires canadiens ou non cet automne, Sénécal ne compte pas retourner dans la NCAA.

«Je ne perdrais pas vraiment une année (si la saison tombe à l’eau), a évoqué Sénécal. Peu importe, je n’aurais pas joué au Connecticut parce qu’il n’y a pas de saison. Ce sera une autre saison pour renforcer mon genou, augmenter ma masse musculaire et ma rapidité. Si on ne joue pas, ce sera une saison où je pourrai m’améliorer, étudier le cahier de jeux, et être encore plus prêt pour la prochaine saison.»