Le propriétaire des Hurricanes de la Caroline, Peter Karmanos

Le propriétaire des Hurricanes prêt à vendre l'équipe

Le propriétaire des Hurricanes de la Caroline, Peter Karmanos, est maintenant prêt à vendre la totalité de son équipe, rapporte le réputé expert hockey de TSN et ESPN, Pierre Lebrun.
Lebrun a relayé la nouvelle sur Twitter, en début d'après-midi, samedi. «Peter Karmanos dit qu'il est ouvert à la possibilité de vendre l'entièreté de son équipe, pas seulement une partie. Cela dépend de l'offre», a écrit le journaliste, soulignant que le propriétaire des Canes ne ferme pas non plus la porte à conserver des parts de l'équipe. 
Gary Bettman s'est vite chargé de refroidir les ardeurs de ceux qui voient éventuellement les Hurricanes emménager au Centre Vidéotron de Québec. «L'équipe ne déménage pas», a insisté le commissaire lors de sa traditionnelle allocution de la fin de semaine du Match des étoiles, qui se déroule à Los Angeles.
«Il n'y a aucun message pour la ville de Québec à propos des Hurricanes», a ajouté Bettman. «Peter pourrait vendre l'équipe ou ne pas la vendre du tout. Il pourrait même en vendre une partie, mais il n'y a aucun processus de vente amorcé et il n'y a pas de besoin impératif de vendre l'équipe ou de la déménager.
«Peter a plusieurs enfants et plusieurs petits-enfants et je crois qu'il se soucie de ce qui est préférable pour Raleigh à long terme, mais aussi ce qui est mieux pour sa famille», a affirmé Bettman, samedi. «Il n'y a aucun processus de vente formel en cours. Il vous a exprimé son opinion candidement, mais il n'y a encore rien de décidé.»
La possible vente de la formation de Raleigh, en Caroline du Nord, fait la manchette depuis plusieurs années. Les rumeurs avaient été relancées, à l'automne, après l'annonce d'un règlement en médiation entre Karmanos et ses trois fils, qui avait intenté une poursuite de plus de 100 millions $ contre lui.  
L'analyste des parties du Canadien au 98,5 FM, Martin McGuire, avait alors affirmé que Karmanos serait prêt à vendre et même à relocaliser l'équipe de la LNH, au besoin. Quelques jours plus tard, le président des Hurricanes, Don Waddell, avait cependant catégoriquement rejeté l'idée que Karmanos cherchait activement à vendre son équipe. Selon lui, l'équipe traversait ses meilleurs moments, financièrement. 
Derniers pour les assistances
Karmanos, 72 ans, s'est porté acquéreur des Whalers de Hartford en 1994, avant de déménager l'équipe en Caroline en 1996.
Selon les chiffres d'ESPN, les Hurricanes occupent le 30e et dernier rang de la LNH au chapitre des assistances, avec 11 933 spectateurs par match en moyenne. En novembre, le magasine Forbes estimait à 230 millions $ la valeur des Hurricanes. L'équipe avait été vendue pour 48 millions $, en 1994.  Avec La Presse canadienne
Jeux olympiques de 2018: le commissaire pas pressé d'ouvrir son jeu
Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, est toujours en négociation avec la Fédération internationale de hockey sur glace dans le dossier de la présence des joueurs du circuit aux JO de Pyeongchang en 2018.
Pour un dossier qui n'était même pas à l'ordre du jour des gouverneurs de la LNH, la présence aux prochains Jeux olympiques a généré beaucoup d'attention, samedi à Los Angeles.
La LNH avait mentionné il y a quelques mois qu'elle se donnait jusqu'à la fin de 2016 pour décider de sa présence à Pyeongchang en 2018. Il a ensuite été question de la fin janvier. Mais le commissaire Gary Bettman ne semble nullement pressé de montrer sa main dans cette longue partie de poker avec le Comité international olympique.
Le président de la Fédération internationale René Fasel, qui a agi en tant que courroie de transmission entre la LNH et le mouvement olympique, a confirmé à ESPN samedi que le CIO allait finalement prendre en charge les dépenses liées au transport et à la supervision des familles des athlètes. Cela n'a pas eu l'heur d'impressionner Bettman. «Nous n'avons jamais dit que le paiement des dépenses était le seul enjeu. Nous avons dit que s'ils ne payaient pas les dépenses, nous n'y penserions même pas.»
Selon Bettman, c'est l'idée même d'interrompre ses activités un pendant plus de deux semaines qui pose problème à la ligue. «Regardez la semaine de congé, qui suffit à elle seule à générer du mécontentement. L'événement a lieu au coeur de notre saison, certaines équipes envoient 10 joueurs et d'autres, 2. Certains reviennent en santé et d'autres, blessés. Les équipes n'aiment pas ça.»
La participation aux Jeux est généralement vue de façon favorable par les joueurs. «Si une décision est prise au-dessus de moi voulant que nous n'allions pas aux Jeux olympiques, il en sera ainsi. Mais d'ici là, je vais continuer d'exprimer mon opinion. Je continue de croire que nous devrions y être», assure Jonathan Toews. «C'est toute une vitrine pour les meilleurs de notre sport.»  La Presse