Détenteur depuis mai 2018 d’un baccalauréat en littérature anglaise de l’Université William Woods, à Fulton, dans le Missouri, où il a aussi joué au baseball, Dany Paradis-Giroux complète des cours à l’Université de Sherbrooke pour obtenir son brevet d’enseignement du Québec.

Le prof Paradis-Giroux réussit l’examen

«Dany ne nous donne aucune raison de ne pas le garder.»

L’instructeur des lanceurs et artilleur Karl Gélinas a, avec ces mots, confirmé dès lundi qu’il ne serait pas le seul Québécois dans le vestiaire des Capitales de Québec pour amorcer la saison, vendredi soir, à Trois-Rivières.

Dany Paradis-Giroux venait de lancer pour la quatrième fois durant le camp d’entraînement et à chacune de ses prestations, le releveur droitier de 26 ans originaire de Témiscouata-sur-le-Lac a fait ce qu’il devait faire.

«L’hiver a été difficile pour ma préparation. J’enseigne l’anglais à l’école secondaire du Transcontinental de Pohénégamook et j’essayais de passer toutes mes périodes libres dans la salle d’entraînement», explique celui qui se distingue sur la butte avec ses lunettes.

«Mais je n’avais pas lancé une balle avant le mois de mars et je n’ai lancé que deux fois sur un monticule avant d’arriver au camp. J’avais un peu peur de ne pas être prêt, avoue-t-il. Mais je n’avais pas d’autre choix, j’ai fait mon possible.»

«Même que souvent, je n’avais personne pour me catcher! Je suis rendu à un autre niveau et je prêtais mon masque de gardien de but à mes amis pour les protéger!» Car il a aussi beaucoup joué au hockey, cet hiver. Quatre fois par semaine. Comme gardien ou comme joueur, il peut combler les deux positions. Douze ans qu’il n’avait pas pratiqué ce sport qu’il adore.

«Mais quand le baseball a recommencé à la télé, en avril, je voulais juste jouer au baseball!» s’exclame le jeune lanceur, les yeux brillants.

Plus en douceur

Son but était d’abord de forcer la main du gérant Patrick Scalabrini et de son instructeur des lanceurs Gélinas. Mission accomplie. Paradis-Giroux sent quand même qu’il peut être meilleur et qu’il devra l’être pour passer l’été.

Une grand pas après sa courte présence de l’an dernier d’une manche pour deux points mérités dans l’uniforme des Capitales, deux semaines après avoir effectué ses premiers pas dans les rangs professionnels... contre les Capitales.

«L’année passée, je suis arrivé vite, c’était “O.K., je lance!” et boum, il y avait 3000 personnes! Cette année, mon arrivée avec l’équipe se fait de façon plus graduelle, je m’intègre mieux, j’ai plus ma place», se réjouit-il.

Il a en plus la chance de travailler en compagnie de vétérans aguerris tels Scott Richmond et Dustin Molleken, deux coéquipiers ayant lancé dans les ligues majeures, ainsi que Karl Gélinas, qui amorce sa 13e saison à Québec avec 83 victoires dans l’uniforme des Capitales.

Monsieur le professeur compte aussi sur le soutien de toute une polyvalente dans le Bas-du-Fleuve et de son directeur, Jonathan Gagnon, qui l’appuie depuis le début. Paradis-Giroux n’a quand même pas laissé de classe en plan, puisqu’il seconde les autres profs d’anglais.

Détenteur depuis mai 2018 d’un baccalauréat en littérature anglaise de l’Université William Woods, à Fulton, dans le Missouri, où il a aussi joué au baseball, Paradis-Giroux complète des cours à l’Université de Sherbrooke pour obtenir son brevet d’enseignement du Québec.

NOTES: Les Capitales livraient mercredi soir leur quatrième et dernier match préparatoire, à Québec, contre l’équipe senior des Brewers de Montréal. Les anciens des Capitales Josué Peley et Jonathan Malo s’alignaient cette fois pour l’équipe adverse... Le calendrier de saison de la Ligue Can-Am s’amorce officiellement jeudi, avec un affrontement entre Sussex et Rockland. Les quatre autres clubs disputent leur premier match vendredi soir, alors que Québec sera à Trois-Rivières et New Jersey à Ottawa.