Après un début de saison chancelant, Shea Weber a réussi à faire taire ses détracteurs avec la qualité de son jeu sur la patinoire. Ces efforts ont été reconnus, mardi, quand il a été nommé candidat du Canadien pour le trophée Bill-Masterton, remis annuellement au joueur de la LNH qui personnifie le mieux l’esprit sportif, la persévérance et le dévouement au hockey.
Après un début de saison chancelant, Shea Weber a réussi à faire taire ses détracteurs avec la qualité de son jeu sur la patinoire. Ces efforts ont été reconnus, mardi, quand il a été nommé candidat du Canadien pour le trophée Bill-Masterton, remis annuellement au joueur de la LNH qui personnifie le mieux l’esprit sportif, la persévérance et le dévouement au hockey.

Le persévérant Shea Weber candidat pour le trophée Bill-Masterton

MONTRÉAL — Si certains doutaient des capacités de Shea Weber à retrouver sa place parmi les défenseurs les plus respectés de la LNH après des opérations au pied gauche et au genou gauche, le capitaine du Canadien de Montréal, lui, n’a jamais perdu confiance en ses moyens de revenir en force.

Après un début de saison chancelant, Weber a réussi à faire taire ses détracteurs avec la qualité de son jeu sur la patinoire. Ces efforts ont été reconnus, mardi, quand il a été nommé candidat du Canadien pour le trophée Bill-Masterton, remis annuellement au joueur de la LNH qui personnifie le mieux l’esprit sportif, la persévérance et le dévouement au hockey.

«J’ai toujours eu des standards élevés pour moi-même. Pour revenir au niveau où j’étais avant mes blessures, je devais avoir confiance de pouvoir le faire, a dit Weber, lors d’une conférence téléphonique à partir de sa résidence à Kelowna, en Colombie-Britannique. Même si c’est parfois difficile d’y croire quand vous avez l’impression que vous ne progressez pas dans votre rééducation, vous ne devez pas baisser les bras. C’est comme ça que je fonctionne dans la vie.

«Mes parents ont toujours dit à mon frère et à moi qu’il fallait croire en nos moyens, sans quoi nous ne pourrions jamais atteindre nos objectifs. J’ai été élevé comme ça et j’ai toujours eu cette mentalité.»

Weber a été élu au terme d’un scrutin mené auprès de la section de Montréal de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel. Il a reçu huit des 13 votes de première place pour un total de 24 points.

Le défenseur Karl Alzner (10 points) a terminé au deuxième rang, tandis que les attaquants Paul Byron et Brendan Gallagher (neuf points) ont terminé à égalité au troisième rang.

Weber, qui célébrera son 35e anniversaire de naissance le mois prochain, a subi une fracture au pied gauche dès le premier match de la saison 2017-18, ce qui l’a contraint à subir une opération quelques mois plus tard, en mars. Il avait ensuite été opéré au genou gauche pendant l’été et était revenu au jeu en novembre 2018. Il a été limité à 26 et 58 matchs lors de ces deux campagnes.

«L’été avait été court après mes deux opérations. Ce n’est pas évident quand vous revenez au jeu et que vous avez raté le camp, a admis Weber. C’est comme essayé de sauter sur un train déjà en mouvement.

«La saison dernière, j’ai pu commencer normalement et je crois que j’ai connu une bonne campagne.»


« Mes parents ont toujours dit à mon frère et à moi qu’il fallait croire en nos moyens, sans quoi nous ne pourrions jamais atteindre nos objectifs. J’ai été élevé comme ça et j’ai toujours eu cette mentalité. »
Shea Weber

Weber se classait à égalité au 25e rang des pointeurs parmi les défenseurs de la LNH avec 36 points au moment de l’arrêt des activités en raison de la pandémie de coronavirus, le 12 mars. Ses 15 buts le classaient toutefois à égalité au quatrième rang parmi les défenseurs du circuit. Son temps de jeu moyen de 24:00 le plaçait au 16e rang du circuit, également parmi les défenseurs.

Il a été le représentant du Canadien au match des étoiles en janvier, à St. Louis.

Signe de sa volonté de jouer, Weber a raté seulement six matchs en février quand il a subi une entorse à une cheville. Il a indiqué que les derniers mois de confinement avaient permis de soigner cette blessure.

Si le reste de la saison régulière de la LNH n’avait pas été annulé en raison de la pandémie et que Weber avait disputé 10 des 11 derniers matchs du Canadien, le natif de Sicamous, en Colombie-Britannique, serait devenu le 349e joueur à atteindre le plateau des 1000 matchs dans la LNH.

Andrew Shaw était le représentant du Canadien pour le trophée Bill-Masterton l’an dernier. Le gardien Robin Lehner, qui évoluait alors pour les Islanders de New York, l’a remporté.

Le dernier joueur du Canadien à avoir gagné le trophée Bill-Masterton est Max Pacioretty, au terme de la saison 2011-12.

Des candidats de choix

Parmi les 30 autres candidats à travers la LNH, notons Corey Crawford, des Blackhawks de Chicago, Jarred Tinordi, des Predators de Nashville, Bobby Ryan, des Sénateurs d’Ottawa, Oskar Lindblom, des Flyers de Philadelphie, et Alex Killorn, du Lightning de Tampa Bay.

Crawford, de Châteauguay, a connu de bons moments devant le filet des Blackhawks, après avoir été ennuyé par des symptômes de commotion cérébrale au cours des dernières saisons.

Tinordi, un choix de premier tour du Canadien en 2010, s’est finalement taillé un poste à temps plein dans la LNH cet hiver chez les Predators, à sa huitième saison dans les rangs professionnels.

Ryan s’est joint au programme d’aide aux joueurs de la LNH et l’AJLNH en novembre pour lutter contre un problème de consommation d’alcool. Il a effectué un retour avec les Sénateurs tard en février et a réussi un tour du chapeau à son deuxième match, le 27 février.

Lindblom a appris en décembre qu’il était aux prises avec le sarcome d’Erwing, une forme rare de cancer des os. Il avait marqué 11 buts en 30 matchs avant de devoir mettre un terme à sa saison pour subir des traitements, mais il a toujours espoir de revenir au jeu.

Killorn, qui a grandi à Beaconsfield, a franchi le plateau des 20 buts pour une première fois en carrière à l’âge de 30 ans, marquant 26 buts en 68 matchs au cours de l’hiver.