Jean-Marie De Koninck, Simone Lemieux et Benoît Lamarche, Guylaine Demers, Jean-Pierre Després, Linda Marquis et Wassim Chaouki sont les ambassadeurs du 50e anniversaire du PEPS.
Jean-Marie De Koninck, Simone Lemieux et Benoît Lamarche, Guylaine Demers, Jean-Pierre Després, Linda Marquis et Wassim Chaouki sont les ambassadeurs du 50e anniversaire du PEPS.

Le PEPS fête son 50e

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Certains disaient qu’il deviendrait un éléphant blanc, mais il a plutôt donné de l’éclat à d’autres couleurs, comme le rouge et or. Il y a 50 ans, le PEPS de l’Université Laval prenait sa place dans le décor de l’enseignement, la recherche et la pratique de l’activité physique sur le campus, il est aujourd’hui une référence qui rayonne au-delà des limites de la région, de la province et du pays.

Il allait de soi que la première activité entourant les festivités du 50e anniversaire du Pavillon de l’éducation physique et des sports se déroule le 9 septembre. À la même date, en 1970, on procédait à son ouverture sans se savoir qu’il allait autant marquer l’histoire comme il l’a fait.

Pandémie oblige, personne ne se faisait l’accolade sur les terrains de tennis du stade couvert, où plusieurs personnages ayant participé au développement du PEPS avaient été invités à la conférence de presse de lancement. Ambassadeurs du 50e, anciens directeurs du Service des activités sportives (SAS) étaient de la partie, tout comme la rectrice Sophie D’Amours et l’actuelle directrice du SAS, Julie Dionne.

«Je réalise faire partie de l’histoire du PEPS, autant celle derrière nous que celle que l’on continuera à construire. On veut poursuivre le travail effectué par les pionniers», disait Julie Dionne, qui fut aussi une ancienne capitaine de l’équipe de basketball Rouge et Or avant de s’installer dans le siège du conducteur.

Le PEPS est un exemple de synergie. Lieu d’enseignement et de recherche, il est aussi le théâtre de grands rendez-vous sportifs et généraux, d’entraînement et de pratique du sport. «Certains l’appellent le temps de la santé durable. Le PEPS est un grand symbole de fierté et génère un fort sentiment d’appartenance», admettait la rectrice Sophie d’Amours, dont le premier contact avec l’endroit remonte à son arrivée à Québec, à l’adolescence, où les séances d’entraînement de water-polo se tenaient dès 6h le matin.

Pour souligner le 50e, le comité organisateur a prévu le faire sous quatre thèmes, soit le lieu comme tel, les gens qui l’ont habité ou qui le font respirer encore, l’excellence qu’on vient y chercher et le rayonnement qui dépasse depuis longtemps les limites du campus.

Diverses activités auront lieu au cours des prochains mois pour souligner le demi-siècle du PEPS, comme un défi sportif de 50h pour les 50 ans, des conférences animées par des professeurs réputés et entraîneurs sur l’activité et l’éducation physique, la culture gagnante, les commotions cérébrales. Une collecte de sang, des portes ouvertes et un PEPS-Ô-FÊTES – SPÉCIAL 50 ans font aussi partie d’un programme qui pourrait être modifié selon les mesures sanitaires en place à ce moment.

Créé sous la direction de Monseigneur Louis-Albert Vachon, le PEPS a profité de l’insistance des professeurs de l’époque qui souhaitaient que la direction de l’Université Laval en fasse quelque chose d’unique en son genre. 

«À l’époque, la priorité était pour l’enseignement et la recherche, l’université n’était pas un centre sportif, mais les visionnaires ont qu’on devrait offrir à la clientèle universitaire, un endroit où pratiquer l’activité physique, pour être plus en forme et, disons le franchement, être plus productif sur le plan intellectuel. Le PEPS est devenu un endroit où les gens ont acquis  de bonnes habitudes de vie. Le PEPS a été une révolution, car il y avait moyen d’avoir les deux [enseignement et pratique du sport], je pense que ce fut très bonne décision de l’Université Laval et le gouvernement d’investir dans sa création. On n’a jamais regretté cette initiative, c’est une belle histoire de réussite», disait Jean-Marie De Koninck, l’un des sept ambassadeurs du 50e en compagnie de Linda Marquis, Guylaine Demers, Jean-Pierre Després, Benoît Lamarche, Simone Lemieux et Wassim Chaouki. Ils sont à la fois professeurs, chercheurs, entraîneurs, le dernier étant toujours un athlète avec l’équipe de soccer.

Directrice du Service des activités sportives, Julie Dionne est en compagnie de quelques-uns de ses prédécesseurs, dont Jacques Loiselle, Gilles D'Amboise et Jean Lemieux.

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UN RICHE PASSÉ

En plus des cours qu’on y tient, le PEPS est évidemment le domicile des différentes équipes du Rouge et Or. Il a aussi été le témoin de grands rendez-vous sportifs et a contribué au développement de plusieurs grands athlètes olympiques. Encore aujourd’hui, des joueurs de la LNH s’y entraînent en préparation de leur saison.

Des Jeux olympiques de 1976 jusqu’à la visite du pape Jean-Paul II en 1984, de la collation annuelle des grades jusqu’aux nombreuses conquêtes de la Coupe Vanier, du Gala de l’athlète jusqu’au passage de Mère Theresa en 1986, de divers championnats canadiens à Rendez-Vous 87, du camp d’entraînement des Nordiques à celui des Raptors, ce n’est pas l’action qui a manqué sur le site où l’on a ajouté un aréna de deux glaces, une piste d’athlétisme extérieure, un centre de pratique de golf et un stade de football au fil des ans. Et depuis son agrandissement, en 2012 et 2013, le PEPS occupe le tiers du campus universitaire.

ACTIVITÉS DU 50e du PEPS

Octobre

Défi sportif de 50h pour les 50 ans

15 octobre

Conférence du 50e,

L’activité physique : le médicament du futur

Dr Jean-Pierre Després

Novembre

Collecte de sang

23 novembre

Conférence du 50e 

Bien gérer les commotions, une à la fois

Pierre Frémont, MD, PhD, FCMF

3 décembre

Conférence du 50e

Perspectives pour une éducation physique plus efficiente

Jocelyn Gagnon

28-29 et 30 décembre

PEPS-Ô-FÊTES – SPÉCIAL 50e

22 au 24 janvier

Portes ouvertes du 50e

Exposition sur les 50 ans du PEPS

Rallye historique et éducatif

Animation spéciale lors des matchs du Rouge et Or

29 janvier

Conférence du 50e

Comment bâtir une culture gagnante

Glen Constantin

Aussi au programme

Concours de dessin et 50 histoires marquantes du PEPS