En action à la Fed Cup présentée la fin de semaine dernière à Montréal, Eugenie Bouchard pourrait revenir jouer à Québec les 19 et 20 avril, si la capitale est choisie pour présenter l'affrontement Canada-Slovaquie.

Le PEPS en lice pour la Fed Cup

On saura mieux jeudi si Eugenie Bouchard reviendra jouer au PEPS les 19 et 20 avril. Une deuxième visite en un an pour la nouvelle chérie de la raquette, si les gens de Tennis Canada choisissent Québec pour tenir l'affrontement de la Fed Cup contre la Slovaquie.
«Ils viennent nous voir vendredi matin», a révélé Claude Rousseau, mercredi. Le président du Groupe des Remparts, et donc du Challenge Bell de tennis, confirme que les bonzes de Tennis Canada visiteront le nouvel amphithéâtre-gymnase de l'Université Laval dans l'optique d'y présenter des matchs d'accession au premier groupe mondial de ce tournoi féminin par pays.
Sachant que les Canadiennes ont le privilège d'accueillir les Slovaques, trois villes sont en lice : Québec, Montréal et Vancouver. «J'avais entendu que leur premier choix était de venir à Québec, avance Rousseau, mais je suis surpris de lire que le coach de l'équipe féminine aimerait mieux rester à Montréal.»
Après la victoire de 3-1 contre la Serbie au centre Claude-Robillard, cette fin de semaine, Sylvain Bruneau a affirmé : «L'expérience a été très positive [...] avec une foule nombreuse et très partisane. Nos joueuses connaissent maintenant la surface, l'environnement, et nous serions assurément à l'aise.»
«Mais est-ce le fond de la pensée des gens de Tennis Canada?» se questionne Rousseau. Surtout que l'organisme avait approché les organisateurs de Québec il y a quelques mois, avec alors au calendrier une simple éventualité.
Spéculation
Outre les impératifs de performance d'un entraîneur, l'importance de promouvoir et de développer le sport partout au Canada entre aussi en ligne de compte.
«Mais tout ça est spéculatif à l'heure où on se parle», insiste Rousseau. Demain matin, le terrain sera examiné sous toutes ses coutures, mais aussi les vestiaires et les autres locaux nécessaires au bien-être des joueuses et du personnel.
«Oui, on a de l'intérêt. On est prêt à mettre notre machine au service de cet événement. Mais on n'a pas encore vu le cahier des charges, alors il faut être prudent. On ne connaît pas les demandes, ce que ça coûte, ce que ça prend en bénévoles, etc.»
La décision officielle de Tennis Canada doit tomber dans les premiers jours de mars. La Coupe de la fédération, ou Fed Cup, réunit huit équipes dans le groupe mondial I et huit autres dans le groupe mondial II. Le Canada a gagné en première ronde du groupe II et tente de rejoindre l'élite pour la première fois en 20 ans. La Slovaquie a perdu en première ronde du groupe I et risque la rétrogradation.