La relation entre l’entraîneur Olivier Caron et les volleyeuses du Rouge et Or a déraillé, ce qui a conduit à son départ de la tête de l'équipe.

Le nouvel instructeur du R et O surpris du départ de Caron

La relation entre l’entraîneur Olivier Caron et les volleyeuses du Rouge et Or a déraillé. Nouveau pilote de l’équipe depuis vendredi, Justin Boudreault croyait pourtant la situation stable à son départ en congé de paternité, il y a un mois.

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Entre la sieste du matin et le bain du petit Noah, âgé de trois semaines, Boudreault a pris quelques minutes pour jaser avec Le Soleil, samedi.

L’ancien passeur étoile du Rouge et Or de 2009 à 2013 devenu entraîneur adjoint auprès de l’équipe féminine en 2017 a été nommé vendredi entraîneur-chef par intérim jusqu’à la fin de la saison.

Dans un communiqué enveloppé de mystère, le Service des activités sportives de l’Université Laval annonçait la fin de son association de cinq ans et demi avec Caron «à la suite de divergences d’opinions au sujet de la gestion interne de l’équipe».

«Quand je suis parti le 16 novembre, tout semblait sous contrôle. J’ai serré la main à Olivier pour lui souhaiter bon match cette fin de semaine-là», raconte Boudreault, qui n’a pas parlé à Caron depuis.

«Après, je me suis déconnecté du travail et du volley. Mais la situation a vraiment changé, ç’a vraiment mal viré. Puis le conseil d’administration du club m’a appelé pour m’offrir le poste. Ç’avait bougé plus que je le pensais», poursuit-il.

Dans son rôle d’entraîneur attitré aux passeuses, Boudreault ne participait qu’à deux entraînements par semaine. Son contact avec les joueuses s’avérait limité et son implication dans l’équipe, partielle. Il ne peut donc pas dire ce qui n'a pas tourné rond.

«Le c.a. m’a demandé si j’avais été témoin de quelque chose ou si des joueuses m’avaient parlé. Mais non! Dans ma carrière, j’ai connu des entraîneurs plus stricts et plus exigeants qu’Olivier. Je n’ai rien noté dans ses interventions qui me permettrait de croire qu’il serait peut-être allé trop loin ou qu’il aurait dit des paroles ou fait des gestes déplacés. Je n’étais pas au courant avant que le président du c.a. [François Bégin] m’appelle pour m’offrir le poste», assure-t-il.

«Il n’y a pas eu de situation où je me serais dit : “Wô! Il va trop loin!” Je n’ai pas été témoin de ça», indique Boudreault, disant même souhaiter remercier son prédécesseur de lui avoir rouvert les portes du club de volleyball du Rouge et Or après sa carrière de joueur.

D’abord comme gérant, en 2014, puis comme entraîneur adjoint, Boudreault a vu sa flamme ravivée au maximum lors de la tenue du championnat canadien universitaire féminin au PEPS de l’Université Laval, en mars dernier.

Lui qui travaille justement au PEPS comme surintendant, il sa su alors qu’il poursuivrait dans la voie du coaching. Cette occasion inattendue raccourcira son congé de paternité, dont la fin était fixée au 14 janvier.

Il sera plutôt dans le gymnase avec ses joueuses dès lundi par s’adresser à elles de vive voix pour la première fois à titre d’entraîneur-chef. Au moins deux séances d’entraînement sont prévues cette semaine, avant les vacances des Fêtes. Leur prochain match est le 11 janvier, à Montréal.

Sa tâche de surintendant au PEPS sera allégée à 40% et il pourra postuler sur le poste d’entraîneur-chef affiché au terme de son intérim, ce printemps.