Darian Durant, le nouveau quart-arrière des Alouettes, a rencontré les médias vendredi. Selon le réseau Sportsnet, son contrat de trois ans serait de 1,25 million $, dont 400 000 $ pour la première saison, et 225 000 $ auraient été versés comme boni de signature.

Le nouveau quart des Alouettes refuse l'étiquette de «sauveur»

Le quart-arrière Darian Durant, qui est considéré par plusieurs comme le premier digne successeur d'Anthony Calvillo, a fait preuve d'une grande humilité et d'une bonne dose de leadership lors de son premier point de presse depuis son embauche par les Alouettes de Montréal.
Vingt-quatre heures après avoir accepté une entente de trois saisons des Oiseaux, le quart de 34 ans a été présenté aux membres des médias dans le vestiaire de l'équipe, au Stade olympique. D'entrée de jeu, Durant s'est dit heureux de retrouver l'entraîneur Jacques Chapdelaine, qui l'a dirigé à titre de coordonnateur offensif avec les Roughriders de la Saskatchewan en 2015, et Calvillo, qui lui a infligé deux défaites crève-coeur en finale de la Coupe Grey en 2009 et en 2010.
«À l'époque, j'étais un jeune blanc-bec qui commençait sa carrière. C'est plus facile à accepter aujourd'hui, mais je dois admettre que je suis heureux d'être maintenant de ce côté-ci. C'est merveilleux d'avoir l'opportunité d'apprendre d'AC et de Coach Chap, et de l'appliquer dans mon jeu sur le terrain afin de remettre cette équipe sur la bonne voie.»
Le nouveau dg Kavis Reed a cependant dû y mettre le paquet pour convaincre le vétéran de se joindre aux Alouettes. Selon le réseau Sportsnet, le contrat serait d'une valeur de 1,25 million $, dont 400 000 $ pour la première saison. Une portion de 225 000 $ aurait même été versée comme boni de signature.
Aux yeux de Reed, le risque est calculé. «Le contrat de trois ans était important, parce que nous voulions instaurer une certaine stabilité au sein de cette équipe. De plus, nous voulions disposer de suffisamment de temps pour évaluer les autres quarts de l'organisation, qu'ils soient déjà ici ou qu'ils s'y greffent au cours des prochaines saisons.»
Seulement une pièce du casse-tête
La plupart des observateurs connaissent Durant, le joueur. En 155 matchs en carrière, dont 111 en tant que quart partant, il a complété 2186 de ses 3519 passes pour des gains de 28 136 verges et 149 passes de touché. Mais au-delà des statistiques, c'est son leadership qui a justifié son embauche, a expliqué Reed. Après tout, c'est un secret de Polichinelle, le vestiaire des Alouettes était très divisé la saison dernière.
«C'est bien qu'il y ait de la fébrilité dans l'air, et des attentes envers l'équipe», a noté Reed. «Darian est capable de prendre la pression sur ses épaules. Mais il n'est qu'une pièce du casse-tête, et nous devrons être très prudents afin de greffer les bons joueurs au groupe en place pour nous replacer dans la bonne voie.»
Le vétéran de 11 saisons - toutes avec les Roughriders - dans la LCF a offert un aperçu de sa personnalité. Lorsqu'un membre des médias lui a fait remarquer que de nombreux amateurs le considéraient comme «le sauveur», Durant ne s'est pas laissé emporter. «Je ne suis qu'une pièce du casse-tête. Et si nous voulons gagner, il faudra qu'on devienne une équipe», a-t-il expliqué, calmement.
«Je ne suis pas un gars égocentrique, et Kavis le savait en m'offrant un contrat», a-t-il poursuivi. «J'ai déjà été blessé par le passé et je sais qu'il faut plus qu'un bon quart pour connaître du succès dans cette ligue. Il faudra qu'on soit tous dans le même bateau pour connaître du succès.»
Car l'arrivée de Durant signifie que les quarts Vernon Adams et Rakeem Cato ont été rétrogradés dans la hiérarchie montréalaise. Afin d'éviter la dissension au sein de l'équipe, Reed a confié s'être entretenu avec Adams, notamment, pour lui expliquer son plan à long terme.