La nouvelle présidente de Boxe Québec, Ariane Fortin, avoue que l’accent sera mis cette année sur les façons d’aider les clubs de boxe à survivre à la pandémie.
La nouvelle présidente de Boxe Québec, Ariane Fortin, avoue que l’accent sera mis cette année sur les façons d’aider les clubs de boxe à survivre à la pandémie.

Le nouveau défi d’Ariane Fortin

Après avoir été championne du monde, participé aux Jeux olympiques et lancé un programme d’entraînement de boxe au primaire et au secondaire, Ariane Fortin relève un nouveau défi en tant que présidente de Boxe Québec.

L’athlète native de Québec vient d’être élue à la présidence du conseil d’administration de l’organisme où elle siégeait déjà comme secrétaire-trésorière. Elle succède à Pierre Chiasson et est la deuxième femme à occuper ce poste après Diane Béchard.

«Pour moi, ce n’est pas tant un «big deal» de devenir présidente puisqu’il s’agit surtout de poursuivre le travail entamé depuis l’an passé», explique au Soleil celle qui ne nie pas que les relations n’ont pas toujours été au beau fixe au sein du c.a. de Boxe Québec.

Une révolution

«On a fait une petite révolution. Au départ, j’étais seule contre quatre autres membres et l’an passé, un vent de changement a débuté et trois nouvelles personnes ont joint le c.a.», poursuit-elle, indiquant que Pierre Chiasson, qui n’a pas sollicité de nouveau mandat, était le seul rescapé de la «vieille garde». 

Une autre ex-boxeuse, Claudia-Marisol Diaz, remplace Ariane Fortin comme secrétaire-trésorière.

«Disons que ça allégera l’ambiance un peu, ça permettra de poursuivre le travail entamé sans obstacle. Je le vois un peu comme une délivrance, de savoir qu’on pourra travailler plus librement», poursuit celle qui s’était donné comme mandat, depuis son arrivée à Boxe Québec, de prêcher pour la transparence et l’augmentation des pouvoirs donnés aux commissions.

«Au niveau de la transparence, je considère qu’il est très important que les critères de sélection des athlètes sur les équipes et des officiels qui voyagent soient connus. On a aussi rétabli le système des officiels de régions pour que tous puissent travailler et améliorer leur niveau. Il fallait redistribuer le pouvoir», indique-t-elle en notant qu’il existait autrefois un certain favoritisme.

COVID-19

Ariane Fortin avoue que l’accent sera mis cette année sur les façons d’aider les clubs de boxe à survivre à la pandémie. «La COVID-19 a eu raison de quelques clubs de boxe et c’est vraiment dommage. Je ne crois pas que les compétitions de grande envergure reprendront avant 2021, mais on garde espoir que ça puisse débouler plus vite que ça comme ça s’est produit pour les gymnases.»

Boxe Québec souhaite donc aider les clubs à recruter pour la boxe récréative et amener des allègements financiers en cette période difficile. «Par exemple, l’affiliation des 103 clubs membres de Boxe Québec sera prolongée d’un an. Heureusement, la Fédération est en bonne santé financière et nous avons les moyens de le faire», poursuit-elle.

Elle jure que le défi d’accéder à la présidence en situation de crise ne lui fait pas peur. «Nous avons une bonne équipe et je ne crois pas que la présidente doive être quelqu’un qui sait tout et prend toutes les décisions. Il faut simplement avoir un bon jugement.»

Pour l’instant, Boxe Québec a comme objectif de convaincre les autorités de la santé publique de laisser reprendre l’entraînement par cellules de quatre personnes (athlètes ou entraîneurs). 

«C’est ce qu’on vient de proposer au gouvernement. Des personnes qui s’entraîneraient toujours ensemble et feraient du contact léger. On espère que ça puisse permettre de passer à la phase 2 plus rapidement», indique-t-elle, concédant que les clubs de boxe et leurs membres ont tous hâte que le «sparring» puisse reprendre.

Box’Éduc

De son côté, malgré ses nouvelles responsabilités, Ariane Fortin n’a pas l’intention de laisser tomber le programme Box’Éduc, qu’elle a développé il y a deux ans afin de former les professeurs d’éducation physique du primaire et du secondaire à enseigner l’entraînement de boxe.

«Je continue avec Box’Éduc, car ça va super bien. Avant la COVID, j’avais déjà atteint mes objectifs pour l’année en formant 88 enseignants de 48 écoles en plus de 55 enseignants de 29 écoles que j’avais déjà formés», conclut-elle.

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