Les sœurs Maxime, Justine et Chloé Dufour-Lapointe ont chacune vécu une saison olympique différente.

Le nouveau chapitre des sœurs Dufour-Lapointe

«Le cancer de notre mère nous a fait grandir et a changé nos perspectives. Jusque-là, aller aux Olympiques et gagner une médaille, c’était tout pour nous. Maintenant, on réalise qu’il y a plus dans la vie. Ça a changé notre vision du ski, mais ça n’a pas changé notre passion pour le sport.»

Les mots sont ceux de Maxime Dufour-Lapointe, de passage à Québec avec ses sœurs, vendredi. Tout athlète amateur est à la croisée des chemins à la fin d’un cycle olympique, mais c’est particulièrement vrai pour les trois skieuses. Sortant d’une année marquée par le cancer aux poumons de leur mère, elles profiteront de la pause qu’elles s’accorderont bientôt pour faire le point sur leur carrière.

À travers la maladie, la saison olympique qui se termine a été différente pour chacune des sœurs. Opérée à la hanche à l’issue de la saison dernière, Maxime a été incapable de revenir suffisamment en forme pour se qualifier pour les Jeux. Elle y est allée uniquement pour soutenir ses sœurs. 

Arrivée à PyeongChang au sommet de son art physiquement, mais complètement épuisée mentalement, Chloé n’a pour sa part pu faire mieux qu’une 17e place. Elle en parle encore avec la voix chargée d’émotion. 

Justine, elle, a décroché une médaille d’argent qui «signifie beaucoup plus» que la médaille d’or remportée quatre ans plus tôt. La présence de sa mère, en rémission, en bas de la pente étant déjà une victoire, la skieuse de 24 ans a skié sans pression, raconte-t-elle. 

Toutes trois, toutefois, espèrent que la saison morte leur apportera des réponses sur la suite de leur carrière. Justine semble pencher vers un autre cycle de quatre ans, mais elle doit «refaire son équipe» et pourrait être tentée par une sabbatique. Chloé veut skier la saison prochaine, mais ne peut s’avancer pour la suite. Maxime, finalement, évalue ses options pour son après-carrière, bien qu’elle hésite à prononcer le mot retraite pour le moment. 

La fin d’une époque? Plutôt un «nouveau chapitre» qui s’est ouvert au moment où le diagnostic de leur mère leur a été annoncé, croit Maxime.