Raphaël Gagné veut se rapprocher du top 30 en fin de semaine, lors du Vélirium du Mont-Sainte-Anne.

Le Mont-Sainte-Anne a déjà l'œil sur 2019

BEAUPRÉ — Le Mont-Sainte-Anne entre officiellement en mode préparation en vue des Championnats du monde de vélo de montagne qui se tiendront l’an prochain.

Les Coupes du monde de descente et de cross-country présentées cette fin de semaine serviront en quelque sorte de rodage avant d’accueillir les Mondiaux. Dans le but «d’élever la barre», les organisateurs ont modifié les parcours sur lesquels les cyclistes circuleront pour les rendre encore plus exigeants.

«Les parcours du Mont-Sainte-Anne sont reconnus mondialement pour être difficiles», assure Chantal Lachance, vice-présidente de Gestev. D’ailleurs, nombreux sont les participants aux compétitions qui se sont déplacés dans la région pour apprivoiser la montagne de Beaupré en vue des Championnats du monde de 2019.

«C’est un événement très important à un an des Olympiques de 2020, alors [que ce seront] les sélections pour tous les pays, tous les athlètes. Cette année, ça nous permet de tester pour les Championnats du monde au niveau de nos parcours avec nos nouveautés.»

Outre les modifications apportées aux parcours, l’épreuve sur circuit court fera ses débuts au Mont-Sainte-Anne, elle qui a été intégrée au circuit de la Coupe du monde de cross-country cette année. Cette course, disputée vendredi, a un impact significatif sur la composition de l’avant du peloton pour le départ de l’épreuve régulière.

Seuls les 40 meilleurs cyclistes au classement international peuvent s’élancer sur la petite boucle d’un kilomètre à parcourir une dizaine de fois. Les 16 premiers à franchir le fil d’arrivée auront la chance de conserver cette position pour le départ de l’épreuve du dimanche courue sur la distance habituelle. Les autres devront se rabattre sur leur rang international pour déterminer d’où ils partiront.

«C’est une belle chance pour des gens qui sont un peu plus loin au classement international. Si tu as un bon niveau de forme et tu penses être capable de terminer dans les 16 premiers, c’est très intéressant», explique le coureur Raphaël Gagné qui ne pourra prendre part à ce défi. «Ça donne une belle visibilité pour notre sport du cross-country olympique».

Selon Gagné, étant donné que le circuit court comporte moins d’obstacles, «les gars qui sont très forts physiquement ressortent» davantage du lot que les techniciens.

Québécois à surveiller

La province est une fois de plus bien représentée pour cette escale en sol québécois. En cross-country, Gagné, qui a déjà fait le parcours à quelques reprises veut se rapprocher du top 30 cette fin de semaine, sans donner un chiffre exact.

Au sujet de sa saison en Coupe du monde, le cycliste reste sur son appétit. «En début de saison, j’ai décidé de prendre une approche plus conservatrice. C’était prévu finalement d’être un peu en retard sur mon niveau de forme pour en avoir peut-être plus aux mois de juin, juillet, août où ça compte le plus.»

De son côté, Léandre Bouchard (Alma), pour qui le meilleur résultat cette saison est une 34e place, sait qu’il possède les capacités pour atteindre son objectif de percer le top 20 du classement, dimanche.

Chez les femmes, Vaea Verbeeck sera à surveiller. Depuis sa septième place l’an dernier en descente, la cycliste de Granby expatriée en Colombie-Britannique a remporté le titre canadien de la discipline aux Championnats nationaux qui ont eu lieu à la fin juillet, dans sa province d’adoption.

«Le but pour moi, ça a toujours été de faire un top 5, mais le Mont-Sainte-Anne, c’est une track qui est dure. Je ne sais pas si c’est mon style pour performer à mon mieux, mais septième ce n’est pas très loin donc je vais essayer.»