David Poile, qui a été dg des Capitals de 1982 à 1997 avant d'occuper le même poste avec les Predators depuis leur entrée dans la LNH en 1998, vivra pour la première fois la sensation de voir son équipe patiner en grande finale.

Le long labeur de Poile récompensé

David Poile croyait avoir une journée de congé après que les Predators de Nashville eurent obtenu leur laissez-passer pour la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire. Erreur.
Il a été inondé d'au moins 200 messages textes et courriels qui le félicitaient pour sa victoire en finale de l'Ouest. Le seul directeur général de l'histoire des Predators se prépare maintenant pour l'ultime série, qui s'amorcera lundi (20h), à Pittsburgh.
Il s'agit d'une première finale de la Coupe Stanley en carrière pour Poile, qui a été dg des Capitals de Washington pendant 15 ans et ensuite dg des Predators pendant près de 20 ans, soit depuis l'entrée de l'équipe dans la LNH.
«Après toutes ces années, j'accomplis quelque chose que je n'ai pas accompli et c'est différent. C'est un défi, mais je suis prêt à le surmonter.»
Aucun directeur général n'a été plus longtemps en poste avec son équipe actuelle que Poile (2622 matchs et 1280 victoires). D'ailleurs, seul Glen Sather (2700 et 1319) possède plus de matchs d'expérience et de victoires dans la LNH en tant que dg.
Maintenant, les gens qui gravitent autour du hockey souhaitent que Poile puisse finalement remporter une Coupe Stanley. «La communauté du hockey est ravie pour lui», a mentionné Brian Burke, le président des opérations hockey des Flames de Calgary. «Pendant plusieurs années, il a dirigé son équipe à un haut niveau et il n'a pas été récompensé. Beaucoup de gens se rangent derrière lui.»
Poile a raté l'ascension des Capitals jusqu'en finale de la Coupe Stanley, en 1998, car son contrat n'avait pas été renouvelé l'année précédente. Il a refusé un poste comme directeur général des Maple Leafs de Toronto afin de bâtir une équipe à son image, comme son père l'avait fait à l'époque avec les Flyers de Philadelphie et les Canucks de Vancouver.
«Je pensais que c'était la meilleure chose à faire. Je ne l'ai jamais regretté. Il y a eu des hauts et des bas, mais ça ne m'a jamais découragé de vouloir amener cette équipe quelque part et d'essayer quelque chose de nouveau. Tout le monde m'a bien traité et je suis à l'aise ici.»
Transactions importantes
Poile a orchestré cette poussée jusqu'en finale de la Coupe Stanley grâce à quelques transactions importantes. Il a notamment échangé les défenseurs Seth Jones et Shea Weber, l'ancien capitaine des Predators, contre le joueur de centre Ryan Johansen et le défenseur P.K. Subban.
«Il a effectué une des plus grosses transactions de l'histoire de la LNH, ce qui va à l'encontre de sa personnalité», a souligné Burke. «Il est très prudent, mais quand c'est le moment de procéder à un échange, il va mettre cartes sur table et il n'a pas peur.»
Poile a amené son épouse à l'extérieur du Bridgestone Arena avant que les Predators viennent à bout des Ducks d'Anaheim lors du sixième match de la série, lundi soir. Il a vu plusieurs milliers de partisans s'installer avec des chaises pliantes pour regarder la partie sur un écran géant et il était en extase.
«C'est fantastique. C'est une tout autre expérience. Je ne crois pas qu'il m'est arrivé quelque chose de mieux pendant toutes mes années dans le hockey.» En attendant de gagner le trophée le plus important au hockey...
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Martin louange Subban
Quand P.K. Subban est arrivé avec le Canadien en 2010, son premier entraîneur-chef était Jacques Martin... actuel adjoint à Pittsburgh. Les deux hommes renoueront donc au cours de la finale de la Coupe Stanley. Samedi, Martin a longuement louangé Subban. «P.K. a continué de grandir comme défenseur. C'est un joueur flamboyant qui possède beaucoup d'habiletés et qui fait du bon travail pour les Predators. Il a beaucoup de talent, il est très enthousiaste et il possède une personnalité flamboyante. Chacun a droit à sa personnalité et c'est important de garder ça.»  La Presse