L'entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay, Jon Cooper, a admis qu'il avait du mal à digérer l'élimination de son club par Alex Ovechkin et les Capitals de Washington en finale de l'Est.

Le Lightning cherchera la pièce manquante

TAMPA — Jon Cooper a cherché les bons mots pour décrire les sentiments qui le tourmentaient moins de 24 heures après que l’une des meilleures saisons de l’histoire du Lightning se soit terminée abruptement par un revers de 4-0 contre Alex Ovechkin et les Capitals de Washington lors du septième match de la finale de l’Est.

«On passe par toute la gamme des émotions : de l’agonie à la colère, en passant par la déception et la stupeur. Je suis certain que notre groupe va tirer de la fierté et de la joie de cette expérience-là. J’ai ressenti tant de belles émotions à diriger cette équipe, mais c’est certain que c’est difficile de digérer comment tout ça s’est terminé.»

Après avoir compilé le meilleur dossier de l’Est en saison et avoir éliminé les Devils et les Bruins au cours des deux premières rondes, le Lightning a encaissé deux revers en finale de l’Est avant de prendre les commandes 3-2... puis se faire éliminer. Tampa Bay a vécu un tel scénario pour la deuxième fois en trois ans. Et c’est douloureux. 

«Si quelqu’un ici estime qu’il a vécu un échec, je dois m’y opposer. J’ai réfléchi à cette équipe. Tous les exploits en saison régulière, et ensuite elle s’approche à une victoire de la finale de la Coupe Stanley», a évoqué Cooper, à voix basse. «Il faut maintenant trouver la seule pièce du casse-tête qu’il nous manque pour compléter le portrait.»

Pas de vente de feu

Il ne faut pas s’attendre à une vente de feu du Lightning, qui est doté d’un noyau de joueurs très talentueux, entouré de joueurs de soutien très efficaces et de jeunes espoirs très encourageants. Le dg Steve Yzerman a toutefois précisé que l’équipe pouvait encore s’améliorer, notamment en défensive.

Il a cependant refusé de dire qu’il s’agissait d’un échec, même si le Lightning n’a pas atteint la série finale de la Coupe Stanley, car les attentes envers l’équipe étaient très élevées. «C’est très difficile de gagner la Coupe Stanley, et si vous vous contentez de mesurer le niveau de succès d’un club simplement par le nombre de championnats qu’il gagne, alors vous êtes dans l’erreur.

«C’est un processus, qui n’a pas vraiment d’échéanciers», a ajouté Yzerman. «Il faut continuellement s’améliorer, maintenir son avantage, et à un certain moment, nous la gagnerons. Ce n’est pas un échec. C’est décevant en ce moment, et nous ne dirons jamais que nous sommes de loin la meilleure équipe de la ligue. Nous avons réalisé qu’il y a de très bonnes équipes dans cette ligue et chacune d’entre elles peut gagner la Coupe Stanley.»

Cooper a ajouté qu’une chose serait essentielle cet été : ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. «C’est difficile d’expliquer à quel point c’est difficile de se rendre jusqu’ici. Il y a 30 équipes qui vont se remettre en question, et une autre qui ne le fera pas. Tu dois bâtir sur tes forces, continuer de t’améliorer et revenir plus fort que jamais l’an prochain.»