Le lanceur partant Ryan Searle plie bagage et rentre en Australie.

Le lanceur Ryan Searle retourne en Australie

Les mauvaises nouvelles s’empilent chez les Capitales. Le lanceur partant Ryan Searle plie bagage et rentre en Australie. La moitié de l’équipe a changé depuis le début de la saison.

Après le départ d’Arik Sikula au Mexique, la démission de Sean Donatello, l’absence prolongée de Lazaro Blanco et quelques blessures, le personnel de lanceurs du club de baseball indépendant de Québec accuse un autre coup dur.

Searle, 29 ans, a accepté un emploi dans la construction dans son pays et met fin immédiatement à sa saison dans la Ligue Can-Am. Il y aura cumulé un dossier de 7-3 et une moyenne de points mérités de 3,13 en 13 sorties dans l’uniforme des Capitales. Il continuera néanmoins à lancer dans la ligue australienne avec Brisbane, durant notre hiver.

Il n’y a pas de fumée sans feu. Mardi, après une rare victoire des Capitales ces temps-ci, Searle, le lanceur gagnant ce soir-là, est venu revendiquer un meilleur salaire auprès de son gérant. Après une conversation dans le blanc des yeux et une autre mercredi après-midi, Patrick Scalabrini croyait le dossier clos et son joueur satisfait.

C’est pourtant mercredi après la rencontre écourtée par la pluie que Searle a annoncé qu’il abandonnait lui aussi le bateau. «Il attendait une réponse de l’Australie. Il l’a eue et devait accepter l’emploi tout de suite et être sur place pour le 1er août ou l’employeur engageait quelqu’un d’autre», explique le gérant Scalabrini, avouant que ce désistement crée un trou important dans son alignement.

Lumière au bout du tunnel

Ce départ arrive à un bien mauvais moment, alors que l’équipe a perdu 7 de ses 10 derniers matchs et que les joueurs tombent comme des mouches. Par contre, le directeur général et instructeur-chef a ajouté deux nouveaux joueurs jeudi pour amorcer la série à Sussex, soit le premier-but d’expérience Zach Wilson et le releveur recrue Soren Hansen.

«On voit la lumière au bout du tunnel, assure Scalabrini. Les Cubains [le lanceur Blanco et l’arrêt-court Yordan Manduley] reviennent dans une semaine, Wilson ajoute de la puissance au bâton, ce qu’on avait peu depuis le début de la saison, et je suis sur le point de m’entendre avec un bon releveur qui, si tout va bien, sera annoncé vendredi», affirme le patron, tout en gardant secrète l’identité de cet important ajout.

Et malgré l’hécatombe récente, les Capitales pointent toujours au deuxième rang du classement, avec 35 matchs à jouer au calendrier régulier.

Avec l’entrée en scène de Zach Wilson, qui arrive de la Ligue atlantique, de ce releveur mystère et d’une autre pièce éventuelle sur le monticule, en plus du retour des Cubains, Scalabrini croit bientôt retrouver un alignement à la hauteur.

Aux départs volontaires récents des Searle, Donatello et Sikula, ajoutez le flop Josh Vitters, troisième choix du baseball majeur en 2007 que Scalabrini a renvoyé après 33 matchs, et les blessures d’Edgar Lebron qui, après lui avoir fait rater un mois, viennent de mettre fin à sa saison.

En comptant le mystérieux releveur encore à signer, 12 des 22 joueurs actuels des Capitales n’étaient pas avec l’équipe au premier jour de la saison. En enlevant Maxx Tissenbaum et Nolan Becker, deux anciens de l’an dernier, on arrive néanmoins à 10, soit près de la moitié.

Aux deux tiers du calendrier régulier 2018, les Capitales ont utilisé 27 frappeurs et 22 lanceurs différents, comparativement à 22 et 20 pour l’ensemble des 100 matchs réguliers de la campagne championne de 2017.

La moyenne de joueurs et de lanceurs utilisés par les Capitales au cours des huit dernières années, soit de 2010 à 2017, est de 21,2 et 19,8 les années championnes (2010, 2011, 2012, 2013 et 2017) contre 27,7 et 24,7 les années sans trophée (2014, 2015 et 2016).