Christopher Pouliot a laissé sa marque sur le terrain. En plus de jouer dans la LBJEQ avec l’ABC, il s’est aligné avec les Diamants de Québec pour les séries éliminatoires de 2017 et 2018. Il évoluera avec eux la saison prochaine avant de mettre le cap sur la Floride à la fin de l’été.

Le lanceur gaucher Christopher Pouliot recruté par un collège américain

On le décrit comme étant l’un des plus beaux espoirs développés sur un monticule de baseball dans la région de Québec depuis les 10 dernières années. Dès l’automne prochain, le lanceur gaucher Christopher Pouliot poursuivra sa progression avec les Patriots de Central Florida, un collège junior basé à Ocala, où on y passe un maximum de deux ans avant de graduer dans une université américaine.

«Mon objectif est d’être repêché dans le baseball majeur. Mais le premier que je voulais réaliser, c’était d’aller jouer aux États-Unis. Je savais que ça allait arriver cette année, c’était à mon tour. Quand j’ai reçu l’offre, j’avais des papillons et j’ai hâte de me rapporter là-bas à la fin de l’été», confiait-il le jeune homme de 18 ans de Boischatel à propos de son entente avec Central Florida.

Pouliot est un produit du programme sport-études des Canonniers de Québec, où il a été nommé athlète de l’année tous sports confondus de l’école secondaire Cardinal-Roy, en 2018. Il a porté les couleurs de l’Académie de baseball du Canada ces deux dernières saisons et fréquente présentement le Collège Ahuntsic, à Montréal.

Sur le terrain, il a aussi laissé sa marque. En plus de jouer dans la LBJEQ avec l’ABC, il s’est aligné avec les Diamants de Québec pour les séries éliminatoires de 2017 et 2018. Il évoluera avec eux la saison prochaine avant de mettre le cap sur la Floride à la fin de l’été.

«J’aurais aimé aller dans une université de quatre ans, mais c’est plus difficile d’y aller directement. Mes chances seront meilleures avec l’expérience que je vais acquérir dans le Junior College. J’ai reçu plusieurs offres, dont une d’une université de New York pour y jouer quatre ans, mais j’ai préféré l’option de la Floride», expliquait-il d’un ton posé.

Le physique de l’emploi

À 6 pieds 1 pouce et un peu plus de 180 livres, il possède le physique de l’emploi et sait garder son calme dans l’adversité. Il lance une balle rapide régulièrement à 87 ou 88 milles à l’heure et qui bouge naturellement. Lors d’un récent camp de visibilité à Montréal, il a atteint 90 m/h à une reprise. Il maîtrise aussi un changement de vitesse.

«Je sais que je peux m’améliorer encore, je n’ai pas encore atteint mon plein potentiel. En allant dans le baseball collégial américain, je vais pouvoir progresser», notait l’étudiant en sciences de la nature qui prévoit s’inscrire dans des cours du genre, à Central Florida.

Auteur d’un match sans point ni coup sûr lors d’un match de demi-finale d’un tournoi à Boston avec l’ABC, l’an passé, il avait décliné à regret une invitation à un important camp de visibilité en Floride, l’automne dernier. Ils l’ont à nouveau invité, en février, et c’est à ce moment qu’il est tombé dans l’œil de l’entraîneur de Central Florida. «Quand je me suis fait recruter par l’ABC à 16 ans, je me suis dit que je devais avoir du potentiel et je mets tous les efforts pour aller le plus loin possible», notait celui qui remerciait des hommes de baseball comme Jean-Philippe Roy, Robert Fatal et Marc-Antoine Bérubé, entre autres, pour l’avoir aidé dans son parcours.

Roy, qui dirige le programme sport-études des Canonniers, est élogieux à son endroit.

«Un gaucher qui lance fort, ça ne court pas les rues. Ce qui fait rêver dans le cas de Christopher, c’est qu’il n’a pas encore atteint sa pleine maturité. S’il continue de progresser comme il le fait depuis quelques années et qu’il garde la même attitude, je suis convaincu qu’il a ce qu’il faut pour jouer au niveau professionnel», confiait Roy, qui est aussi dépisteur pour les Brewers de Milwaukee, et qui était, jusqu’à tout récemment, entraîneur-adjoint avec les Capitales.

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ÉMILE BOIES À MUNROE

Christopher Pouliot n’est pas le seul joueur de la région de Québec à obtenir une bourse d’études d’un collège américain. Émile Boies (photo), des Diamants (LBJEQ), a été recruté par les Mustangs du collège Munroe, à New York. Il s’agit d’un programme dirigé par Luis Melendez, un ancien receveur des Capitales qui pige souvent dans la pépinière québécoise pour garnir les rangs de ce collège junior. Un ancien de l’ABC à 17 ans, Boies a réussi l’exploit de convaincre les Mustangs de l’utiliser à la fois comme lanceur et joueur d’arrêt-court, un doublé peu commun. Au total, on retrouve environ une douzaine de joueurs de Québec à travers les collèges et universités américaines. Carl Tardif

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JULIEN AU REPÊCHAGE 

Le Québécois Édouard Julien, qui s’aligne avec les Tigers d’Auburn, connaît un bon début de saison avec l’équipe ayant développé le premier choix au repêchage du baseball majeur en 2018 (le lanceur Casey Mize). Auteur de 17 circuits à sa première saison, il en compte déjà six en plus de 29 points produits en autant de matchs depuis le début de se seconde campagne. Au cours des dernières semaines, le joueur de 19 ans a demandé et obtenu le droit d’être admissible au prochain repêchage du baseball majeur, en juin. À l’origine, l’ancien des Diamants (junior élite) et des Canonniers (sport-études) devait patienter trois ans lors de son entrée à Auburn avant d’être sélectionné. Le frappeur de puissance et joueur d’avant-champ avait été choisi en 37e ronde par les Phillies de Philadelphie en 2017, mais il avait refusé leur offre pour prendre le chemin de l’Alabama, l’État qui loge l’Université d’Auburn. Carl Tardif