Yurisbel Gracial a frappé pour ,333 en 2017, cognant 13 coups de circuits et produisant 65 points.

Le Japon s'intéresse à Gracial

Même si un dôme et de la neige recouvrent le losange du Stade Canac, Patrick Scalabrini peut quand même visualiser le club qu’il dirigera pour le 20e anniversaire des Capitales de Québec, en 2018. Bien qu’il souhaite son retour, le gérant pourrait toutefois devoir se passer du troisième-but cubain Yurisbel Gracial, courtisé par le Japon.

En novembre, Scalabrini a obtenu la confirmation de la Fédération cubaine que trois joueurs auraient la permission de s’amener à Québec, la saison prochaine. «Reste à savoir lesquels», disait le gérant, jeudi, en marge de la mise sous contrat du voltigeur Isaac Ballou.

Le dominant trio de l’an dernier était composé de Gracial, de l’arrêt-court Yordan Manduley et du lanceur partant Lazaro Blanco, tous trois nommés sur l’équipe d’étoiles de la Ligue Can-Am. «Dans l’ordre, je dirais que les chances de revoir Manduley sont les plus élevées. Blanco, c’est aussi possible, mais des rumeurs circulent à l’effet que le Japon offre un contrat à Gracial», soulignait Scalabrini, qui s’attend à des confirmations en mars, comme par le passé.

Gracial a connu une très bonne saison offensive avec une moyenne de ,333, 13 circuits et 65 points produits. Il pourrait suivre les traces de son compatriote Roel Santos, un ancien des Capitales qui a joué au Japon, la saison dernière.

Mais peu importe quels joueurs cubains se pointeront en ville, ceux-ci pourraient rater deux semaines d’action en juillet en raison de la participation de leur équipe nationale à un tournoi international. «Je n’aurais pas détesté l’idée de miser sur quatre joueurs cubains en 2018, mais leur absence possible pendant deux semaines à la mi-saison aurait été trop compliquée à gérer. Avec trois, c’est plus raisonnable», estimait Scalabrini.

Si Gracial devait prendre la route du Japon, les Capitales pourraient se voir dans l’obligation d’avoir à remplacer leurs frappeurs 3, 4 et 5. Outre Gracial, le voltigeur Kalian Sams reluque aussi un contrat en Asie, tandis que le premier but Jordan Lennerton a pris sa retraite après le championnat, en septembre. Sams serait intéressé à revenir si ses démarches n’aboutissaient pas.

Un joueur polyvalent

La mise sous contrat de Ballou, un voltigeur de 27 ans ayant failli s’amener à Québec au cours de la saison 2017, permettra au gérant de miser sur un joueur capable d’agir comme premier frappeur ou de se retrouver dans le cœur de l’alignement.

«Après avoir été libéré du AA, l’été dernier, il n’était pas prêt à tout recommencer avec une nouvelle équipe. Mais nous n’avons jamais perdu le contact, et récemment, c’est lui qui m’a relancé. Il a déjà joué à l’université avec [Arik] Sikula, ça lui tente de venir à Québec. Il a le potentiel pour être un très bon joueur dans la Ligue Can-Am», estimait le gérant à propos du joueur de catégorie LS-4 ayant conservé une moyenne de ,262 en cinq saisons dans les filiales des Nationals de Washington. Il a surtout joué au niveau AA, touchant brièvement au AAA en 2015 et 2016.

Il s’agissait d’une première signature importante pour les Capitales, qui ont moins de postes à combler qu’en 2017, où ils devaient notamment trouver 10 nouveaux lanceurs sur 11. Le voltigeur Marcus Knecht ne reviendra pas, l’an prochain, tandis que le vétéran Balbino Fuenmayor se cherchera un poste dans le baseball affilié, sinon au Mexique. Si tel était le cas, rien n’empêcherait qu’il termine la saison prochaine à Québec, comme il l’a fait la saison dernière.

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L'ACADÉMIE SAINT-LOUIS À CUBA

Dirigé par Patrick Scalabrini, le programme études-sport baseball de l’Académie Saint-Louis se rendra à Cuba, du 4 au 11 janvier, dans le cadre de l’entente de collaboration développée par les Capitales et la fédération cubaine de baseball.

«Ça ne me tentait pas d’aller en Floride, alors j’ai eu l’idée de faire vivre l’aventure cubaine à nos étudiants. À l’ASL, on met notamment l’emphase sur l’enseignement des langues, on tient nos entraînements en français, en anglais, en espagnol, il s’agira donc d’un prolongement à cela. En plus, nos jeunes participent à la collecte d’équipement de baseball auprès des différentes associations, qui sont très généreuses. Ils vont aussi en faire la distribution à Cuba et voir à quel point ça fait le bonheur de jeunes de leur âge qui n’ont rien. Le voyage n’en sera pas un de tourisme, mais plus de baseball avec des séances d’entraînement et plus de matchs», notait celui qui pilotera le groupe de 40 voyageurs, dont 13 joueurs.