Un travail d'entraîneur intéresse à court terme, Jean-Philippe Le Guellec , mais c'est l'administration du sport qui le branche.

Le Guellec ne regrette pas son départ à la retraite

Éloigné des pistes depuis la fin des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, Jean-Philippe Le Guellec ne regrette pas son départ dans la force de l'âge. Sa retraite était «officielle et complète», a rappelé l'ex-biathlète, mardi, en marge des Championnats canadiens.
Le Guellec avait prévu skier cette semaine, mais il y a finalement renoncé. Il a gardé la forme, mais pas «une forme de course. Je suis encore actif. Mais entre être actif et être entraîné, il y a une méchante différence», explique-t-il.
Il s'ennuie de certains aspects de la vie d'athlète international, que ce soit les contacts humains, les papillons des premières courses ou le simple fait d'être en piste. «Mais l'obsession de l'entraînement, la discipline que ça demande, le voyagement, être parti de la maison, ça ne me manque absolument pas», ajoute-t-il du même souffle.
Fonder une famille
À Sotchi, Le Guellec a fini 5e au sprint 10 km et 10e au 15 km en départ de masse. À 28 ans, il faisait toujours partie de l'élite. Ça ne l'a pas empêché de couper les ponts. «J'allais avoir 30 ans, je voulais fonder une famille. Ce n'est pas avec ça que tu gagnes ta vie. Je ne voyais pas le biathlon comme une finalité», explique celui qui a remporté une médaille d'or lors d'un sprint de la Coupe du monde, en 2012.
Après un essai en administration - «ce n'était pas ma voie» -, Le Guellec fait un baccalauréat en intervention sportive à l'Université Laval. Plutôt «spécial» de se retrouver sur les bancs d'école à 30 ans, lui qui a fait son cégep à distance «en 11 ans» pendant sa carrière d'athlète.
Un travail d'entraîneur l'intéresse à court terme, mais c'est l'administration du sport qui le branche. Travailler pour le Comité olympique canadien, par exemple.
Sa femme et lui sont parents d'une petite fille depuis six semaines. «Les choses se placent pour le long terme. Il n'y aura plus de chamboulements», se réjouit Le Guellec.